Nue propriété et usufruit : quelles différences en 2026 ?

La nue-propriété donne le droit de vendre ou de transmettre un bien, sans pouvoir l'occuper ni en tirer un revenu. L'usufruit, lui, permet d'habiter le logement ou d'en percevoir les loyers, sans pouvoir le vendre seul. Ensemble, ils recomposent la pleine propriété. 🏠

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  • Article rédigé par Mickaël ZONTA
  • Co-fondateur, Investissement-Locatif.com
Temps de lecture 5 minutes Mis à jour le vendredi 21 août 2026
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Et si vous pouviez acheter un bien 30 à 50 % moins cher, ou transmettre votre patrimoine sans exploser la fiscalité, tout en continuant à en profiter ? C'est exactement ce que permet le démembrement de propriété. Investisseurs en quête de décote, parents qui préparent leur succession, seniors qui veulent transformer leur bien en capital sans déménager : ce montage répond à des besoins très différents, avec les mêmes règles du jeu. En 2026, le cadre reste solide : Code civil, barème fiscal de l'article 669 du CGI inchangé depuis 2004, jurisprudence stable.

Nue-propriété et usufruit : quelle différence fondamentale ?

Avant d'aller plus loin, il faut clarifier trois notions qui reviennent sans cesse : la pleine propriété, la nue-propriété et l'usufruit. Ces trois droits reposent sur un même bien, mais ils ne donnent pas les mêmes prérogatives à leur titulaire.

La pleine propriété réunit les droits sur le bien

La pleine propriété est définie par l'article 544 du Code civil. Elle réunit trois droits : l'usus (utiliser le bien), le fructus (en percevoir les fruits) et l'abusus (en disposer, le vendre ou le détruire). Le plein propriétaire cumule tout, sans restriction.

Exemple : vous achetez un appartement à Lyon en pleine propriété. Vous pouvez l'habiter, le louer et encaisser les loyers, ou encore le revendre demain sans demander l'accord de qui que ce soit. Vous détenez l'intégralité des droits, sans partage.

Maquette en bois d'une maison individuelle avec figurines représentant une famille. Illustration parfaite pour les projets immobiliers, nue propriété et usufruit ou la vie de famille

Dans un démembrement, ces trois droits se répartissent entre deux personnes distinctes : le nu-propriétaire et l'usufruitier. C'est précisément ce qui fait la richesse et la complexité de ce montage patrimonial.

La nue-propriété : posséder le bien sans en avoir la jouissance

Le nu-propriétaire détient l'abusus, c'est-à-dire le droit de disposer du bien à terme. Il peut le vendre, le donner ou le léguer. Mais il ne peut ni l'occuper, ni le louer, ni en percevoir un centime de revenu tant que l'usufruit court.

C'est un droit patrimonial de long terme : le nu-propriétaire attend. Il capitalise sans percevoir de flux, mais il achète généralement le bien avec une décote significative, souvent comprise entre 30 % et 50 % de la valeur en pleine propriété selon l'âge de l'usufruitier.

L'usufruit : utiliser le bien et percevoir ses revenus

L'usufruit est défini par l'article 578 du Code civil comme le droit de jouir d'une chose appartenant à autrui, comme le ferait le propriétaire lui-même, à charge d'en conserver la substance. L'usufruitier détient donc l'usus et le fructus.

Exemple : Un père de famille de 72 ans a conservé l'usufruit de sa résidence secondaire après en avoir donné la nue-propriété à ses deux enfants. Il continue d'y séjourner chaque été et peut, s'il le souhaite, la mettre en location saisonnière et en garder les loyers.

L'usufruitier doit toutefois conserver la substance du bien : il ne peut pas le dégrader ni le transformer radicalement sans l'accord du nu-propriétaire, conformément aux articles 605 et 606 du Code civil sur l'entretien courant et les grosses réparations.

