Investir à distance en 2026 : comment réussir son projet immobilier ?
Investir dans l’immobilier à distance en 2026 : les points clés à retenir
Articles 1984 à 1990 du Code civil, décret n° 2020-1422 du 20 novembre 2020, articles 150 U et suivants du CGI
- L’achat immobilier à distance est possible par procuration, sous réserve des formalités requises
- Les revenus locatifs français restent généralement imposables en France pour les non-résidents
- Les logements classés G au DPE ne peuvent plus être loués depuis le 1er janvier 2025, sous réserve des exceptions applicables
- Les logements classés F seront concernés par l’interdiction de location en 2028
Pour réussir un investissement immobilier à distance en 2026, commencez par définir vos objectifs, puis sélectionnez un emplacement adapté à la demande locative. Préparez votre financement, vérifiez le bien et sécurisez les démarches d’achat. Une gestion locative bien organisée vous permettra ensuite de suivre votre patrimoine sans être présent sur place.
Investir depuis l’étranger permet de construire un patrimoine en France sans y résider toute l’année. Vous pouvez préparer votre projet depuis votre pays de résidence, financer l’achat et déléguer la gestion quotidienne. Mais la distance exige une méthode plus rigoureuse. Une erreur de prix, des travaux mal évalués ou un mauvais choix fiscal peuvent réduire vos revenus pendant plusieurs années.
L’objectif n’est donc pas simplement d’acheter un appartement à distance. Il faut sélectionner un bien rentable, vérifier chaque étape et anticiper les contraintes propres aux non-résidents. En 2026, le dispositif Jeanbrun ouvre également de nouvelles possibilités pour certains investissements locatifs nus.
Définir une stratégie adaptée à son projet immobilier
Avant de rechercher un appartement, définissez ce que vous attendez de votre investissement. Souhaitez-vous obtenir des revenus complémentaires, préparer votre retour en France ou transmettre un patrimoine à vos enfants ? Votre objectif déterminera le type de logement, la ville et le financement à privilégier.
Un investissement réussi commence par des chiffres réalistes. Fixez votre budget, estimez votre capacité d’emprunt et déterminez l’effort d’épargne que vous pouvez supporter. N’oubliez pas les dépenses qui ne figurent pas dans le prix affiché : frais d’acquisition, travaux, ameublement éventuel, assurance, charges et gestion locative.
La distance ne doit pas vous pousser à choisir le premier bien présenté comme rentable. Un rendement élevé peut cacher une forte vacance locative, des travaux importants ou un marché peu liquide. À l’inverse, un appartement plus cher peut offrir une demande locative régulière et une revente plus facile.
Choisir le type d’investissement qui correspond à ses objectifs
Le choix entre location nue, location meublée et logement à rénover influence vos revenus, votre fiscalité et votre organisation. Il faut donc comparer les options avant de visiter des biens.
Comparer la location nue et la location meublée
La location nue convient aux investisseurs qui recherchent une occupation potentiellement plus stable. Le bail d’habitation classique dure généralement trois ans lorsque le propriétaire est un particulier. Le logement doit toutefois être adapté à la demande locale et son loyer doit rester cohérent avec le marché.
La location meublée peut permettre de viser des loyers plus élevés dans certaines villes étudiantes ou professionnelles. Elle implique cependant l’achat du mobilier, son entretien et le remplacement des équipements. Elle relève également d’une fiscalité différente, notamment du régime des bénéfices industriels et commerciaux. Elle ne convient donc pas automatiquement à tous les investisseurs.
Comprendre l’intérêt du dispositif Jeanbrun en 2026
En 2026, le dispositif Jeanbrun mérite une attention particulière. Il concerne certains logements loués nus comme résidence principale, dans un immeuble collectif. Il prévoit une déduction liée à l’amortissement, sous conditions, en échange d’un engagement locatif de neuf ans. Il ne s’agit pas d’une réduction d’impôt automatique et il ne s’applique pas à la location meublée.
Voici les principales différences à examiner avant de choisir.
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Criteria |
Location nue |
Location meublée |
|---|---|---|
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Fiscalité habituelle |
Revenus fonciers |
Bénéfices industriels et commerciaux |
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Équipement |
Logement non meublé |
Mobilier et équipements obligatoires |
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Rotation locative |
Souvent plus faible selon le marché |
Peut être plus fréquente |
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Dispositif Jeanbrun |
Possible si les conditions sont réunies |
Not applicable |
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Gestion à distance |
Adaptée à une gestion déléguée |
Suivi du mobilier et des équipements en plus |
Votre décision doit également tenir compte de votre situation fiscale. Un investisseur domicilié fiscalement à l’étranger peut, sous conditions, bénéficier du dispositif Jeanbrun si ses revenus fonciers français sont imposables en France. Il doit toutefois vérifier les règles applicables à sa résidence fiscale et à sa convention fiscale internationale.
