Investir dans un immeuble locatif

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  • Article rédigé par Manuel RAVIER
  • Co-fondateur, Investissement-Locatif.com
Temps de lecture 5 minutes Mis à jour le samedi 28 mars 2026
Summary
Investir dans un immeuble : les bonnes questions à se poser
Pourquoi investir dans un immeuble plutôt que dans plusieurs appartements ?
Comment financer l'achat d'un immeuble locatif ?
Comment calculer le rendement réel d'un immeuble ?
Comment choisir la bonne localisation pour son immeuble ?
Réglementation et fiscalité spécifique immeuble
Sortie d'investissement : comment revendre ?
Nos conseils pour un bon investissement
FAQ immeuble locatif
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L’investissement locatif dans un immeuble ? Oui c’est possible. Cela s’appelle investir dans un immeuble de rapport ou un immeuble locatif.  Comment faire pour investir dans un immeuble locatif ? Quels sont les rendements obtenus ? Vous allez découvrir les secrets de l'immeuble de rapport.

Investir dans un immeuble : les bonnes questions à se poser

Avant tout projet d’investissement, il faut se poser les bonnes questions. Pour obtenir un bon rendement, il faut avoir les idées claires sur son projet d'investissement immobilier et savoir où vous allez. Renseignez-vous sur le marché immobilier local et sur la demande locative. Si vous achetez un immeuble de rapport dans une ville où la demande locative est faible, vous aurez du mal à trouver des locataires… L'idéal est de privilégier les environnements dynamiques (entreprises, tissu économique, écoles et universités) et des villes bien desservies par les transports.

Après avoir fait une brève analyse terrain, demandez-vous ce que vous attendez de cet investissement. Quelle rentabilité minimum vous recherchez ? Avez - vous une stratégie d’investissement précise ? Ou est-ce que vous vous laissez porter par les bonnes affaires ? A long terme, que souhaitez-vous avoir ? Toutes ces réponses vous permettront de faire les bons choix pour votre futur investissement.

appapertement dans immeuble locatif

Pourquoi investir dans un immeuble plutôt que dans plusieurs appartements ?

Investir dans un immeuble est très différent de l’investissement dans des appartements. Il s’agit d’un projet plus important, que ce soit dans les montants engagés, ou dans la gestion du chantier de rénovation. 

Souvent, le fait d'acheter en gros permet d'obtenir un meilleur prix au m2... donc un meilleur rendement final par rapport à l'achat d'un lot diffu (un appartement classique en copropriété). A noter que cela dépend des marchés géographiques, et de la pression des acheteurs sur le marché. 

De plus étant donné que vos lots sont ensemble, il est plus facile de tous les gérer. La gestion locative en est donc simplifiée.
Cependant, il faut prendre en compte, qu’étant le propriétaire de tout l’immeuble, il vous incombe de gérer les parties communes. Il n’y a pas de copropriété, vous devez gérer cela.

Quels sont les avantages de l’investissement en immeuble locatif ?

Tout d’abord, vous allez acheter une grande surface. Il vous sera alors plus facile de négocier le prix. De plus, les prix au mètre carré sont toujours moins chers sur ce type de surface. Par ailleurs, les frais de notaires sont aussi un peu moins chers pour ces transactions.

C’est donc un investissement plus conséquent certes, mais qui a des charges un peu moins fortes lors de l’achat.
L’intérêt est aussi qu’au lieu de gérer plusieurs transactions avec une durée assez longue pour chaque signature, vous n’aurez qu’une seule transaction avec un seul délai d’attente.
Peu de gens peuvent se permettre d’investir dans des immeubles, c’est donc un marché moins concurrentiel que le studio parisien. Il y a moins de personnes qui recherchent et donc moins de pression à l’achat.

Comme nous l’avons dit plus haut, vous gérez les parties communes, donc vous maitrisez les charges.
Ce qui est intéressant avec les immeubles de rapport, c’est que vous défiscalisez davantage grâce à tous les travaux de rénovation pour remettre les appartements en état et en faire des biens attractifs.

Une astuce que certains investisseurs font après plusieurs années, ils se permettent de revendre une partie des lots pour bénéficier d’un nouvel apport conséquent pour un futur investissement.

