S'expatrier en Suisse : pour mieux investir dans l'immobilier en France

editor's photo
  • Article written by Mickaël ZONTA
  • Co-fondateur, Investissement-Locatif.com
Publié le mardi 03 février 2026
Summary
Les avantages directs de l'expatriation en Suisse pour l'investisseur
Les étapes clés de l'acquisition immobilière depuis la Suisse
Déclarations côté France : ce que doit prévoir un expatrié en Suisse 
Expatriation en Suisse : le tremplin vers votre succès immobilier en France
FAQ — S’expatrier en Suisse pour investir en France
s-expatrier-en-suisse

S'expatrier en Suisse pour mieux investir dans l'immobilier en France, comment est-ce possible ? La réponse est simple : en alliant le meilleur de deux mondes. Vous cherchez une vie plus sereine, un cadre plus stable, une meilleure qualité de travail et de santé ?

La Suisse vous tend les bras. De Genève aux cantons germanophones, le pays offre un niveau de vie élevé et une fiscalité claire. Il offre aussi un environnement sécurisé pour les familles comme pour les actifs.

Mais partir ne veut pas dire couper les ponts. Bien au contraire. De nombreux expatriés font le choix stratégique de la résidence suisse tout en continuant à investir dans leur pays d’origine. Vous êtes Français, vous vous installez à l’étranger, mais votre cœur et votre vision patrimoniale restent tournés vers la France. Et c’est tout à votre avantage.

Grâce au régime fiscal suisse et à des démarches administratives bien cadrées, vous pouvez optimiser vos revenus locatifs en France. L’assurance, le coût de la vie, les forfaits fiscaux dans certains cantons, tout cela joue en votre faveur. Bref, cette expatriation est un tremplin, pas une coupure. Expatriation, mais avec ambition. Séjour à l’étranger, mais investissement de long terme, et toujours avec clarté.

Les avantages directs de l'expatriation en Suisse pour l'investisseur

S’expatrier en Suisse n’est pas qu’un choix de vie. C’est une stratégie gagnante pour tout investisseur français souhaitant sécuriser son avenir. Vous recherchez un environnement stable, fiscalement avantageux, avec un excellent niveau de services ? Vous le trouverez en Suisse.

Un cadre fiscal stable et prévisible

L’un des premiers atouts de la Suisse pour un investisseur, c’est la simplicité et la stabilité de sa fiscalité. Contrairement à la France, où les règles fiscales changent souvent, la Suisse offre un cadre prévisible et rassurant. En tant que résident suisse, vous profitez de taux d’imposition modérés, surtout dans les cantons les plus attractifs. Cela signifie que vos revenus sont moins taxés, ce qui vous permet de conserver plus d’argent à investir chaque année dans l’immobilier français.

Absence de l’IFI en Suisse

Autre avantage majeur : pas d’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) en tant que résident suisse. En règle générale, si vous établissez votre résidence fiscale en Suisse, votre patrimoine immobilier situé à l’étranger n’entre pas dans le champ de l’IFI. Cela vous permet de développer un parc immobilier conséquent tout en échappant à cette taxation.

Cependant, il existe des exceptions bien précises à connaître. Si vous conservez en parallèle un lien fiscal fort avec votre ancien pays de résidence, certaines autorités peuvent considérer que vous demeurez résident fiscal de ce pays. Cela peut être le cas si :

  • Vous conservez votre foyer familial ou votre logement principal dans votre pays d’origine ;

  • Vous réalisez la majorité de vos activités professionnelles sur le territoire national ;

  • Vos centres d’intérêts économiques restent concentrés dans ce pays (entreprises, investissements majoritaires, activités lucratives).

Dans ces cas, même en vivant physiquement en Suisse, vous pourriez être considéré comme résident fiscal à l’étranger. Et donc vous êtes redevable de l’IFI sur l’ensemble de votre patrimoine immobilier.

Pour éviter cette situation, il est conseillé de bien organiser votre expatriation et de transférer votre résidence effective. Il est aussi recommandé de réduire au maximum les attaches fiscales restantes.