Sélectionner un bien immobilier adapté à la location à distance
Un logement facile à louer et à entretenir est particulièrement intéressant lorsque vous ne pouvez pas intervenir rapidement sur place. Privilégiez un bien dont les caractéristiques répondent à une demande locative identifiable. Un studio proche d’un campus peut attirer des étudiants. Un deux-pièces situé près d’un bassin d’emploi peut convenir à un couple ou à un salarié en mobilité. Un appartement familial peut intéresser des locataires qui souhaitent rester plusieurs années. Il n’existe donc pas de surface idéale dans toutes les villes.
Vérifier l’état du logement et de la copropriété
Regardez également l’état général du logement. Une cuisine vieillissante peut nécessiter quelques améliorations. Une installation électrique défectueuse ou une copropriété confrontée à des travaux lourds peut, en revanche, bouleverser votre budget.
Pour un achat depuis Dubai, par exemple, demandez des photos récentes, les plans et des vidéos de chaque pièce. Faites vérifier les installations par un professionnel indépendant lorsque cela est nécessaire. Une visite virtuelle peut aider à présélectionner un bien, mais elle ne remplace pas un contrôle technique sérieux.
Contrôler les documents avant de faire une offre
Examinez enfin les documents de copropriété. Les procès-verbaux d’assemblée générale peuvent révéler des travaux votés, des désaccords récurrents ou des dépenses importantes. Le montant des charges doit être intégré dans votre calcul de rentabilité.
Avant de retenir un bien, vérifiez les points suivants :
-
La demande locative pour la surface et le type de logement.
-
L’état du gros œuvre, des équipements et des parties communes.
-
Les diagnostics obligatoires et la performance énergétique.
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Les charges de copropriété, les travaux votés et les travaux envisagés.
-
La facilité d’accès pour les locataires et les intervenants techniques.
Privilégier un emplacement favorable à la rentabilité locative
L’emplacement influence le loyer, la vacance locative et la valeur de revente. Il ne suffit pas de choisir une ville connue ou un quartier agréable. Il faut comprendre pourquoi un locataire voudrait vivre précisément à cet endroit.
Analyser la demande locative du quartier
Étudiez la proximité des transports, des commerces, des établissements de santé et des bassins d’emploi. Dans une ville étudiante, examinez l’accès aux campus et aux transports collectifs. Dans une ville touristique, vérifiez les règles applicables à la location de courte durée avant de construire votre projet sur cette hypothèse.
Comparez les loyers réellement pratiqués pour des logements similaires. Les annonces en ligne donnent un premier aperçu, mais elles ne prouvent pas qu’un logement sera loué au prix affiché. Les biens proposés depuis longtemps peuvent signaler un loyer trop élevé ou une demande insuffisante.
Il faut aussi examiner les perspectives du quartier. Une nouvelle ligne de transport peut renforcer son attractivité. Une fermeture d’entreprise ou une baisse durable de la population active peut, au contraire, fragiliser la demande. Aucun indicateur ne garantit une évolution future, mais plusieurs signaux cohérents aident à réduire l’incertitude.
Calculer le rendement locatif avec des loyers réalistes
Prenons un exemple simplifié. Un appartement acheté 120 000 € hors frais et loué 600 € par mois génère 7 200 € de loyers annuels. Son rendement brut est de 6 % avant les charges, les impôts et les périodes sans locataire. Si un bien comparable se loue difficilement dans le quartier, ce rendement théorique ne suffit pas à justifier l’achat.
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Indicateur |
Question à poser |
Conséquence pour le projet |
|---|---|---|
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Demande locative |
Qui recherche ce type de logement ? |
Aide à estimer le délai de location |
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Loyers comparables |
À quel prix les biens similaires se louent-ils ? |
Évite de surestimer les revenus |
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Transports et services |
Le quartier facilite-t-il la vie quotidienne ? |
Peut renforcer l’attractivité |
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État du marché |
Les logements restent-ils longtemps en annonce ? |
Alerte sur une possible vacance |
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Revente |
Le bien pourra-t-il intéresser d’autres acheteurs ? |
Aide à anticiper la sortie |
Ne retenez pas un quartier uniquement parce que son prix au mètre carré est faible. Un logement peu cher mais difficile à louer peut immobiliser votre capital. Comparez toujours le prix d’achat avec les loyers réalistes et les dépenses prévisibles.