Usus, fructus et abusus : comprendre simplement les droits de propriété

Pour retenir facilement qui détient quoi, voici un tableau comparatif entre pleine propriété, nue-propriété et usufruit :

Droit Pleine propriété Nue-propriété Usufruit
Usus (utiliser le bien) ✅ Oui ❌ Non ✅ Oui
Fructus (percevoir les revenus) ✅ Oui ❌ Non ✅ Oui
Abusus (vendre, donner) ✅ Oui ✅ Oui (sa part) ❌ Non (seul)
Charge d'entretien courant Oui Non Oui (art. 605 C. civ.)
Grosses réparations Oui Oui (art. 606 C. civ.) Non
Durée du droit Illimitée Illimitée, se transforme en pleine propriété Limitée (viagère ou temporaire)

 

Ce tableau résume l'essentiel : le nu-propriétaire patiente, l'usufruitier profite, et la pleine propriété reconstitue les deux à l'extinction du droit. Si votre objectif est de générer des revenus locatifs immédiats, mieux vaut viser l'usufruit ou la pleine propriété. Si vous cherchez à capitaliser sur le long terme avec une fiscalité allégée, la nue-propriété mérite votre attention.

Qu'est-ce que le démembrement de propriété ?

Le démembrement de propriété est l'opération juridique qui sépare la pleine propriété d'un bien en deux droits distincts : la nue-propriété et l'usufruit. Ce mécanisme, très ancien, reste aujourd'hui l'un des outils patrimoniaux les plus utilisés en France.

Pourquoi séparer la propriété d'un même bien immobilier ?

Séparer la propriété répond à des objectifs très concrets. Un parent souhaite transmettre son patrimoine tout en continuant à vivre dans sa maison. Un investisseur veut acheter un bien avec une forte décote, sans se soucier de la gestion locative pendant plusieurs années. Un couple prépare sa succession en limitant les droits de donation à payer.

Dans tous les cas, le démembrement permet d'optimiser la fiscalité, d'anticiper une transmission, ou d'accéder à l'immobilier à moindre coût. C'est un outil flexible, utilisé aussi bien en famille que dans des opérations d'investissement pur.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Beaucoup d'investisseurs pensent que le démembrement est réservé aux familles fortunées. C'est faux. Acheter la nue-propriété d'un bien neuf, en confiant l'usufruit à un bailleur institutionnel pendant 15 à 20 ans, est une stratégie de capitalisation accessible dès 150 000 € d'apport, sans gestion locative à assumer.

Comment naît un démembrement de propriété ?

Un démembrement peut naître de trois façons principales :

  • Par la loi (le conjoint survivant bénéficie parfois d'un usufruit légal)
  • Par une donation (donation avec réserve d'usufruit)
  • Par un achat en démembrement (l'investisseur acquiert directement la nue-propriété auprès d'un promoteur ou d'un bailleur institutionnel).

 

Chaque origine entraîne des conséquences fiscales et juridiques différentes. Il est donc essentiel de se faire accompagner par un notaire ou un conseiller en gestion de patrimoine avant de signer.

Donation, succession ou investissement : les principaux cas

Voici les trois grands cas d'usage du démembrement de propriété, avec leurs caractéristiques principales :

Cas de démembrement Objectif principal Qui reçoit l'usufruit ? Durée typique
Donation avec réserve d'usufruit Transmettre en limitant les droits de donation Le donateur (parent) Viagère
Succession (conjoint survivant) Protéger le conjoint survivant Le conjoint survivant Viagère
Investissement en nue-propriété Acheter avec décote, sans gestion locative Un bailleur social ou institutionnel Temporaire (15 à 20 ans)

 

Ce tableau illustre bien la diversité des usages : le démembrement n'est pas qu'un outil familial, c'est aussi une véritable stratégie d'investissement locatif intelligent. 📊

Un démembrement temporaire ou viager : quelles différences ?

Le démembrement viager dure jusqu'au décès de l'usufruitier. Le démembrement temporaire, lui, s'éteint à une date fixée à l'avance, quel que soit l'état de santé de l'usufruitier.