Possibilité de bénéficier d’un forfait fiscal

Mais ce n’est pas tout. Dans certains cantons suisses, comme Genève, Vaud ou Valais, il est possible de bénéficier d’un forfait fiscal. Ce régime vous permet d’être imposé uniquement sur vos dépenses annuelles, et non sur vos revenus ou votre patrimoine réel. Ce forfait fiscal peut représenter une économie très importante si vous avez de bons revenus mais un train de vie maîtrisé. Il est à noter que ce régime est strictement encadré et réservé aux personnes qui :

  • Ne sont pas de nationalité suisse ;

  • N’ont pas résidé en Suisse dans les 10 dernières années ;

  • N’exercent pas d’activité lucrative en Suisse.

Prenons un exemple concret. Un couple de retraités français s’est installé à Montreux, dans le canton de Vaud. Grâce à un forfait fiscal bien négocié, ils ont vu leur imposition divisée par deux par rapport à ce qu’ils payaient en France. Avec les liquidités dégagées, ils ont investi dans trois appartements à Bordeaux, qu’ils ont mis en location meublée. Ces biens génèrent aujourd’hui des revenus complémentaires sans être trop fiscalisés.

Femme souriante serrant la main d'un homme barbu, avec une autre femme assise à côté de lui, devant une carte du monde, évoquant un conseil pour investir à l'étranger.

Ce cadre fiscal suisse vous permet donc de faire croître votre patrimoine immobilier en France, tout en bénéficiant d’un environnement fiscal stable, lisible et protecteur. Vous investissez mieux, plus sereinement, et vous conservez le fruit de vos efforts.

Un pouvoir d’achat renforcé grâce au niveau de revenu suisse

L’un des grands attraits de l’expatriation en Suisse, c’est la hausse significative du pouvoir d’achat. Les salaires suisses sont parmi les plus élevés d’Europe, toutes professions confondues. Même si le coût de la vie est plus élevé, les revenus disponibles restent largement supérieurs à ceux observés dans d'autres pays.

Les profils qualifiés, cadres, ingénieurs, chefs de projet, professions libérales ou indépendants, peuvent souvent doubler voire tripler leur revenu net mensuel. Cela permet d’atteindre une capacité d’épargne très confortable, même en maintenant un niveau de vie agréable. Voici ce que ce pouvoir d’achat renforcé permet concrètement :

  • Constituer une épargne solide chaque mois sans restreindre vos dépenses courantes ;

  • Se créer une réserve d’investissement régulière pour développer un patrimoine immobilier pas à pas ;

  • Accéder plus facilement à des financements bancaires, en justifiant d’un revenu stable et élevé ;

  • Investir chaque année, sans stress, dans un ou plusieurs biens locatifs, en parallèle de votre activité.

Prenons un exemple simple : un ingénieur informatique basé à Genève, avec un salaire net mensuel de 9 000 CHF, choisit de vivre sobrement. Il parvient à épargner 3 000 CHF chaque mois, soit 36 000 CHF par an. En deux ans, il a pu constituer un apport suffisant pour financer un immeuble en colocation, avec une excellente rentabilité. Et cela, sans toucher à son niveau de confort personnel.

Ce type de parcours est fréquent chez les expatriés en Suisse. Grâce à leur revenu élevé, ils bâtissent rapidement une stratégie patrimoniale solide, tout en conservant un mode de vie de qualité. Vous n’avez donc pas à choisir entre vivre bien et investir intelligemment : la Suisse vous permet de faire les deux.

Un environnement économique et politique stable

La Suisse est réputée pour sa stabilité politique, sa neutralité et son efficacité administrative. Pour vous, en tant qu’investisseur, cela signifie :

  • Moins d’aléas fiscaux : les lois fiscales évoluent lentement, ce qui permet de planifier sereinement ;

  • Confiance dans les institutions : les démarches d’expatriation, de travail et de résidence se font dans un cadre rigoureux mais efficace ;

  • Sécurité juridique : en tant que résident suisse, vous bénéficiez de conventions internationales protectrices avec la France.

Un système de santé et de protection sociale performant

Lorsque vous envisagez l’expatriation, votre sécurité et celle de votre famille deviennent une priorité. En Suisse, le système de santé est l’un des plus fiables et performants au monde. Il repose sur un modèle privé mais obligatoire, qui permet une grande liberté de choix tout en garantissant un haut niveau de qualité.

Vous devez souscrire une assurance santé dès votre arrivée. C’est obligatoire. Mais vous avez le choix de l’assureur, de votre niveau de franchise, et des prestations complémentaires. Cela vous permet d’avoir une protection personnalisée, réellement adaptée à vos besoins et à votre budget. Voici les avantages concrets :

  • Accès rapide aux soins, avec peu ou pas d’attente pour consulter un médecin ou un spécialiste ;

  • Établissements médicaux modernes, bien équipés, offrant des services de très haute qualité ;

  • Professionnels de santé expérimentés, à l’écoute et disponibles ;

  • Soins préventifs et suivi médical de qualité, ce qui améliore votre bien-être général.