Préparer son financement immobilier depuis l’étranger
Financer un achat immobilier depuis l’étranger demande davantage d’anticipation. Les banques étudient les revenus, la stabilité professionnelle, l’apport et les charges existantes. Elles peuvent également demander des justificatifs supplémentaires lorsque l’emprunteur réside hors de France.
Constituer un dossier de financement pour non-résident
Préparez un dossier complet avant de commencer les négociations. Rassemblez vos justificatifs de revenus, relevés bancaires, avis d’imposition, documents d’identité et informations sur vos crédits en cours. Selon le pays, certains documents devront être traduits ou certifiés.
Contactez plusieurs établissements et courtiers habitués aux profils non-résidents. Les conditions peuvent varier selon votre pays de résidence, votre devise de rémunération, votre statut professionnel et la nature du bien. N’assumez pas qu’une banque française acceptera automatiquement votre dossier.
Calculer le coût réel du crédit et l’effort d’épargne
Votre capacité d’emprunt ne doit pas être confondue avec votre budget d’achat. Il faut aussi financer les frais d’acquisition, les éventuels travaux, les équipements et une réserve de sécurité. Si vous dépensez tout votre apport à la signature, la première réparation importante peut devenir difficile à absorber.
Évaluer le budget mensuel de son investissement
Pour évaluer le projet, construisez un budget mensuel réaliste. Prenez en compte le remboursement du crédit, les charges non récupérables, la taxe foncière, l’assurance propriétaire non occupant et les frais de gestion. Ajoutez une provision pour les réparations et les périodes sans loyer.
Voici un exemple illustratif pour un appartement acheté 180 000 € hors frais. Le calcul ne constitue pas une simulation bancaire : le taux, la durée et l’assurance dépendent de votre dossier.
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Poste |
Hypothèse mensuelle |
|---|---|
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Loyer encaissé |
850 € |
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Mensualité de crédit, assurance comprise |
700 € |
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Charges non récupérables et gestion |
100 € |
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Provision pour entretien et vacance |
70 € |
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Solde avant fiscalité |
-20 € |
Cet exemple montre qu’un bien loué 850 € peut encore demander un effort d’épargne. Il faut alors déterminer si cet effort correspond à votre stratégie patrimoniale et à vos revenus. Ne comptez pas sur une hausse future des loyers pour justifier un montage déjà fragile.
Pour préparer votre dossier, suivez ces étapes :
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Calculez le budget global, frais et travaux compris.
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Faites vérifier votre capacité d’emprunt auprès de plusieurs interlocuteurs.
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Comparez le coût total du crédit, pas seulement le taux affiché.
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Conservez une réserve pour les imprévus et les périodes sans loyer.
-
Vérifiez les modalités de transfert de fonds et les justificatifs demandés par le notaire.
Rechercher et visiter un bien immobilier sans se déplacer
Vous pouvez présélectionner des biens, échanger avec des professionnels et organiser les visites depuis les États-Unis ou encore l'Australie. La difficulté consiste à distinguer les informations vérifiées des promesses commerciales.
Définir des critères de recherche précis
Commencez par rédiger un cahier des charges. Précisez la ville, le budget maximum, la surface, le type de location et le rendement recherché. Indiquez également les critères non négociables, comme la proximité des transports ou l’absence de travaux lourds.
Demandez ensuite des informations précises sur chaque bien. Le prix affiché ne suffit pas. Il faut connaître les charges, les travaux de copropriété, les diagnostics, le montant de la taxe foncière et les loyers comparables. Si des documents manquent, considérez le dossier comme incomplet.
Organiser une visite virtuelle et des contrôles indépendants
Une visite vidéo en direct permet de poser des questions et de demander des plans rapprochés. Elle aide à repérer des défauts visibles, mais ne garantit pas l’absence de problèmes techniques. Pour un bien ancien, une inspection indépendante peut être particulièrement utile.
Il est aussi possible de confier certaines visites à un professionnel local. Celui-ci doit comprendre vos critères et vous transmettre un compte rendu précis. Demandez des photos datées, des mesures et des réponses documentées. Évitez de prendre une décision sur la seule base d’une présentation commerciale.
Sécuriser sa décision avant de faire une offre
Le processus peut être organisé ainsi :
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Définir les critères de recherche et le budget maximal.
-
Demander le dossier complet avant de planifier une visite.
-
Organiser une visite vidéo ou une inspection indépendante.
-
Comparer le prix avec des ventes et loyers similaires.
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Ne faire une offre qu’après vérification des éléments essentiels.
