Quel financement choisir ? Cash VS emprunt

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  • Article written by Manuel RAVIER
  • Co-fondateur, Investissement-Locatif.com
Temps de lecture 5 minutes Publié le 19 février 2020 Mis à jour le samedi 28 mars 2026
Summary
Le financement par fonds propres
Le financement par emprunt
Lequel choisir ?
Rentabilité du projet : le critère décisif
La rentabilité après fiscalité : le vrai juge de paix
L’impact de la fiscalité sur le choix du paiement
What you need to remember
FAQ
Faut-il privilégier le micro-foncier ou le régime réel ?
Les charges de prêt sont-elles toujours déductibles ?
Un achat comptant est-il moins intéressant fiscalement ?
Qu’est-ce qu’un déficit foncier ?
Le LMNP est-il plus avantageux que la location nue ?
rentes/quel-financement-choisir-cash-vs-emprunt

A l’heure où les taux d’emprunt sont au plus bas, il est intéressant de se questionner sur le type de financement à privilégier pour investir dans l’immobilier locatif. Faut-il utiliser l’épargne constituée, réinvestir une somme perçue au titre d’un héritage ou d’une donation, ou tout simplement avoir recours à un prêt bancaire pour acquérir un bien immobilier neuf ou ancien en vue de le mettre en location ?

Pour appréhender cette question, il est important d’analyser l’ensemble des données patrimoniales, personnelles ou professionnelles. En fonction de votre situation, cela vous donnera certainement une première réponse.

Le financement par fonds propres

Vous choisissez d’effectuer un investissement locatif par le biais d’un financement par fonds propres, c’est-à-dire que vous investirez votre épargne dans ce projet comprenant la valeur d’acquisition du bien et les frais annexes tels que les frais de notaire ou encore les frais d’agence.

Certaines personnes sont plus réfractaires au crédit immobilier et préfèrent payer cash, pour éviter un endettement ou encore pour éviter de payer des intérêts et des frais à une banque.

L’analyse que vous devrez faire est de savoir si votre épargne, vous rapporte plus que ce que vous coûterait un emprunt. La conjoncture actuelle et les prix bas du marché immobilier entraînent une forte baisse des taux d’emprunt, si votre épargne se trouve sur des placements financiers avec une bonne rentabilité, vous aurez certainement tout intérêt à investir par le biais d’un financement bancaire.

Peut-être n’avez-vous pas d’épargne assez conséquente ou simplement ne souhaitez pas l’utiliser, dans ce cas l’emprunt bancaire est la solution la plus adaptée.

Le financement par emprunt

C’est la solution la plus utilisée. En effet, pour diverses raisons, les investisseurs financent leurs projets par des emprunts bancaires ce qui leur permet de conserver ainsi leur épargne sur des placements financiers intéressants en termes de rentabilité. D’autres investisseurs ne sont pas en mesure d’injecter de l’épargne , dans ce cas cette solution s’impose d’elle-même.

Sachez que, dans la plupart des cas, les banques seront moins frileuses si vous êtes déjà en possession d’une épargne, il s’agit d’une garantie pour elle. La banque demandera le financement des frais de notaire par le biais de fonds propres et privilégiera que le reste de ces fonds soit investi sur un placement financier.

Lequel choisir ?

Le choix se fait en fonction de votre situation patrimoniale, soit parce que le choix s’impose, soit parce qu’il est le plus avantageux en fonction du régime que vous sélectionnerez pour louer vos biens immobiliers.

Il faut noter que les charges d’intérêts d’emprunt seront déductibles de votre revenu foncier, si vous vous déclarez au réel, le micro-foncier bénéficiant d’un abattement de 30%, dans ce cas le financement par emprunt vous permettra éventuellement de faire ressortir un déficit foncier. Investir par financement bancaire entraîne ce que l’on appelle “l’effet de levier”, c’est-à-dire créer de la richesse avec de l’endettement, de l’argent qui ne vous appartient pas.

Faites votre choix en ayant analysé correctement toutes les données. Pour cela, vous pouvez également envisager de faire appel à un gestionnaire du patrimoine qui sera en mesure d’étudier ces différentes informations et vous guider dans vos choix.

financement fond propre

Rentabilité du projet : le critère décisif

Avant d’arbitrer entre un paiement comptant et un paiement à crédit, il est essentiel d’évaluer la performance réelle du projet immobilier. Le mode de paiement a un impact important sur la trésorerie et sur la fiscalité, mais il ne doit jamais faire oublier l’essentiel : un bon investissement reste avant tout un bien performant, cohérent avec vos objectifs et capable de s’inscrire dans la durée.