Côté protection sociale, le système suisse couvre l’essentiel : indemnités en cas d’accident, de maladie, d’invalidité ou de maternité. Même si ce modèle diffère de celui d'autres pays européens, il est solide et rassurant. Ce cadre sécurisant vous permet de vous projeter sereinement sur le long terme.

Vous savez que, même en cas d’aléa de santé, vous serez bien accompagné. Et cela fait toute la différence quand vous bâtissez une stratégie d’investissement. Vous avancez avec plus de confiance, moins de stress, en sachant que votre vie personnelle est bien protégée.

Des démarches d’expatriation bien encadrées

S’installer en Suisse est souvent perçu comme un parcours complexe. En réalité, les démarches sont bien encadrées, claires et structurées. Si vous suivez les étapes dans l’ordre, votre expatriation se déroule sans difficulté majeure.

La première condition à remplir est d’avoir une activité professionnelle. Cela peut être un contrat de travail avec une entreprise suisse ou le lancement d’une activité indépendante. Cette preuve d’activité est essentielle pour obtenir un droit de séjour.

La Suisse est réputée pour sa stabilité politique, sa neutralité et son efficacité administrative

Ensuite, vous devrez déposer une demande de permis de séjour. Pour un projet d’expatriation durable, il s’agira généralement du permis B. Ce permis est valable cinq ans et s’obtient sans obstacle particulier si vous répondez aux conditions de base.

Dès votre arrivée, vous devez vous inscrire auprès du registre communal de votre canton de résidence. Cette inscription formalise votre présence sur le territoire et vous permet d’accéder aux services publics suisses.

Enfin, dans les trois mois suivant votre installation, il est obligatoire de souscrire une assurance maladie reconnue par le système suisse. Vous choisissez librement votre assureur, votre franchise, et les garanties qui correspondent à vos besoins. Avec un cadre administratif aussi structuré, votre expatriation peut se faire en toute confiance, sans imprévu.

Des possibilités d’optimisation patrimoniale encore méconnues

Vivre en Suisse vous ouvre des opportunités souvent ignorées pour structurer et développer efficacement votre patrimoine. L’expatriation ne se limite pas à un simple changement de résidence. Elle devient un levier stratégique puissant pour faire croître, protéger et transmettre votre capital dans les meilleures conditions.

Possibilité de créer une société selon vos objectifs

La structuration juridique est un premier atout à considérer. Vous avez la possibilité de créer une société selon vos objectifs. Cela peut être une société suisse, une société française ou encore une SCI. Cette dernière option est souvent choisie par des expatriés qui investissent ensemble. Cela permet de mutualiser les moyens, d’optimiser la gestion et de répartir les risques.

Transmission du patrimoine

Autre avantage important : la transmission du patrimoine. En fonction du canton où vous résidez, la fiscalité successorale peut être bien plus favorable que dans d’autres pays. Cela vous donne l’occasion de préparer l’avenir de vos enfants tout en réduisant la charge fiscale liée à l’héritage. La diversification géographique est aussi un atout solide. Vous vivez en Suisse, mais vous placez votre argent ailleurs. Cela vous permet de séparer lieu de résidence et localisation de vos actifs. Ainsi, vous limitez les risques liés à un seul pays et vous multipliez les opportunités patrimoniales.

Prenons un exemple simple. Un couple d’expatriés résidant à Bâle a créé une SCI familiale à Marseille. Grâce à cette structure, ils ont acquis plusieurs logements locatifs dans une grande ville. Les loyers couvrent les charges, la valeur des biens augmente, et la transmission à leurs enfants se fera dans un cadre fiscal optimisé. Résultat : leur patrimoine croît sans pression fiscale excessive.

Les étapes clés de l'acquisition immobilière depuis la Suisse

S’expatrier en Suisse peut transformer votre stratégie patrimoniale. Une fois installé dans ce pays, vous bénéficiez d’un cadre stable, d’une fiscalité claire et de revenus solides. Cela vous place dans une position idéale pour investir dans la pierre. Mais pour réussir votre projet immobilier à distance, vous devez suivre des étapes bien précises. Chaque phase compte. Voici le parcours complet, de l’idée à la gestion.