S’il y a de nombreux avantages, quels en sont les inconvénients aussi ?

L’inconvénient principal reste bien sur le prix ! Investir dans un immeuble de rapport ou un immeuble locatif, demande un budget conséquent. Malheureusement c’est un investissement que tout le monde ne peut se permettre.

C’est un investissement qui ne peut se prendre à la légère, il faut donc prendre le temps de bien vérifier la présence de compteur électrique pour chaque appartement ou prendre le temps d’en installer le cas contraire.
Il faut aussi se renseigner sur les impôts locaux comme pour chaque investissement locatif car en tant que propriétaire vous devrez les payer.

Comment financer l'achat d'un immeuble locatif ?

L'achat d'un immeuble représente un investissement lourd, souvent entre 300 000 € et 1,5 million € selon la taille et la localisation. La plupart des investisseurs doivent passer par un montage financier mixte combinant apport personnel, emprunt bancaire et parfois des solutions complémentaires. Comprendre les mécanismes permet d'optimiser les conditions et de limiter les frais.

Apport personnel : combien prévoir ?

Les banques exigent généralement 20 à 30% d'apport personnel pour un immeuble locatif, contre 10% pour un petit appartement. Sur un immeuble à 500 000 €, cela représente 100 000 à 150 000 € minimum.

Cet apport sert à couvrir :

  • Les frais de notaire (7-8% du prix)

  • Les travaux initiaux estimés

  • Une marge de sécurité pour rassurer la banque

Un apport trop faible = taux d'intérêt plus élevé + durée d'emprunt raccourcie. Un apport trop élevé = moins d'effet de levier = moins de rendement. L'équilibre optimal se situe autour de 25% pour la plupart des projets.

Effet de levier bancaire : quelles conditions ?

Les banques prêtent 70 à 80% du montant sous forme de prêt "investisseur". Les conditions sont plus strictes qu'un achat résidence principale.

Conditions bancaires typiques :

  • Dossier avec au moins 3 projets refusés ailleurs

  • Preuve de capacité à rembourser sans les loyers (endettement < 35%)

  • Garanties solides : hypothèque immeuble + caution personnelle

  • Durée 18-22 ans maximum

  • Taux actuel : 3,8 à 4,5% fixe sur 20 ans

Astuce pratique : faire appel à un courtier spécialisé immobilier d'investissement. Il connaît les banques habituées aux immeubles et obtient souvent 0,3 à 0,5% de moins.

Autres financements : SCI, crowdfundings, investisseurs privés

Quand l'apport manque ou que les banques refusent, plusieurs alternatives existent.

SCI à l'IR avec investisseurs familiaux :

  • Apport : 50 000 € vous-même

  • Complément : 100 000 € famille/amis

  • Emprunt : 350 000 € banque

  • Avantage : fiscalité transparente, transmission facilitée

Crowdfunding immobilier :

  • Collecte 50 000 à 200 000 € auprès du public

  • Durée courte : 12-24 mois

  • Taux rémunération investisseurs : 8-12%

  • Utile pour travaux ou complément d'apport

Investisseurs privés / business angels :

  • Partenariat 30/70 ou 40/60

  • L'investisseur privé apporte cash, vous apportez projet/gestion

  • Rémunération : part loyers + plus-value à la revente

Exemple concret : immeuble 600 000 € = 150 000 € apport perso + 100 000 € crowdfunding travaux + 350 000 € prêt bancaire = projet financé.

Ces solutions combinées permettent de diviser les risques et d'ajuster le montage à votre situation personnelle et au profil du bien.

Comment calculer le rendement réel d'un immeuble ?

Le calcul du rendement permet de comparer un immeuble à d'autres investissements. Beaucoup d'acheteurs se contentent de la rentabilité brute, mais elle ne reflète pas la réalité. Le rendement net-net donne une vision précise en intégrant charges, travaux et vacance.