Équilibre précaire entre une maison en bois (nue-propriété) et deux personnages (usufruitiers), symbolisant le partage des droits sur un bien immobilier

Exemple : Un investisseur achète la nue-propriété d'un appartement neuf à Bordeaux, avec un usufruit temporaire de 18 ans confié à un bailleur social. Peu importe qui occupe le logement pendant cette période : au terme des 18 ans, l'investisseur récupère automatiquement la pleine propriété, sans frais ni fiscalité supplémentaire.

Le démembrement temporaire est particulièrement adapté à l'investissement locatif, car il offre une date de sortie connue à l'avance. Le viager, lui, convient davantage aux stratégies de transmission familiale, où l'incertitude sur la durée fait partie du montage.

Quels droits pour le nu-propriétaire et l’usufruitier sur le bien ?

La différence entre nue-propriété et usufruit ne concerne pas seulement la détention du bien. Elle détermine aussi les droits de chacun au quotidien. Occupation du logement, mise en location, perception des loyers, vente ou encore entretien : le tableau ci-dessous permet de comparer clairement les possibilités et les limites du nu-propriétaire et de l’usufruitier.

Droits et limites Nu-propriétaire Usufruitier
Peut-il habiter le logement ? ❌ Non, car il ne dispose pas du droit d'usage du bien. Il peut toutefois l'occuper avec l'accord de l'usufruitier. ✅ Oui, il peut occuper le logement comme résidence principale ou secondaire, sans verser de loyer au nu-propriétaire.
Peut-il mettre le bien en location ? ❌ En principe non, car il ne bénéficie pas de la jouissance du bien. ✅ Oui, il peut louer le bien et gérer la location pendant la durée de l'usufruit. Certaines situations particulières peuvent toutefois nécessiter l'accord du nu-propriétaire.
Peut-il percevoir les loyers ? ❌ Non, il ne perçoit pas les revenus générés par le bien pendant la durée de l'usufruit, sauf disposition particulière prévue dans l'acte. ✅ Oui, il perçoit en principe l'intégralité des revenus locatifs pendant toute la durée de son usufruit.
Peut-il vendre son droit ? ✅ Oui, il peut vendre, donner ou transmettre sa nue-propriété. L'acquéreur devient alors nu-propriétaire dans les mêmes conditions. ✅ Oui, il peut céder son usufruit, mais ne peut pas vendre seul la pleine propriété du bien.
Peut-il vendre seul le bien en pleine propriété ? ❌ Non, il ne peut pas vendre seul la totalité du bien. ❌ Non, il ne peut pas non plus vendre seul la pleine propriété. La vente de la pleine propriété nécessite l'intervention des titulaires des droits concernés.
Peut-il modifier librement le bien ? ⚠️ Son droit est limité pendant l'usufruit. Les travaux ou modifications doivent respecter les droits de l'usufruitier. ⚠️ Non, pas librement. Il doit conserver la substance du bien et ne peut pas le transformer de manière à porter atteinte aux droits du nu-propriétaire.
Doit-il entretenir le logement ? ⚠️ En principe, il supporte les grosses réparations prévues par les règles du démembrement, sous réserve des situations particulières. ✅ Oui, il assume généralement les dépenses d'entretien courant et doit préserver le bien.
Que se passe-t-il pour les taxes et impôts liés au bien ? ⚠️ Sa situation fiscale dépend notamment de la nature de l'impôt et du montage retenu. ⚠️ Il supporte généralement certaines impositions et charges liées à la jouissance du bien. La répartition doit être analysée selon chaque taxe concernée.
Quel est son principal intérêt pour un investisseur ? 📈 Capitaliser à long terme : acheter un bien avec une décote et récupérer la pleine propriété à l'extinction de l'usufruit, sans percevoir de loyers pendant cette période. 💰 Percevoir des revenus immédiats : profiter du bien, le louer et encaisser les loyers pendant toute la durée de l'usufruit.
Que se passe-t-il à la fin de l'usufruit ? ✅ Il retrouve la pleine propriété par réunion de l'usufruit et de la nue-propriété, selon les règles applicables à l'extinction de l'usufruit. ❌ Son droit d'usufruit prend fin et il perd la jouissance du bien.

 

Comment est calculée la valeur de la nue-propriété et de l'usufruit ?