Clarifier votre projet immobilier dès le début

Avant toute chose, définissez vos objectifs d’investissement. Ne vous lancez pas sans plan précis. Posez-vous les bonnes questions :

  • Quel type de bien souhaitez-vous acquérir ? Appartement ? Immeuble ? Maison ?

  • Quel est votre budget, en tenant compte de votre capacité d’emprunt depuis la Suisse ?

  • Quelle zone géographique vous semble pertinente selon vos objectifs (rentabilité, valorisation, fiscalité) ?

Préparer un financement solide depuis votre pays de résidence

Votre résidence étant suisse, vous devez impérativement adapter votre stratégie bancaire. Les établissements français acceptent de financer des non-résidents, mais ils appliquent des critères bien plus stricts que pour les emprunteurs locaux.

Justifiez votre situation professionnelle

Vous devez justifier d’une situation professionnelle solide, que vous soyez en travail salarié ou à votre compte. Vos revenus doivent être réguliers et parfaitement traçables. Il vous faudra fournir des fiches de paie suisses, des relevés bancaires récents, et tout document utile pour prouver la stabilité de vos ressources.

Présentez un apport personnel conséquent

Les banques exigent également un apport personnel conséquent, souvent compris entre 15 et 20 % du montant total du projet. Elles se montrent aussi très attentives à votre taux d’endettement, qui doit généralement rester sous la barre des 35 %. Ces exigences permettent de sécuriser l’opération à distance, mais nécessitent une préparation rigoureuse de votre dossier.

Certaines banques françaises disposent de pôles spécialisés pour les français en expatriation. Elles sont habituées aux profils vivant dans un canton suisse, notamment autour de Genève ou de la frontière allemande.

D’autres établissements en zone franco-suisse accompagnent régulièrement des expatriés dans leurs projets d’investissement immobilier. Dans tous les cas, il est fortement recommandé de vous faire assister par un courtier qui connaît parfaitement les dossiers venus de Suisse.

Rechercher un bien à distance sans stress

Une fois votre capacité d’emprunt validée, vous pouvez lancer vos recherches. Depuis la Suisse, il est tout à fait possible de piloter ce processus à distance. Voici comment faire concrètement :

  • Travaillez avec un chasseur immobilier qui connaît bien le marché ciblé ;

  • Utilisez des plateformes fiables avec visites virtuelles, vidéos, et documents détaillés ;

  • Demandez des rapports complets (état technique, rentabilité, charges, potentiel).

Signer en toute sécurité avec l’aide d’un notaire

Signer un bien immobilier à distance, depuis votre résidence en Suisse, est tout à fait possible. Dans ce contexte, le notaire reste votre interlocuteur de confiance. Il sécurise chaque étape de la transaction et veille au respect de la légalité. Vous pouvez signer sans vous déplacer grâce à une procuration. Depuis votre lieu de séjour, vous transmettez les documents requis. Le compromis de vente est préparé, puis signé à distance. L’acte définitif peut ensuite être validé en personne ou à l’aide de votre procuration.

Mettre en place une gestion locative fluide et fiable

Bien gérer un investissement locatif depuis l’étranger peut sembler complexe. Pourtant, même en situation d’expatriation, il est possible de sécuriser son patrimoine sans compromettre sa vie professionnelle ni sa santé mentale. La clé réside dans une organisation rigoureuse dès le début du séjour à l’étranger. Plusieurs solutions permettent de déléguer la gestion du bien à distance.

Mandater une entreprise spécialisée

Il est possible de mandater une entreprise spécialisée pour gérer vos biens locatifs en France. L’entreprise prend en charge la relation avec les locataires, la perception des loyers, les réparations, ainsi que toutes les démarches administratives. Cette entreprise spécialisée en gestion locative en France ? C’est nous ! N’hésitez pas à nous contacter pour tous besoins liés à vos biens mis en locations sur tout le pays.

Utiliser une plateforme en ligne

Certains expatriés préfèrent utiliser une plateforme en ligne pour suivre leurs revenus locatifs en temps réel. Cela leur permet de rester informés, quel que soit leur pays d’accueil. L’outil perme également de bénéficier d’une grande qualité de service et d’une vision claire du coût global de la gestion. D’autres choisissent d’automatiser les tâches à l’aide d’un gestionnaire digital, souvent inclus dans un forfait proposé par certaines agences suisses.

