Fiscalité SCPI 2026 : imposition, calcul et optimisation

Un investissement SCPI distribuant 6 % brut peut voir son rendement descendre à environ 3,17 % après fiscalité pour un contribuable à 41 % de TMI. Le calcul du rendement net après impôts devient donc essentiel pour comparer les différentes stratégies d’investissement immobilier.

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  • Article rédigé par Manuel RAVIER
  • Co-fondateur, Investissement-Locatif.com
Mis à jour le mardi 23 juin 2026
Summary
Comment sont imposés les revenus de SCPI en 2026 ?
Barème IR et prélèvements sociaux de 17,2 % sur les SCPI
Micro-foncier ou régime réel : quel choix pour vos SCPI ?
SCPI : calculez la fiscalité de vos revenus SCPI pas à pas
SCPI via une société à l’IS : quelle fiscalité pour vos revenus immobiliers ?
Fiscalité SCPI à la revente : combien allez-vous réellement payer ?
Comment optimiser la fiscalité de vos SCPI en 2026 ?
SCPI ou investissement locatif direct : quelle fiscalité gagne ?
SCPI et fiscalité : construisez une stratégie patrimoniale efficace
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Investir en SCPI séduit par sa simplicité et son rendement attractif. Le taux de distribution moyen a atteint 4,91 % en 2025, selon l'ASPIM 📊. Mais cette performance brute cache une fiscalité exigeante. Entre barème progressif, prélèvements sociaux et plus-value à la revente, l'addition peut surprendre les investisseurs mal préparés. Heureusement, plusieurs leviers permettent d'alléger cette charge : assurance-vie, PER, démembrement ou SCPI européennes, chacun avec ses propres règles.

Comment sont imposés les revenus de SCPI en 2026 ?

Avant de calculer votre impôt, il faut comprendre la nature de vos revenus. En 2025, ils ont représenté 4,91 % du capital investi en moyenne. Les écarts restent marqués selon les catégories : 4,2 % pour le résidentiel, jusqu'à 6 % pour les fonds diversifiés. Mais une SCPI ne distribue pas un seul type de revenu. Elle en distribue deux, taxés différemment.

Des revenus fonciers imposés comme un investissement locatif classique

La majorité des revenus distribués par une SCPI provient des loyers. Ces loyers proviennent des bureaux, commerces ou logements détenus par la société. Pour l'associé, ce sont des revenus fonciers, au même titre qu'un investissement locatif en direct.

Ces revenus suivent donc les articles 14 et suivants du Code Général des Impôts (CGI). Ils s'ajoutent à vos autres revenus du foyer fiscal. Ils sont ensuite soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu. S'ajoutent à cela 17,2 % de prélèvements sociaux, inchangés en 2026.

C'est exactement la même mécanique que pour un appartement loué en nom propre. La seule différence : vous ne gérez ni le bien, ni le locataire, ni les travaux.

Revenus financiers et produits de trésorerie : une fiscalité à part

Une SCPI conserve toujours une partie de trésorerie pour ses besoins de gestion. Cette trésorerie est placée et génère des intérêts. Ces produits financiers ne sont pas des revenus fonciers.

Sur le plan fiscal, ils relèvent des revenus de capitaux mobiliers (RCM). Ils sont donc soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), ou sur option au barème progressif.

Le taux du crédit fixe le niveau des intérêts et donc le coût réel du financement

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la fiscalité de ces deux catégories diverge nettement. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital financier. Ce texte, la loi n° 2025-1560 du 22 décembre 2025, fait passer ce taux de 9,2 % à 10,6 %. Les prélèvements sociaux sur les RCM montent donc à 18,6 %, contre 17,2 % auparavant. Le PFU global passe ainsi de 30 % à 31,4 %.

Les revenus fonciers, eux, restent à 17,2 % de prélèvements sociaux. Comme le confirme impots.gouv.fr, cette hausse ne les concerne pas.

⚠️Votre relevé fiscal de SCPI (l'IFU) distingue donc deux lignes : vos revenus fonciers, et vos produits financiers. Chacune a sa propre fiscalité. Ne les confondez pas lors de votre déclaration.

Barème IR et prélèvements sociaux de 17,2 % sur les SCPI

Une fois vos revenus fonciers identifiés, il faut leur appliquer la bonne mécanique fiscale. Cette mécanique combine deux briques : le barème progressif, et les prélèvements sociaux.