La valeur de chaque droit dépend d'un seul critère fiscal : l'âge de l'usufruitier au jour de l'opération. Plus l'usufruitier est jeune, plus son usufruit vaut cher, et moins la nue-propriété transmise est taxée.

Pourquoi l'âge de l'usufruitier influence la répartition

La logique est simple : un usufruitier jeune va, statistiquement, profiter du bien plus longtemps. Son droit vaut donc davantage. À l'inverse, un usufruitier âgé conserve un usufruit dont la valeur diminue, car sa durée prévisible est plus courte. La nue-propriété, elle, augmente en proportion inverse.

Comprendre le barème fiscal applicable

Ce calcul repose sur le barème de l'article 669 du CGI, inchangé depuis la loi de finances de 2004 et pleinement applicable en 2026. Il s'applique aux donations, aux successions et aux ventes en démembrement. Voici les principales tranches :

Âge de l’usufruitier Valeur de l’usufruit Valeur de la nue-propriété
Moins de 21 ans révolus 90 % 10 %
De 51 à 60 ans révolus 50 % 50 %
De 61 à 70 ans révolus 40 % 60 %
De 71 à 80 ans révolus 30 % 70 %
Plus de 91 ans révolus 10 % 90 %

 

Pour un usufruit à durée fixe et non viager, l'article 669, II du CGI retient une règle différente : 23 % de la valeur du bien par période de 10 ans, sans tenir compte de l'âge, dans la limite de la valeur de l'usufruit viager équivalent.

Exemple de calcul entre usufruit et nue-propriété

Prenons ce cas :

  • Vous avez 65 ans et souhaitez donner la nue-propriété de votre appartement, estimé à 300 000 €, à votre enfant tout en conservant l’usufruit
  • Selon le barème fiscal, à 65 ans, l’usufruit est évalué à 40 % et la nue-propriété à 60 %.
  • La valeur fiscale de la nue-propriété s’élève donc à 180 000 €, soit 60 % de 300 000 €
  • Avec l’abattement de 100 000 € applicable entre parent et enfant tous les 15 ans, seuls 80 000 € restent potentiellement soumis aux droits de donation. Ceux-ci sont calculés selon le barème progressif prévu à l’article 777 du CGI.

 

À l’extinction de l’usufruit, vous réunissez la pleine propriété du bien avec la nue-propriété. Cette réunion n’entraîne en principe aucun droit supplémentaire, conformément à l’article 1133 du CGI.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Ne négligez jamais l'âge exact au jour de l'acte : un anniversaire tombé deux semaines avant la signature peut faire basculer une tranche entière du barème, et changer le montant des droits de plusieurs milliers d'euros.

Pourquoi cette valeur compte pour un projet immobilier ?

Cette valorisation détermine le prix d'achat pour un investisseur en nue-propriété : plus l'usufruitier est âgé, plus la décote est faible, et inversement. Elle conditionne également le montant des droits de donation ou de succession, ainsi que l'assiette de l'IFI, puisque c'est en principe l'usufruitier qui déclare le bien pour sa valeur en pleine propriété, sauf exceptions prévues à l'article 968 du CGI.

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Pour un investisseur, comprendre ce barème permet de comparer objectivement plusieurs opportunités et de viser un rendement cohérent avec sa stratégie patrimoniale, généralement situé entre 3 et 8,5 % selon la localisation et la durée du démembrement.

Que se passe-t-il à la fin de l'usufruit ?

La fin de l'usufruit marque le moment où le nu-propriétaire retrouve l'intégralité de ses droits. C'est l'aboutissement naturel de tout démembrement de propriété.

L'extinction de l'usufruit : dans quels cas ?

L'article 617 du Code civil prévoit plusieurs causes d'extinction de l'usufruit :

  • Le décès de l'usufruitier, dans le cas d'un usufruit viager
  • L'expiration du temps fixé, dans le cas d'un usufruit temporaire
  • La consolidation, lorsque l'usufruitier devient lui-même propriétaire du bien
  • Le non-usage du droit pendant trente ans
  • La renonciation volontaire de l'usufruitier à son droit

 

Le décès de l'usufruitier et la réunion des droits

C'est le cas le plus fréquent dans les démembrements familiaux. Au décès de l'usufruitier, l'usufruit s'éteint immédiatement et le nu-propriétaire devient plein propriétaire, sans qu'aucune formalité de succession ne soit requise sur ce transfert précis.