Stage

Ce que vous faites

Objectif

1. Clarifier le projet

Type de bien, budget, ville/quartier, stratégie (rentabilité vs sécurité)

Savoir exactement quoi acheter

2. Valider le financement

Simulation + préparation du dossier (revenus, relevés, stabilité pro)

Connaître votre capacité d’achat

3. Sécuriser l’apport

Déterminer l’apport + prévoir frais de notaire/travaux/marge de sécurité

Éviter les mauvaises surprises

4. Rechercher à distance

Sélection d’annonces, visites vidéo, demande de documents

Gagner du temps sans se tromper

5. Analyser le bien

Charges, état, travaux, potentiel locatif

Vérifier la rentabilité réelle

6. Faire une offre

Offre cohérente + conditions (financement, délais)

Acheter au bon prix

7. Signer chez le notaire

Compromis puis acte (possible à distance via procuration)

Finaliser en toute sécurité

8. Mettre en location + gérer

Travaux/ameublement si besoin, annonce, délégation gestion

Encaisser et sécuriser les loyers

Déclarations côté France : ce que doit prévoir un expatrié en Suisse 

Quand vous vivez en Suisse mais que vous encaissez des revenus immobiliers en France (location nue, parts de SCI à l’IR, etc.), l’administration française attend souvent une déclaration “classique” d’ensemble + une annexe adaptée au type de revenus.
L’enjeu n’est pas seulement “payer l’impôt”, c’est aussi de déclarer correctement pour éviter les oublis (et sécuriser un futur financement, une revente, ou un contrôle).​

La base : la déclaration d’ensemble (2042)

La déclaration n°2042 sert de socle pour déclarer vos revenus imposables en France, y compris lorsque vous êtes non-résident et que vous percevez des revenus de source française.
En pratique, beaucoup d’investisseurs reportent sur la 2042 le résultat calculé ailleurs (par exemple via la 2044) ou des montants bruts selon le régime choisi.​

Location nue : micro-foncier ou réel (et où intervient la 2044)

Si vous louez nu (non meublé), vos loyers relèvent des “revenus fonciers”.​
Deux logiques existent souvent :

  • Micro-foncier : si vos loyers bruts restent sous certains seuils, vous déclarez les recettes brutes directement sur la 2042 (sans déposer de 2044), l’administration applique alors un abattement forfaitaire.

  • Régime réel : vous calculez un résultat (loyers – charges déductibles) et vous remplissez la déclaration annexe n°2044, puis vous reportez le résultat sur la 2042.

La déclaration 2044 est bien identifiée comme une annexe à la 2042 et sert à déclarer les revenus provenant de la location de locaux non meublés (et certains revenus liés à des parts de sociétés/fonds immobiliers).

Départ à l’étranger / retour : la 2042‑NR (cas typique de l’expatriation)

La 2042‑NR est un formulaire spécifique à utiliser lorsque vous partez à l’étranger (ou avant un retour en France) et que vous avez perçu des revenus de source française après votre départ (ou avant votre retour) dans l’année concernée.
Autrement dit, c’est souvent le formulaire “charnière” de l’année où votre situation de résidence fiscale change, pour déclarer correctement la période.​

Comment intégrer ça dans votre article (sans faire un cours fiscal)

Vous pouvez ajouter un encadré “À ne pas oublier côté France” avec 3 lignes :

  • “Location nue : selon votre régime, 2042 seule (micro) ou 2044 + report sur 2042 (réel).”

  • “Année de départ/retour : pensez au formulaire 2042‑NR si vous avez des revenus français après le départ / avant le retour.”​

  • “En tant que non-résident, vous restez imposable en France sur vos revenus de source française, sauf règles contraires de convention.”

Expatriation en Suisse : le tremplin vers votre succès immobilier en France

S'expatrier en Suisse pour mieux investir dans l'immobilier en France est une stratégie à la fois visionnaire et pragmatique. Elle permet d’unir stabilité économique, fiscalité avantageuse et fort pouvoir d’achat pour développer un patrimoine solide dans son pays d’origine.

Grâce à une organisation rigoureuse et une connaissance précise des dispositifs suisses, l’expatriation devient un véritable levier patrimonial. Ce choix de vie offre une sécurité personnelle et familiale, tout en vous permettant d’investir plus intelligemment.