Formule rendement net-net

Formule : (Loyers annuels - Charges - Travaux) / Prix total x 100

Exemple rapide :
Loyers bruts : 36 000 €/an
Charges : 8 000 €/an
Travaux annuels : 3 000 €
Prix d'achat : 450 000 €
→ Rendement net-net = 5,6%

Rentabilité brute vs rentabilité nette

Rentabilité brute : Loyers annuels / Prix d'achat x 100
36 000 € / 450 000 € = 8%
→ Trop optimiste, ignore toutes les charges

Rentabilité nette : (Loyers - Charges) / Prix d'achat x 100
(36 000 - 8 000) / 450 000 = 6,2%
→ Plus réaliste, mais oublie les gros travaux

Objectif net-net : 5 à 6% pour un immeuble bien acheté et géré.

Simulation : immeuble 6 lots à 450 000 €

Investissement total : 544 500 €

  • Prix d'achat : 450 000 €

  • Frais de notaire : 34 500 €

  • Travaux initiaux : 60 000 €

Loyers annuels : 46 800 €

  • 3 T2 à 580 € = 1 740 €/mois

  • 3 T3 à 720 € = 2 160 €/mois

Charges annuelles : 20 384 €

  • Taxe foncière : 8 500 €

  • Assurances : 1 800 €

  • Entretien : 4 000 €

  • Vacance 5% : 2 340 €

  • Gestion 8% : 3 744 €

Résultat :
Rendement net-net = 4,85%
Cash-flow mensuel après prêt = +800 €

Verdict : Solide si bonne localisation et gestion efficace.

Logement étudiant dans immeuble locatif

Comment choisir la bonne localisation pour son immeuble ?

La localisation détermine à 70% la réussite d'un immeuble locatif. Un mauvais choix de quartier annule tous les avantages du format immeuble. Il faut viser des zones avec demande locative forte, évolution des loyers stable et revente facilitée à 15 ans.

Les villes à fort potentiel locatif

Priorité aux villes moyennes dynamiques (15 000 à 100 000 habitants) où le prix d'achat reste abordable mais la demande locative soutenue.

Top profils de villes :

  • Bassin économique fort : usines, sièges sociaux, hôpitaux

  • Universités/écoles supérieures : flux étudiants constant

  • Équipements publics : préfecture, tribunal, pôle hospitalier

  • TGV ou autoroute : navetteurs actifs

Critères chiffrés minimum :

  • Taux vacance < 3%

  • Loyers/m² en hausse +2%/an

  • Prix m² immeuble < 1 800 €/m²

  • Population active > 70%

Les quartiers à privilégier

Dans la ville cible, viser les quartiers spécifiques :

Proche transports (10 min max) :

  • Tramway/busway : flux garanti matin/soir

  • Gare TGV : cadres en mutation

  • Future ZAC : plus-value assurée

Commerces de proximité (500 m max) :

  • Supérette, pharmacie, boulangerie

  • Marché hebdo = valeur refuge

Démographie montante :

  • Jeunes actifs 25-35 ans

  • Familles monoparentales (T2/T3)

  • Professions intermédiaires

Les signaux d'alerte à éviter

Quartiers à risque maximum :

Déclin économique :

  • Usines fermées depuis 5 ans

  • Commerces vides > 20%

  • Population en baisse -1%/an

Habitat dégradé :

  • Fermetures HLM récentes

  • Parkings non sécurisés

  • Taux rotation > 40%

Risques techniques :

  • Réseau égouts ancien

  • Transformateurs vétustes

  • Chaudières collectives non remplacées

Critère éliminatoire : hésitation sur la sécurité nocturne devant l'immeuble.

Vérification terrain : 3 visites (semaine, soir, week-end). Parlez aux commerçants, observez les flux piétons.

Réglementation et fiscalité spécifique immeuble

L'immeuble locatif présente des spécificités fiscales et réglementaires par rapport aux appartements isolés. Ces règles impactent directement la rentabilité nette. Comprendre ces mécanismes permet d'anticiper les charges et d'optimiser la déclaration.

Taxe foncière et frais spécifiques immeuble

Taxe foncière majorée : un immeuble de 6 lots paie 2 à 3 fois plus qu'un appartement équivalent en copropriété.