Anticiper les démarches administratives liées à l’achat
Acheter en France depuis l’étranger ne signifie pas que vous devez être présent à chaque étape. Certaines formalités peuvent être organisées à distance, sous réserve des exigences du notaire et des organismes concernés.
Préparer l’avant-contrat et les conditions suspensives
Après l’acceptation d’une offre, le notaire prépare généralement l’avant-contrat. Lisez attentivement les conditions suspensives, les délais et les modalités de financement. Si l’achat dépend d’un crédit, la clause correspondante doit être adaptée à votre situation.
La signature électronique ou la procuration peut être envisagée selon les actes et les exigences applicables. Le notaire vous indiquera les possibilités, les formalités d’identification et les éventuelles exigences de certification. Ne supposez pas qu’une simple signature numérisée suffira dans tous les cas.
Organiser la signature et le transfert des fonds
Préparez également les justificatifs nécessaires à l’origine des fonds. Les transferts internationaux peuvent susciter des demandes de vérification supplémentaires. Anticipez les délais avec votre banque, surtout si votre apport se trouve dans une autre devise.
Préparer les assurances et la mise en location
Pensez à vérifier les assurances et les contrats liés au logement avant sa mise en location. Vous aurez notamment besoin d’organiser la couverture du propriétaire non occupant lorsque celle-ci est adaptée à votre situation. Il faut aussi identifier les interlocuteurs qui pourront intervenir en cas de dégât des eaux, de panne ou de sinistre.
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Stage |
Action à prévoir |
Point de vigilance |
|---|---|---|
|
Offre d’achat |
Formaliser les conditions |
Ne pas dépasser le budget fixé |
|
Avant-contrat |
Vérifier les clauses et délais |
Adapter la condition suspensive de prêt |
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Financement |
Transmettre les justificatifs |
Anticiper les contrôles de fonds |
|
Signature |
Prévoir présence ou procuration |
Confirmer les formalités avec le notaire |
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Renting out |
Préparer bail, assurance et diagnostics |
Vérifier les obligations du bailleur |
Le notaire est un interlocuteur central pour sécuriser l’achat. Il ne remplace toutefois pas un conseiller fiscal ou un professionnel chargé d’évaluer les travaux. Pour un achat depuis l’étranger, chaque intervenant doit avoir un rôle clairement défini.
Choisir le dispositif fiscal adapté à son investissement
La fiscalité doit être étudiée avant l’achat, car elle peut modifier le rendement net et les obligations de location. En 2026, le dispositif Jeanbrun, également appelé « Relance logement », constitue une option à examiner pour certains logements loués nus.
Comprendre les conditions d’éligibilité au dispositif Jeanbrun
Le dispositif a été instauré par l’article 47 de la loi de finances pour 2026. Il concerne les logements situés en France dans un immeuble collectif, acquis dans le neuf ou dans l’ancien avec des travaux répondant aux conditions prévues. La période d’investissement prévue va du 21 février 2026 au 31 décembre 2028.
Pour l’ancien, les travaux doivent notamment représenter au moins 30 % du prix d’acquisition et répondre aux critères de réhabilitation prévus. Tous les appartements anciens à rénover ne sont donc pas automatiquement éligibles. Il faut faire vérifier la nature des travaux et les justificatifs nécessaires avant de s’engager.
Le propriétaire doit louer le logement nu comme résidence principale pendant neuf ans, respecter les plafonds de loyers et les conditions relatives aux ressources du locataire. La location doit commencer dans les douze mois suivant l’achèvement du logement ou son acquisition, selon la situation. Le locataire ne peut pas être un membre du foyer fiscal ni un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus.
Calculer l’amortissement et les déductions possibles
Le mécanisme repose sur une déduction au titre de l’amortissement, et non sur un remboursement direct de l’État. La base amortissable exclut la valeur du terrain, estimée forfaitairement à 20 % du prix d’acquisition net de frais. Il faut aussi identifier les interlocuteurs qui pourront intervenir en cas de dégât des eaux, de panne ou de sinistre.
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Stage |
Action à prévoir |
Point de vigilance |
|---|---|---|
|
Offre d’achat |
Formaliser les conditions |
Ne pas dépasser le budget fixé |
|
Avant-contrat |
Vérifier les clauses et délais |
Adapter la condition suspensive de prêt |
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Financement |
Transmettre les justificatifs |
Anticiper les contrôles de fonds |
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Signature |
Prévoir présence ou procuration |
Confirmer les formalités avec le notaire |
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Renting out |
Préparer bail, assurance et diagnostics |
Vérifier les obligations du bailleur |
Les plafonds annuels de déduction liés à l’amortissement sont fixés à 8 000 € par foyer fiscal. Ils peuvent être majorés de 2 000 € ou 4 000 €, selon la part des revenus provenant de logements affectés à la location sociale ou très sociale. Ces plafonds ne représentent pas une somme versée au propriétaire.