Une fois installé en Suisse, vous avez tous les atouts en main pour bâtir un avenir prospère, serein et durable, en restant lié à vos racines françaises. Vous envisagez de franchir le pas et s'expatrier en Suisse pour mieux investir dans l'immobilier en France ? Ne laissez pas l’incertitude freiner votre ambition.

Faites-vous accompagner par des professionnels de l’expatriation, de la fiscalité et de l’investissement locatif. Ils sauront transformer vos idées en plan d’action clair, structuré et rentable.

Main d'un homme en costume tenant des clés avec un porte-clés maison bleue, devant une ville côtière avec des immeubles modernes et la mer.

FAQ — S’expatrier en Suisse pour investir en France

S’expatrier en Suisse pour mieux investir dans l’immobilier en France : comment est-ce possible ?

C’est possible parce que la France et la Suisse fonctionnent avec une logique simple : vous pouvez vivre (et être résident fiscal) en Suisse tout en continuant à détenir et exploiter des biens immobiliers situés en France. Les revenus immobiliers restent en principe imposés dans le pays où se situe l’immeuble (donc en France si le bien est en France), même si vous résidez en Suisse.​

Concrètement, l’expatriation joue surtout sur votre cadre de vie, votre visibilité fiscale et votre capacité d’épargne, tandis que votre stratégie patrimoniale peut rester centrée sur des actifs français (rentabilité, marché, valorisation).​

Mes loyers français seront-ils imposés en Suisse si je deviens résident suisse ?

En règle générale, les loyers issus d’un bien situé en France sont imposables en France, car la convention fiscale retient le principe du “lieu de situation” des biens immobiliers.​

Selon les situations, vous pouvez toutefois devoir déclarer ces revenus en Suisse (notamment pour le calcul du taux), mais l’imposition principale suit la localisation du bien.​

Est-ce vrai qu’il n’y a pas d’IFI “grâce” à la Suisse ?

Devenir non-résident fiscal français ne supprime pas automatiquement l’IFI : un non-résident reste imposable à l’IFI sur ses biens et droits immobiliers situés en France si son patrimoine immobilier français net dépasse les seuils applicables.

L’idée à retenir : l’IFI vise l’immobilier situé en France pour les non-résidents, même si vous vivez en Suisse.​

Puis-je bénéficier du forfait fiscal suisse (imposition d’après la dépense) ?

Oui, dans certains cantons et si vous remplissez les conditions, l’imposition d’après la dépense (“forfait fiscal”) est accessible à des ressortissants étrangers qui s’installent en Suisse sans y exercer d’activité lucrative.

Les conditions couramment citées incluent notamment : ne pas avoir la nationalité suisse, s’installer en Suisse pour la première fois (ou après une absence d’au moins 10 ans), et ne pas exercer d’activité lucrative en Suisse.

Quels sont les points de vigilance pour rester “vraiment” résident fiscal suisse ?

La clé est d’avoir une installation cohérente : logement, vie personnelle, organisation professionnelle et centre de vos intérêts, afin d’éviter qu’une administration considère que votre résidence fiscale est restée en France. L’enjeu est important car votre statut (résident/non-résident) conditionne ensuite vos règles déclaratives et certaines impositions.

These articles may also be of interest to you

  • garantie-revente

    La garantie de revente protège votre investissement si un événement prévu au contrat vous oblige à revendre à perte, avec une couverture annoncée jusqu’à 10 ans (sans franchise) et un plafond pouvant aller jusqu’à 60 000 € selon conditions. L’indemnisation se calcule à partir de la différence entre le prix de vente net (prix de vente – frais d’agence) et le prix d’achat total (prix d’achat + frais de notaire + frais d’hypothèque + travaux prévus dans l’acte de prêt), dans la limite indiquée (jusqu’à 20% du prix d’achat total).

    Read the article
  • comment-investir-au-maroc

    Pour investir dans l’immobilier au Maroc, commencez par fixer un objectif (location longue durée, courte durée, revente), puis choisissez une ville et un micro-quartier où la demande locative est réelle. Ensuite, posez vos chiffres avant d’acheter (budget total, loyer basé sur des comparables, rendement brut puis net) pour éviter les calculs trop optimistes.

    Read the article
  • expulser-un-squateur

    La loi anti-squat de 2026 simplifie la procédure d’expulsion, accélère les délais et protège tous les types de biens. Elle renforce les droits des propriétaires, facilite l’intervention de l’État et cible les squatteurs avec des sanctions dissuasives.

    Read the article