Frais annexes propres immeuble :

  • CFE : 500-2 500 €/an dès 5 lots

  • Taxe SEE : 300-1 000 €/an

  • Pas de quote-part copro mais entretien total à votre charge

Exemple : immeuble 450k€ = 9 000-12 000 €/an de taxes vs 3 500 € pour 6 appartements séparés.

Statut LMNP/LMP : que choisir ?

LMNP (revenus < 23 000 € ou < 50% revenus pro) :

  • Micro-BIC : 50% abattement jusqu'à 77 700 €

  • Amortissement réel possible

  • Plus-value exonérée après 22 ans IR et 30 ans prélèvements sociaux

LMP (revenus > 23 000 € ET > 50% revenus pro) :

  • Déficit illimité sur revenu global

  • Plus-value professionnelle exonérée après 5 ans

  • Trimestres retraite SSI

  • RSI obligatoire

Choix : LMNP pour 4-8 lots, LMP dès > 10 lots ou CA > 50k€.

Immeuble 2 ème arrondissement Paris

Déficit foncier optimisé

Principe : charges > loyers = déficit imputable sur revenu global jusqu'à 10 700 €/an.

Spécificité immeuble : travaux massifs = déficit 3 à 5 ans consécutifs.

Plafond travaux : 21 400 €/an si rénovation énergétique.

Exemple :
Travaux : 60 000 €
Loyers : 40 000 €
Déficit : 20 000 €
→ Imputation : 10 700 € + 9 300 € reporté

Condition : location nue minimum 3 ans après imputation.

Plus-values : durée de détention

Régime LMNP : abattement progressif puis exonération totale IR après 22 ans, prélèvements sociaux après 30 ans.

Régime LMP : exonération totale après 5 ans sous conditions, amortissement pris en compte.

Durée optimale : 15-18 ans = prêt remboursé + abattement significatif.

Attention découpe : revente lots individuellement = durée de détention remise à zéro.

Sortie d'investissement : comment revendre ?

Tous les immeubles locatifs ont une fin : revente, transmission ou donation. Après 10-15 ans d'exploitation, la plus-value réalisée devient significative. Le choix de la sortie détermine le rendement final et la fiscalité applicable.

Vente en bloc ou découpe lots

Vente en bloc (immeuble entier) :

  • Plus rapide : 2-3 mois

  • Client : institutionnels, OPCI, investisseurs sérieux

  • Prix/m² : +5 à 10% premium "prêt à louer"

  • Frais notaire : 7% une seule fois

Découpe lots (vente appartements séparés) :

  • Avantages : +25-40% sur prix total

  • Exemple : immeuble 500k€ → 650-700k€ après découpe

  • Inconvénients : 2 ans minimum, frais notaire x6 (42k€)

Recommandation : découpe si immeuble rénové et marché porteur, bloc sinon.

Timing optimal de revente

Fenêtres idéales :

  • 12-15 ans : prêt remboursé, plus-value 60% abattement

  • 18-22 ans : exonération IR totale

  • Juste avant travaux lourds (toiture, ravalement > 30k€)

Signaux de sortie :

  • Rendement net < 4%

  • Loyers plafonnés (encadrement)

  • Quartier en déclin démographique

  • Taux d'intérêt remontés (+1,5%)

Plus-value et fiscalité

Calcul plus-value : Prix vente - (Prix achat + travaux major + frais)

Exemple :
Acheté 450 000 € + 80 000 € travaux = 530 000 € valeur brute
Vendu 750 000 € → plus-value brute 220 000 €
Abattements après 15 ans : 67%
Plus-value taxable : 72 600 €
IR 19% + PS 17,2% = 26 500 € d'impôt

Optimisation fiscale :

  • LMNP réel : amortissements déduits

  • SCI IR : donation parts avant vente

  • Report déficits fonciers antérieurs

Transmission familiale

Avantages SCI familiale :

  • Valeur vénale partielle (location nue)

  • Abattement donation 100 000 €/enfant tous 15 ans

  • Plus-value suspendue jusqu'à revente

Donation nue-propriété (âge 60 ans) :

  • Valeur immeuble : 800 000 €

  • Nue-propriété : 500 000 €

  • Donation : 125 000 €/enfant (après abattement)

  • Usufruit conservé : loyers 15 ans

Stratégie : anticiper dès année 8-10 pour optimiser droits donation avant revalorisation importante du bien.