La récupération automatique de la pleine propriété

Cette réunion est automatique et gratuite. L'article 1133 du CGI précise clairement qu'elle ne donne ouverture à aucun droit ni taxe, à condition que le démembrement initial ait été correctement déclaré et n'ait pas dissimulé une donation indirecte.

Quelles conséquences pour le nu-propriétaire ?

Le nu-propriétaire récupère un bien en pleine propriété, généralement sans avoir déboursé la valeur totale à l'achat, et sans fiscalité de succession sur cette étape. C'est tout l'intérêt du montage : capitaliser à moindre coût, puis profiter pleinement du bien une fois l'usufruit éteint, que ce soit pour l'occuper, le louer en pleine propriété, ou le revendre au meilleur prix.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Anticipez toujours la sortie du démembrement. Un bien bien situé, bien entretenu pendant la période d'usufruit, se valorise davantage au moment de la réunion. Choisissez vos emplacements comme si vous alliez revendre en pleine propriété demain.

Nue propriété et usufruit : l'investissement idéal pour les seniors

Le démembrement de propriété coche toutes les cases pour un senior soucieux de transmettre son patrimoine tout en gardant confort et revenus. En vendant la nue-propriété de sa résidence, un propriétaire de plus de 65 ans perçoit un capital immédiat, tout en conservant l'usufruit : il continue d'habiter chez lui ou de percevoir ses loyers, sans droits de succession à anticiper pour ses héritiers.

Côté investisseur, acheter une nue-propriété permet d'accéder à l'immobilier avec une décote significative, sans gestion locative ni fiscalité sur des revenus qu'on ne perçoit pas encore. C'est une stratégie de capitalisation patiente, idéale pour préparer sa retraite ou diversifier un patrimoine déjà constitué.

Vous hésitez entre acheter en nue-propriété, investir en pleine propriété, ou structurer une donation avec réserve d'usufruit ? Nos conseillers en investissement locatif étudient votre situation patrimoniale et vous orientent vers le montage le plus adapté à vos objectifs, votre budget et votre horizon de temps. 📞 Demandez une étude personnalisée dès aujourd'hui.

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FAQ

Le nu-propriétaire paie-t-il la taxe foncière ?

En principe non. Sauf clause contraire dans l'acte, la taxe foncière reste à la charge de l'usufruitier, puisqu'il perçoit les revenus du bien et en assume les charges courantes.

Peut-on vendre un bien démembré sans l'accord de l'autre partie ?

Non, la vente en pleine propriété nécessite l'accord conjoint du nu-propriétaire et de l'usufruitier. Chacun peut en revanche céder sa seule quote-part séparément, sans l'accord de l'autre.

L'usufruitier peut-il donner son usufruit à un tiers ?

Oui, l'usufruit est cessible. L'usufruitier peut le vendre ou le donner, mais sa durée reste limitée à la vie de l'usufruitier d'origine, pas à celle du nouveau titulaire.

Le démembrement s'applique-t-il aux SCPI ?

Oui, de nombreuses sociétés de gestion proposent des parts de SCPI en démembrement temporaire, avec les mêmes principes fiscaux que pour un bien immobilier classique.

Que se passe-t-il si l'usufruitier ne paie plus les charges ?

Le nu-propriétaire peut mettre en demeure l'usufruitier, puis saisir le tribunal judiciaire en cas de manquement persistant, sur le fondement des articles 601 et suivants du Code civil.

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Mickaël ZONTA

Co-fondateur, Investissement-Locatif.com

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Expert en stratégie patrimoniale, Mickaël ZONTA conseille les investisseurs et les familles sur les meilleurs montages de nue-propriété et d'usufruit pour optimiser transmission, fiscalité et rendement locatif.

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