Les tranches du barème de l'impôt sur le revenu 2026

Le barème applicable aux revenus de 2025 est déclaré en 2026. Il a été fixé par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026. Les tranches ont été revalorisées de 0,9 %, pour suivre l'inflation.

Tranche de revenu imposable (par part) Taux d'imposition
Jusqu'à 11 600 € 0 %
De 11 601 € à 29 579 € 11 %
De 29 580 € à 84 577 € 30 %
De 84 578 € à 181 917 € 41 %
Au-delà de 181 917 € 45 %

 

Ce barème s'applique part par part, selon votre quotient familial. Comme le précise service-public.fr, seule la fraction de revenu comprise dans une tranche est taxée à son taux. C'est ce qu'on appelle votre taux marginal d'imposition (TMI).

Les prélèvements sociaux de 17,2 % sur les revenus fonciers

En complément du barème, vos revenus fonciers de SCPI supportent 17,2 % de prélèvements sociaux. Ce taux additionne trois éléments : 9,2 % de CSG, 0,5 % de CRDS, et 7,5 % de prélèvement de solidarité.

Contrairement aux revenus de capitaux mobiliers, ce taux n'a pas augmenté en 2026. Les revenus fonciers et les plus-values immobilières en sont expressément exclus. C'est une stabilité appréciable, dans un contexte par ailleurs plus lourd pour l'épargne financière.

Taux d'imposition réel selon votre TMI

En additionnant votre TMI et les 17,2 % de prélèvements sociaux, vous obtenez votre taux d'imposition global sur vos revenus fonciers nets. À 11 % de TMI, ce taux global atteint 28,2 %. À 30 % de TMI, il grimpe à 47,2 %. À 41 % de TMI, il dépasse 58 %.

Ce taux s'applique sur votre revenu foncier net, c'est-à-dire après abattement ou après charges, selon le régime choisi. C'est précisément ce choix de régime qui détermine votre base taxable.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Je vois encore trop d'investisseurs comparer le rendement brut des SCPI, autour de 4,9 % en 2025, sans jamais calculer le rendement net d'impôt. À TMI 30 %, ce rendement peut tomber sous les 3 %. C'est ce calcul, et lui seul, qui doit guider votre décision d'investissement.

Micro-foncier ou régime réel : quel choix pour vos SCPI ?

Avant d'appliquer le barème, vous devez choisir votre régime d'imposition. Ce choix change directement votre base taxable. Il existe deux options : le micro-foncier et le régime réel.

Le régime micro-foncier et son abattement de 30 %

Le régime micro-foncier est le régime par défaut. Il s'applique automatiquement si vos revenus fonciers bruts annuels, SCPI comprises, ne dépassent pas 15 000 €. Ce plafond est fixé par l'article 32 du CGI. Il est resté stable en 2026, malgré une proposition parlementaire visant à le relever à 30 000 €.

Le principe est simple. L'administration applique un abattement forfaitaire de 30 % sur vos revenus bruts. Seuls les 70 % restants sont imposables. Cet abattement couvre forfaitairement toutes vos charges, sans justificatif à produire.

Pour en bénéficier, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • Vos revenus fonciers bruts annuels, tous biens confondus, ne dépassent pas 15 000 €.
  • Les biens loués sont nus, ce qui est presque toujours le cas pour les SCPI.
  • Vous n'avez pas opté pour le régime réel sur les trois années précédentes.
  • Aucun dispositif de défiscalisation incompatible (Malraux, monuments historiques) ne s'applique à un autre bien du foyer.

 

Pour un petit porteur de parts, ce régime simplifie nettement la déclaration. Pas de formulaire 2044, pas de comptabilité à tenir.

Le régime réel : charges, intérêts et déficit foncier

Au-delà de 15 000 € de revenus fonciers bruts, le régime réel s'applique automatiquement. Vous pouvez aussi le choisir par option, même sous ce seuil. Cette option est alors irrévocable pendant trois ans.

Le régime réel permet de déduire les charges réelles, et non plus un forfait. Parmi les charges déductibles :

  • Les intérêts d'emprunt contractés pour financer l'achat de vos parts.
  • Les frais de gestion et de tenue de compte facturés par la société de gestion ou la banque.
  • La quote-part de travaux et de provisions votée par l'assemblée générale de la SCPI.
  • Les primes d'assurance liées au financement, comme l'assurance emprunteur.

 

Si vos charges dépassent vos revenus, vous créez un déficit foncier. Ce déficit s'impute sur votre revenu global, dans la limite de 10 700 € par an. C'est l'article 156-I-3° du CGI qui fixe ce plafond. L'excédent se reporte sur vos revenus fonciers des dix années suivantes.