Nos conseils pour un bon investissement

Un bon immeuble locatif doit être composé avant tout de deux pièces et de trois pièces. C’est ce que recherchent le plus souvent les personnes. Quelques studios sont un plus, mais il faut s’attendre à plus de turn over sur ce type de bien.

En effet, les locataires veulent le plus souvent une pièce de nuit séparée ou une deuxième chambre pour les jeunes couples ou colocation.
Concernant les loyers, vérifiez ce que demandait l’ancien propriétaire cela vous permettra de vous faire une idée sur vos gains et de savoir si grâce à votre rénovation et aux travaux vous pouvez réévaluer  les loyers.

Un autre conseil important à prendre en compte, est de connaitre l’évolution du marché immobilier de la ville ou du secteur pour penser à la revente. Certes il est délicat d’être sûr d’une estimation à 20 ans, mais cela d’avoir une petite idée tout de même.

L’immeuble de rapport ou l’immeuble locatif est donc un investissement qui peut s’avérer très rentable si vous faites attention à tous les détails évoqués plus haut. Gardez en tête que cela prendra plus de temps car c’est un projet particulier et qu’il demande au début une bonne implication personnelle. 

FAQ immeuble locatif

Faut-il un gros capital pour acheter un immeuble ?

Non, grâce à l'effet de levier bancaire et aux montages mixtes (SCI, crowdfunding). 20-30% d'apport suffit pour la plupart des projets entre 300k€ et 800k€. Le reste se finance par prêt + investisseurs privés ou familiaux.

Quel rendement viser pour un immeuble de rapport ?

4,5 à 6% net-net après charges, travaux et vacance. Au-delà de 6%, le projet est souvent surévalué ou sous-estime les frais réels. 5% + cash-flow positif reste l'objectif réaliste et sécurisé.

Travaux ou immeuble déjà rénové : que choisir ?

Toujours privilégier travaux si prix d'achat < 1 400 €/m². La rénovation permet de doubler les loyers tout en déduisant 100% des frais foncièrement. Un immeuble "clés en main" offre moins de marge de rentabilité.

SCI ou achat individuel : quelle différence ?

SCI familiale = transmission facilitée + fiscalité transparente. Achat individuel = simplicité mais plus-value pleine à la revente. Choisir SCI dès que plusieurs associés ou horizon > 15 ans.

Peut-on revendre des lots après quelques années ?

Oui, technique courante : acheter immeuble → rénover → louer 3 ans → revendre 2-3 lots pour rembourser prêt et repartir sur nouveau projet. Attention aux frais notaire (7%) et plus-value taxable.

Faut-il gérer l'immeuble soi-même ?

Non recommandé sauf expérience. La gestion (turn-over, sinistres, parties communes) prend 15h/semaine minimum. Une agence à 8% des loyers libère du temps et professionnalise le suivi.

Quels impôts spécifiques pour immeuble locatif ?

Taxe foncière multipliée par 2 vs appartement isolé. Pas de charges de copro mais CFE + taxe SEE si > 5 lots. LMNP réel = déficit foncier illimité sur travaux. IFI dès 1,3 M€ de patrimoine brut.

Ville moyenne ou métropole : où investir ?

Villes moyennes dynamiques (Le Mans, Limoges, Poitiers) offrent meilleur rapport prix/rendement. Métropoles = loyers stables mais prix d'achat prohibitifs. Viser 15-80 000 habitants + pôle économique fort.

Durée de détention idéale immeuble locatif ?

12 à 18 ans pour optimiser plus-value (exonération après 22 ans) et rembourser prêt. Au-delà, risque obsolescence technique. Rester flexible pour revendre dès que rendement < 4% net-net.

Assurance immeuble : quelles garanties obligatoires ?

PNO renforcée + décennale travaux + multirisque immeuble. Coût : 2 000-4 000 €/an. Couvre parties communes, dégâts locatifs et responsabilité civile propriétaire.

Négliger = risque ruine en cas de sinistre majeur.

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Manual RAVIER

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