Prenons un exemple simple. Vous achetez un appartement neuf à 180 000 €, hors frais. Pour illustrer le calcul, la valeur du terrain est estimée à 20 %, soit 36 000 €. La base théorique amortissable atteint donc 144 000 €. Avec un taux de 3,5 %, l’amortissement théorique annuel serait de 5 040 €, sous réserve des règles applicables et de la période d’amortissement.
Ce montant vient réduire le revenu foncier imposable. Il ne signifie pas que vous économisez automatiquement 5 040 € d’impôt. L’économie réelle dépend des revenus locatifs, des charges déductibles et de votre situation fiscale. Les non-résidents doivent aussi examiner les règles d’imposition des revenus immobiliers français et leur convention fiscale.
Mesurer les avantages et les limites du dispositif
Le dispositif peut également avoir un effet sur la revente. Les amortissements déduits sont pris en compte dans le calcul de la plus-value selon les règles prévues. Il faut donc comparer l’avantage fiscal pendant la détention avec les conséquences éventuelles à la sortie.
Vérifier que le régime fiscal correspond à son projet
Le Jeanbrun n’est pas systématiquement le meilleur choix. Un projet de location meublée relève d’une autre logique fiscale. Un logement qui ne respecte pas les conditions du dispositif ne peut pas en bénéficier. Une location nue classique peut aussi être plus cohérente si l’avantage fiscal ne compense pas les contraintes imposées.
Avant de choisir, comparez les éléments suivants :
-
Le montant des loyers réellement envisageables.
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Les charges, intérêts d’emprunt et travaux déductibles.
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Les plafonds de loyer et les conditions applicables au locataire.
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L’engagement de location de neuf ans et les risques en cas de non-respect.
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Les conséquences fiscales pendant la détention et lors de la revente.
L’option doit être exercée dans la déclaration de revenus prévue par les règles du dispositif. Elle est irrévocable pour le logement concerné. Il est donc prudent de faire valider l’éligibilité et le traitement fiscal par un professionnel avant de signer.
Investissement locatif à distance : passez de la stratégie à l’action
Une fois la stratégie définie, le plus important est de transformer les hypothèses en décisions vérifiables. Vous n’avez pas besoin d’être présent en France chaque semaine. Vous avez besoin d’un processus clair et d’interlocuteurs qui rendent compte de leur travail.
Vous souhaitez investir en France sans gérer seul les recherches, les visites et les travaux ? Échangez avec les équipes d’Investissement-Locatif pour étudier votre projet et déterminer si votre budget correspond au marché visé.
FAQ
Peut-on acheter un bien immobilier en France sans y habiter ?
Oui. Vous pouvez acheter un logement en France tout en résidant à l’étranger. Le notaire vous indiquera les modalités de signature et les justificatifs nécessaires. Vous devrez notamment préparer le financement, justifier l’origine des fonds et organiser la gestion du logement.
Le dispositif Jeanbrun est-il accessible aux expatriés ?
Oui, sous conditions. Les contribuables domiciliés fiscalement hors de France peuvent en bénéficier lorsque leurs revenus fonciers français sont imposables en France. Le logement et la location doivent également respecter les critères du dispositif.
Quel rendement viser pour un investissement locatif à distance ?
Il n’existe pas de rendement idéal valable pour toutes les villes et tous les logements. Un rendement brut de 3 à 8,5 % peut servir de repère de comparaison, mais il doit être confronté aux charges, à la vacance locative, aux travaux et au financement. Un rendement brut élevé ne garantit pas une bonne rentabilité nette.
En 2026, est-il préférable d’acheter dans le neuf ou dans l’ancien ?
Le neuf peut limiter les travaux immédiats et faciliter certaines démarches. Son prix d’achat peut toutefois réduire le rendement brut. L’ancien peut offrir un prix plus accessible, mais il faut examiner les travaux, la copropriété et la performance énergétique. Le choix dépend du marché local et du coût total du projet.
Comment gérer un logement locatif quand on vit à l’étranger ?
Vous pouvez confier la recherche du locataire, les états des lieux, l’encaissement des loyers et le suivi des réparations à un gestionnaire. Comparez les honoraires, les services inclus et les modalités de compte rendu. Prévoyez également une réserve financière pour les réparations urgentes et les périodes sans locataire.
LES CONSEILS DE MANUEL