Un bien acheté comptant n’est pas automatiquement un bon investissement, tout comme un bien financé à crédit n’est pas forcément pertinent parce qu’il bénéficie de l’effet de levier. Pour prendre une décision éclairée, il faut examiner plusieurs indicateurs complémentaires.

Le rendement brut : un premier niveau de lecture

Le rendement brut permet d’obtenir une première estimation rapide de la performance d’un bien. Il se calcule en rapportant le loyer annuel au prix d’acquisition du bien.

La formule est la suivante :

Rendement brut=Loyer annuelPrix d’acquisition×100Rendement brut=Prix d’acquisitionLoyer annuel​×100

Par exemple, pour un bien acheté 180 000180000 € et loué 850850 € par mois, soit 10 20010200 € de loyers annuels, le rendement brut est de :

10 200180 000×100=5,67%18000010200​×100=5,67%

Cet indicateur est utile pour comparer rapidement plusieurs biens entre eux. En revanche, il reste insuffisant, car il ne tient pas compte des charges, de la fiscalité ni du mode de paiement.

Le rendement net : une approche plus réaliste

Le rendement net affine l’analyse en intégrant les charges courantes supportées par le propriétaire. Il peut s’agir de la taxe foncière, des frais d’assurance, des charges non récupérables, des frais de gestion ou encore de l’entretien courant.

La formule simplifiée est :

Rendement net=Loyers annuels−charges annuelles/Coût total du projet×100

Si l’on reprend le même bien avec 10200 € de loyers annuels et 2200 € de charges annuelles, pour un coût global de 190 000 € en incluant frais de notaire et frais annexes, le rendement net est de :

10 200−2 200/190 000×100=4,21%

Cette donnée est déjà beaucoup plus pertinente, car elle reflète mieux ce que le bien rapporte réellement avant impôt et avant paiement.

Le cash-flow : l’indicateur clé en cas de prêt

Le cash-flow correspond à ce qu’il reste, ou à ce qu’il manque, chaque mois une fois les loyers encaissés et toutes les dépenses payées. Il s’agit d’un indicateur central lorsque le bien est financé à crédit, car il permet de mesurer l’effort d’épargne réellement nécessaire.

La logique est simple :

Cash-flow=Loyers encaissés−charges−mensualité de prêt

Un cash-flow positif signifie que le bien génère un excédent mensuel. Un cash-flow négatif indique au contraire que l’investisseur doit remettre de l’argent tous les mois pour équilibrer l’opération.

Prenons un exemple :

  • Loyer mensuel : 850 €

  • Charges mensuelles moyennes : 180 €

  • Mensualité de prêt : 620 €

Le cash-flow mensuel est alors de :

850−180−620=50

Le bien dégage ici un excédent de 50 € par mois, soit 600 € par an, avant fiscalité. Cela ne fait pas du projet un investissement exceptionnel, mais cela montre qu’il peut s’autofinancer sans peser fortement sur la trésorerie de l’investisseur.

La capacité d’autofinancement du bien

Un bien est considéré comme autofinancé lorsque les loyers couvrent l’essentiel, voire la totalité, des dépenses liées à l’investissement. Cela inclut généralement la mensualité de prêt, les charges récurrentes et parfois une estimation prudente de la vacance locative ou des futurs travaux.

Cette capacité d’autofinancement est particulièrement importante pour les investisseurs qui souhaitent développer un patrimoine sans déséquilibrer leur budget personnel. Un bien qui semble attractif sur le papier peut devenir lourd à porter s’il exige un effort d’épargne élevé chaque mois.

À l’inverse, un projet légèrement déficitaire à court terme peut rester pertinent s’il s’inscrit dans une logique patrimoniale solide : emplacement recherché, forte demande locative, valorisation potentielle du bien ou fiscalité favorable. L’autofinancement ne doit donc pas être analysé seul, mais il reste un repère déterminant.

La rentabilité après fiscalité : le vrai juge de paix

La performance avant impôt ne suffit pas pour mesurer la performance d’un investissement locatif. Selon le régime fiscal et la tranche marginale d’imposition, le revenu réellement conservé peut varier fortement.

Un bien performant en apparence peut voir sa performance se dégrader après impôt et prélèvements sociaux. À l’inverse, un projet peut gagner en performance grâce à des déductions fiscales.