Plan d’appartement annoté avec clés et billet de 100 euros échangé entre deux mains illustrant une acquisition SCPI en démembrement

Le plafond majoré de 21 400 € est réservé à la rénovation énergétique. La loi de finances pour 2026 l'a prorogé jusqu'au 31 décembre 2027. Il concerne toutefois rarement les détenteurs de parts de SCPI, qui ne pilotent pas eux-mêmes les travaux.

Micro-foncier ou réel : comment faire le bon choix

Le choix dépend essentiellement du niveau de vos charges réelles. Si elles dépassent 30 % de vos revenus bruts, le régime réel devient plus avantageux. C'est typiquement le cas si vous avez financé vos parts à crédit.

À l'inverse, si vous avez acheté vos parts au comptant, l'abattement de 30 % du micro-foncier est souvent imbattable. Vos charges réelles, hors crédit, dépassent rarement ce niveau.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Simulez les deux régimes avant de déclarer. Une fois l'option pour le réel exercée, vous êtes engagé pour trois ans.

SCPI : calculez la fiscalité de vos revenus SCPI pas à pas

Passons maintenant à la pratique. Voici une méthode en quatre étapes pour calculer précisément votre imposition.

Étape 1 : identifier vos revenus fonciers bruts de SCPI

Reportez-vous à l'IFU transmis par votre société de gestion, en général en février. Isolez la ligne « revenus fonciers », à l'exclusion des produits financiers vus plus haut. C'est ce montant brut qui sert de base au calcul.

Étape 2 : choisir entre micro-foncier et régime réel

Comparez vos charges réelles annuelles à 30 % de vos revenus bruts. Si elles sont inférieures, restez au micro-foncier. Si elles sont supérieures, optez pour le régime réel, en gardant en tête l'engagement de trois ans.

Étape 3 : appliquer votre tranche marginale (TMI)

Ajoutez votre revenu foncier net, après abattement ou charges, à vos autres revenus. Repérez votre TMI dans le barème 2026. Multipliez votre revenu foncier net par ce taux pour obtenir l'impôt sur le revenu dû.

Étape 4 : ajouter les 17,2 % de prélèvements sociaux

Appliquez ensuite 17,2 % sur ce même revenu foncier net. Additionnez ce montant à l'impôt sur le revenu calculé à l'étape 3. Vous obtenez votre imposition totale sur vos revenus de SCPI.

Exemple chiffré : calcul de l'impôt pour une TMI à 11 % et une TMI à 30 % :

Profil investisseur Revenus fonciers bruts SCPI TMI Tax system Calcul du revenu imposable Income tax Prélèvements sociaux (17,2 %) Impôt total Taux d’imposition réel Revenus nets après impôts
Camille 6 000 € / an 11 % Micro-foncier 6 000 € - 30 % d’abattement = 4 200 € 4 200 € × 11 % = 462 € 4 200 € × 17,2 % = 722 € 1 184 € 19,7 % 4 816 €
Julien 10 000 € / an 30 % Micro-foncier / Réel (équivalent dans son cas) 10 000 € - 30 % d’abattement = 7 000 € (ou 10 000 € - 3 000 € d’intérêts déductibles au réel) 7 000 € × 30 % = 2 100 € 7 000 € × 17,2 % = 1 204 € 3 304 € 33 % 6 696 €

 

⚠️ À retenir : plus votre tranche marginale d’imposition (TMI) est élevée, plus la fiscalité des SCPI pèse sur votre rendement net. Pour un investisseur fortement imposé, des stratégies comme l’achat de SCPI à crédit, le démembrement temporaire ou l’investissement via une société peuvent permettre d’optimiser la pression fiscale.

SCPI via une société à l’IS : quelle fiscalité pour vos revenus immobiliers ?

Certains investisseurs détiennent leurs parts de SCPI via une société soumise à l'impôt sur les sociétés (IS). Ce montage change profondément la fiscalité applicable.

L'amortissement comptable des parts de SCPI à l'IS

Une idée reçue circule souvent. On voudrait amortir ses parts de SCPI via une société à l'IS, comme un immeuble en LMNP. En réalité, c'est plus nuancé.

Une société à l'IS qui détient des parts de SCPI en pleine propriété ne peut pas les amortir. Le règlement n° 2016-03 du 15 avril 2016 de l'Autorité des normes comptables l'explique. Une SCPI n'amortit jamais les immeubles qu'elle détient. La valeur de ses parts ne diminue donc pas mécaniquement avec le temps.

