Le LLI en 2025 : l’investissement immobilier qui répond enfin aux vraies tensions du marché

editor's photo
  • Article written by Mickaël ZONTA
  • Co-fondateur, Investissement-Locatif.com
Publié le lundi 15 septembre 2025
Summary
Une fracture locative que le LLI vient combler
De l’institutionnel au particulier : un virage stratégique
Zones tendues, permis en hausse, mais logements insuffisants
Une fiscalité qui favorise les montages intelligents
Un modèle aligné avec les enjeux environnementaux
lli-en-2025

Le marché locatif français est à bout de souffle. Les dispositifs fiscaux, comme le dispositif Pinel, s’effacent, les permis de construire peinent à suivre et les classes moyennes glissent entre les mailles du logement social et du parc privé. Dans ce contexte, un modèle longtemps discret refait surface : le Logement Locatif Intermédiaire (LLI). En 2025, il ne se contente plus d’exister, il s’impose comme une réponse concrète aux fractures du logement.

Une fracture locative que le LLI vient combler

Ce n’est ni du social, ni du luxe. Le LLI vise les ménages qui gagnent trop pour être aidés, mais pas assez pour se loger librement. Familles monoparentales, jeunes actifs, retraités modestes : tous cherchent un logement accessible, sans renoncer à la localisation ou à la qualité. Le LLI leur propose des loyers encadrés, 15 à 20 % en dessous du marché, dans des zones où la demande explose.

De l’institutionnel au particulier : un virage stratégique

Jusqu’en 2023, seuls les grands bailleurs pouvaient investir en LLI. Aujourd’hui, les particuliers peuvent y accéder via une SCI, à condition de respecter un cadre précis : zones éligibles, durée de location minimale de 15 ans, plafonds de ressources pour les locataires. Ce virage ouvre la porte à une nouvelle génération d’investisseurs : plus stratèges, plus engagés, plus attentifs à l’impact de leur capital.

Agent immobilier présentant une cuisine moderne à des locataires potentiels lors d’une visite de logement en location.

Zones tendues, permis en hausse, mais logements insuffisants

Depuis janvier 2025, les permis de construire ont augmenté de 13,3 %, mais cela ne suffit pas. Les zones A, A bis et B1 restent saturées, avec des taux d’occupation proches de 100 %. Le LLI cible ces territoires, là où les besoins sont les plus criants. Résultat : une vacance locative quasi inexistante, et une attractivité renforcée par la localisation et les services.

Une fiscalité qui favorise les montages intelligents

Le LLI ne promet pas une défiscalisation immédiate, mais une optimisation durable. L’achat du bien se fait avec une TVA réduite à 10 %, soit une économie directe de 15 à 18 % selon les programmes. À cela s’ajoute une exonération de taxe foncière pendant 20 ans, qui peut représenter jusqu’à 26 000 € d’économies pour un T2.

En SCI à l’IS, le bien, le mobilier et les charges sont amortissables. Les bénéfices sont imposés à 15 % jusqu’à 42 500 € par an, ce qui permet de lisser les revenus et de structurer une transmission patrimoniale via des parts sociales. Ce n’est pas un coup fiscal : c’est une stratégie.

Pièces empilées et lettres TAX : représentation visuelle de la fiscalité appliquée aux revenus locatifs dans l’immobilier résidentiel.

Un modèle aligné avec les enjeux environnementaux

Les logements en LLI doivent respecter les normes RE 2020 et RE 2025, garantissant une performance énergétique élevée. Ce n’est pas un détail : c’est une exigence qui renforce la valeur du bien, la satisfaction des locataires et la cohérence du placement. Dans un marché de plus en plus attentif à l’impact écologique, le LLI coche les bonnes cases.

These articles may also be of interest to you

  • scpi-de-rendement

    Les SCPI de rendement, avec des rendements record proches de 10%, deviennent incontournables dans les portefeuilles 2026. Elles permettent une diversification accessible dès 1 000 €, tout en étant gérées par des sociétés spécialisées.

    Read the article
  • dispositif-jeanbrun-le-nouveau-pinel-pour-vos-investissements

    Le Dispositif Jeanbrun, proposé pour relancer l'investissement locatif, offre un amortissement fiscal entre 3,5 % et 5,5 %. Il s'applique sur neuf ans, sans zonage géographique, et permet un cumul avec le déficit foncier pour les rénovations.

    Read the article
  • budget-2026-ce-qui-change-pour-les-proprietaires

    Le budget 2026 prévoit plusieurs pistes pour soutenir l’immobilier : inciter à vendre via une réforme de la taxation des plus-values, rendre la location nue plus attractive (micro-foncier, statut du bailleur privé) et encourager l’accession avec un PTZ renforcé. Il mise aussi sur la rénovation énergétique en prolongeant un levier fiscal lié au déficit foncier pour améliorer le DPE. En parallèle, la location meublée (LMNP) serait moins favorisée, notamment avec des prélèvements sociaux plus élevés que la location vide.

    Read the article