Une exception existe toutefois. Si la société à l'IS acquiert seulement l'usufruit des parts, par démembrement, la situation change. Cet usufruit est un droit temporaire. Il constitue une immobilisation incorporelle, amortissable de façon linéaire sur sa durée. C'est ce mécanisme, bien plus que l'amortissement direct, qui séduit les sociétés patrimoniales.

Avantages et limites de la SCPI détenue à l'IS

Détenir des SCPI via une société à l'IS présente plusieurs atouts. Les intérêts d'emprunt sont intégralement déductibles du résultat, ce qui amplifie l'effet de levier. Les bénéfices peuvent aussi rester dans la société, sans subir immédiatement la flat tax de 30 %.

L'imposition s'effectue au taux de l'IS. Ce taux atteint 25 % en régime normal. Il descend à 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice, pour les PME éligibles.

Mais ce montage a ses limites. La distribution des bénéfices vers l'associé déclenche une seconde imposition, à l'impôt sur le revenu ou au PFU. C'est la fameuse double imposition des sociétés à l'IS. La plus-value de cession, elle, se calcule selon la jurisprudence Quemener, ce qui complexifie le suivi comptable. Ce montage convient surtout aux investisseurs qui réinvestissent leurs revenus, plutôt qu'à ceux qui en vivent.

Fiscalité SCPI à la revente : combien allez-vous réellement payer ?

Au-delà des revenus locatifs, la revente de vos parts peut générer une plus-value. Cette plus-value suit un régime fiscal spécifique, distinct de celui des revenus courants.

Le calcul de la plus-value immobilière sur vos parts

Quand vous cédez vos parts de SCPI, vous relevez du régime des plus-values immobilières des particuliers. Ce régime est fixé par les articles 150 U et suivants du CGI. Il s'applique car les parts de SCPI représentent, indirectement, un patrimoine immobilier.

La plus-value brute se calcule simplement : prix de vente, moins prix d'acquisition. Ce prix d'acquisition peut être majoré. Vous pouvez ajouter vos frais réels d'acquisition, ou opter pour un forfait de 7,5 % (article 150 VB du CGI).

Prenons un exemple ;

  • Vous avez acheté des parts pour 50 000 € il y a 12 ans
  • Vous les revendez aujourd'hui pour 65 000 €
  • La plus-value brute s'élève à 15 000 €
  • Avec le forfait de 7,5 %, votre prix d'acquisition retraité atteint 53 750 €
  • Votre plus-value imposable brute tombe donc à 11 250 €.

 

Abattements pour durée de détention : exonération à 22 et 30 ans

C'est ici que la durée de détention devient décisive. Un abattement progressif, prévu par l'article 150 VC du CGI, réduit chaque année la plus-value imposable.

À l'IR, taxé à 19 %, l'abattement progresse de 6 % par an, de la 6ᵉ à la 21ᵉ année. Il atteint 4 % la 22ᵉ année. L'exonération totale d'IR est donc acquise après 22 ans de détention.

Pour les prélèvements sociaux, à 17,2 %, l'abattement est plus lent. Il progresse de 1,65 % par an, de la 6ᵉ à la 21ᵉ année, puis de 1,60 % la 22ᵉ année. Il continue ensuite à 9 % par an, de la 23ᵉ à la 30ᵉ année. L'exonération totale n'intervient qu'à 30 ans.

Durée de détention Abattement IR cumulé Abattement PS cumulé
Moins de 6 ans 0 % 0 %
10 ans 30 % 8,25 %
15 years old 60 % 16,5 %
21 ans 96 % 26,4 %
22 ans 100 % (exonération IR) 28 %
25 years old 100 % 55 %
30 ans 100 % 100 % (exonération PS)

 

Reprenons l'exemple d'une détention de 12 ans :

  • L'abattement IR atteint 42 % (7 années au-delà de la 5ᵉ, à 6 % chacune)
  • La plus-value imposable à l'IR tombe à 6 525 €, taxée à 19 %, soit 1 240 €
  • L'abattement PS atteint 11,55 %
  • La plus-value imposable aux PS s'élève à 9 951 €, taxée à 17,2 %, soit 1 712 €
  • L'impôt total sur cette cession atteint 2 952 €.

 

⚠️ Au-delà de 50 000 € de plus-value nette imposable, une surtaxe additionnelle s'applique. Son taux varie de 2 % à 6 % selon le montant. Elle vise surtout les cessions les plus importantes.

Comment optimiser la fiscalité de vos SCPI en 2026 ?

Connaître les règles est une chose. Les optimiser légalement en est une autre. Plusieurs enveloppes et montages permettent d'alléger sensiblement votre imposition.

Loger ses parts de SCPI dans une assurance-vie

Loger des parts de SCPI dans un contrat d'assurance-vie change tout. Tant que vous n'effectuez aucun rachat, vos revenus de SCPI ne sont pas imposés. Ils capitalisent à l'intérieur du contrat, en franchise totale d'impôt.

À la sortie, après 8 ans de détention, vous bénéficiez d'un abattement annuel. Il atteint 4 600 € pour une personne seule, ou 9 200 € pour un couple. Au-delà, vos gains sont taxés à 7,5 %, jusqu'à 150 000 € d'encours total, plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Ce taux reste stable en 2026, contrairement aux autres revenus de capitaux mobiliers.

C'est un report d'imposition puissant, particulièrement adapté à une stratégie de capitalisation de long terme.

Investir en SCPI via un PER pour différer l'impôt

Le plan d'épargne retraite (PER) permet aussi de déduire vos versements de votre revenu imposable. En 2026, ce plafond atteint jusqu'à 37 680 € pour un salarié, et davantage pour un indépendant.

Investir vos versements PER en SCPI permet de cumuler deux avantages. Une déduction immédiate, et une fiscalité reportée à la retraite. Attention toutefois : à la sortie, les prélèvements sociaux sur les gains atteignent désormais 18,6 %, contre 17,2 % auparavant. Ce point doit être intégré à votre stratégie de long terme.

Le démembrement : acheter des parts en nue-propriété

Le démembrement consiste à séparer la nue-propriété de l'usufruit de vos parts. En achetant la seule nue-propriété, à prix réduit, vous ne percevez aucun revenu pendant la durée du démembrement. C'est l'usufruitier qui perçoit les loyers, et qui en est imposé.

Conséquence directe : vous n'avez aucun impôt sur le revenu à payer pendant cette période. Vos parts démembrées sortent aussi, en principe, de l'assiette de l'IFI. Au terme du démembrement, vous récupérez la pleine propriété, sans taxation supplémentaire.

Cette stratégie convient particulièrement aux contribuables fortement imposés, qui n'ont pas besoin de revenus immédiats.

Les SCPI européennes pour réduire les prélèvements sociaux

Investir dans des SCPI qui détiennent des immeubles en Allemagne, en Espagne ou aux Pays-Bas change la donne. Ces revenus sont considérés comme des revenus de source étrangère.

Une maison formée par un billet de 50 euros posé sur trois piles de pièces, symbole d’investissement immobilier et de stabilité financière en SCPI.

Grâce aux conventions fiscales bilatérales, ils échappent aux prélèvements sociaux français. Deux méthodes coexistent :

  • La méthode du crédit d'impôt, utilisée notamment avec l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie.
  • La méthode du taux effectif, utilisée notamment avec les Pays-Bas, la Belgique et le Portugal.

 

Dans les deux cas, le résultat est le même : 0 % de prélèvements sociaux français sur ces revenus. Pour un contribuable à 30 % de TMI, l'écart de fiscalité peut atteindre plusieurs points, face à une SCPI française. La déclaration se fait via le formulaire 2047, avant report sur le 2042.

SCPI ou investissement locatif direct : quelle fiscalité gagne ?

La fiscalité des SCPI, on l'a vu, reste relativement simple. Mais simplicité ne signifie pas toujours optimisation maximale. L'investissement locatif en direct conserve des leviers que les parts de SCPI n'offrent pas.

Les leviers fiscaux du locatif direct (LMNP, déficit, nue-propriété)

En LMNP, au régime réel, vous amortissez le bien et le mobilier. Cet amortissement réduit, voire annule, votre résultat fiscal imposable pendant de nombreuses années. Aucune SCPI ne propose ce mécanisme à l'associé personne physique.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Mon conseil le plus simple, mais le plus souvent ignoré : avant tout investissement en SCPI ou en direct, posez-vous une seule question. Dans dix ans, cet investissement servira-t-il un projet précis : retraite, transmission, complément de revenu ? Sans réponse claire, aucune optimisation fiscale ne compensera une stratégie mal définie.

Le déficit foncier, lui, se pilote directement sur le bien que vous choisissez. Vous décidez des travaux, donc du montant déductible, jusqu'à 10 700 € par an sur votre revenu global. En SCPI, ce sont les sociétés de gestion qui décident des travaux, pour l'ensemble des associés.

La nue-propriété, enfin, s'applique aussi très bien à un bien physique précis, avec une décote négociée sur mesure.

SCPI : une fiscalité simple, mais moins flexible à optimiser

La fiscalité des SCPI présente l’avantage d’être facile à comprendre, mais cette simplicité implique aussi une marge de manœuvre plus limitée pour réduire l’impact fiscal sur vos revenus.

Levier fiscal SCPI Investissement locatif direct
Amortissement du bien Non, sauf usufruit via une société à l'IS Oui, en LMNP au régime réel
Déficit foncier sur travaux choisis Limité, géré par la société de gestion Oui, jusqu'à 10 700 € par an
Nue-propriété Oui, sur les parts Oui, sur le bien physique, à votre mesure
Gestion et déclaration Simplifiée, IFU fourni chaque année Plus technique, déclaration 2044 ou LMNP
Rendement brut moyen 2025 4,91 % (ASPIM) Souvent entre 5 et 10 %, selon ville et montage

 

La SCPI reste un excellent outil de diversification, sans contrainte de gestion. Mais pour qui souhaite vraiment piloter sa fiscalité, bien par bien, l'investissement locatif en direct conserve une longueur d'avance.

C'est précisément ce que nous accompagnons depuis 2012 : sélection du bien, montage du financement, optimisation fiscale. Découvrez nos services d'accompagnement.

SCPI et fiscalité : construisez une stratégie patrimoniale efficace

La fiscalité des SCPI repose sur un principe simple. Vos revenus fonciers suivent le barème progressif, plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Vos produits financiers, eux, basculent désormais à 18,6 % depuis 2026. Le choix entre micro-foncier et régime réel dépend de vos charges réelles. À la revente, vos plus-values bénéficient d'abattements progressifs, jusqu'à l'exonération totale à 30 ans.

Plusieurs leviers permettent d'optimiser cette fiscalité : assurance-vie, PER, démembrement, ou SCPI européennes. Mais pour qui souhaite un contrôle fiscal total, bien par bien, le locatif direct reste une alternative sérieuse.

Notre équipe accompagne les investisseurs depuis 2012, de la sélection du bien jusqu'à l'optimisation fiscale du montage. Réservez un rendez-vous gratuit avec un de nos conseillers, pour faire le point sur votre stratégie patrimoniale.

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FAQ

Vos revenus SCPI sont-ils concernés par le prélèvement à la source ?

Non, pas directement. Les revenus fonciers de SCPI ne sont pas prélevés à la source comme un salaire. Ils donnent lieu à des acomptes trimestriels ou mensuels, calculés par l'administration sur la base de votre dernière déclaration. Vous régularisez ensuite l'année suivante.

Faut-il déclarer des SCPI logées dans une assurance-vie ?

Non. Tant que vous ne procédez à aucun rachat, vous n'avez rien à déclarer. Les revenus générés par les parts de SCPI restent à l'intérieur du contrat. Seul un retrait déclenche une fiscalité, sur la part de gains comprise dans ce retrait.

Que devient la fiscalité de vos parts en cas de succession ?

Vos parts de SCPI entrent dans l'actif successoral, comme tout bien immobilier. Elles sont évaluées à leur valeur de retrait au jour du décès. Les droits de succession s'appliquent ensuite selon le barème habituel, en fonction du lien de parenté avec le défunt.

Un non-résident paie-t-il les mêmes impôts sur ses SCPI ?

Les non-résidents fiscaux français restent imposés sur leurs revenus de SCPI françaises, car ce sont des revenus de source française. Le taux et les modalités varient toutefois selon la convention fiscale signée avec leur pays de résidence.

Les revenus SCPI comptent-ils dans le revenu fiscal de référence ?

Oui. Vos revenus fonciers de SCPI, après abattement ou charges, intègrent votre revenu fiscal de référence (RFR). Ce RFR conditionne l'accès à certains avantages, comme certaines exonérations de taxe foncière ou de redevance audiovisuelle à l'étranger.

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Manual RAVIER

Co-fondateur, Investissement-Locatif.com

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Co-fondateur d'Investissement-Locatif.com depuis 2012, Manuel Ravier a accompagné plus de 4 000 opérations d'investissement locatif clé en main. Il décrypte au quotidien la fiscalité immobilière, des revenus fonciers classiques aux montages plus complexes comme le démembrement ou la SCI à l'IS. Une expertise fiscale ancrée dans la pratique, au service des investisseurs.

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