Supposons un revenu foncier imposable de 6000 € par an pour un investisseur à 30% de tranche marginale, plus 17,2% de prélèvements sociaux. La charge fiscale atteint :

6 000×47,2%=2 832

Le revenu net après fiscalité tombe à :

6 000−2 832=3 168

Cet exemple montre comment la fiscalité altère la performance perçue. Deux biens au même rendement brut peuvent diverger selon leurs charges.

financement par emprunt

Comparatif comptant vs prêt

Prenons un bien à 160000 €, frais annexes 12000 €, total 172000 €.

Loyer annuel : 9600 € (800 €/mois). Charges non récupérables : 2100 €.

Rendement brut :

9 600/160 000×100=6%

Rendement net (sur coût global) :

9 600−2 100/172 000×100=4,36%

Achat comptant : Revenu avant impôt = 9 600−2 100=7 500€.

Achat à crédit : Mensualité 690690 € (8280 €/an, dont 3000 € d’intérêts).

Cash-flow avant impôt : 9 600−2 100−8 280=−780 € (65 €/mois d’effort).

Revenu imposable : 9 600−2 100−3 000=4 500 €.

Écart fiscal vs cash : 3 000 €.

Économie d’impôt : 3 000×47,2%=1 416 €.

Le crédit pèse sur la trésorerie immédiate mais booste le levier patrimonial et réduit l’impôt.

Le cash offre du confort mensuel mais fige l’épargne.

Le prêt pèse sur la trésorerie immédiate mais booste le levier patrimonial et réduit l’impôt. Le comptant offre du confort mensuel mais fige l’épargne.

Analyse avant décision

Vérifiez :

  • Rendement brut pour comparer rapidement.

  • Rendement net pour la réalité des charges.

  • Cash-flow pour l’effort mensuel.

  • Autofinancement pour la durabilité.

  • Performance post-fiscalité pour le gain réel.

Un bon investissement reste cohérent avant, pendant et après impôt.

L’impact de la fiscalité sur le choix du paiement

Le choix entre un achat immobilier comptant et un achat financé par prêt ne se résume pas au coût du crédit ou au niveau d’épargne disponible. La fiscalité joue aussi un rôle central dans la performance réelle de l’investissement locatif. Selon le régime fiscal retenu, le recours au prêt peut améliorer l’équilibre financier de l’opération, voire réduire sensiblement la pression fiscale supportée par l’investisseur.

Micro-foncier ou régime réel : une différence majeure

Pour un investissement locatif nu, la fiscalité des revenus fonciers dépend principalement du régime choisi. Si les loyers hors charges perçus ne dépassent pas 15000 € par an, le bailleur peut, sous certaines conditions, relever du régime micro-foncier. Ce régime applique un abattement forfaitaire de 30% sur les loyers perçus.

Autrement dit, si un propriétaire encaisse 12000 € de loyers annuels, l’administration considère que son revenu imposable est de 8400 €.

Ce régime présente l’avantage de la simplicité, mais il ne permet pas de déduire les charges réelles. Les charges liées au prêt, les frais de gestion, la taxe foncière, les travaux ou encore l’assurance propriétaire non occupant ne sont donc pas pris en compte individuellement. Cela peut devenir pénalisant lorsque le bien génère des charges importantes, notamment dans les premières années qui suivent l’acquisition.

À l’inverse, le régime réel permet de déduire les dépenses effectivement supportées. Il devient souvent plus avantageux dès lors que le total des charges dépasse 30% des loyers encaissés.

Par exemple, pour 12000 € de loyers annuels, si le propriétaire supporte 5500 € de charges déductibles, son revenu foncier imposable tombe à 6500 € au lieu de 8400 € au micro-foncier. L’écart fiscal peut donc être significatif.

choix de financement

Les charges de prêt : un levier fiscal important

L’un des principaux atouts du paiement à crédit réside dans la déductibilité des charges de prêt au régime réel. Cette charge vient diminuer le revenu foncier imposable, ce qui réduit mécaniquement l’impôt et les prélèvements sociaux dus sur les loyers.

Prenons un exemple simple. Un investisseur perçoit 10800 € de loyers par an, soit 900 € par mois. Il supporte 2000 € de taxe foncière, assurance et frais divers, ainsi que 3200 € de charges de prêt la première année. Son revenu foncier imposable est alors de :

10 800−2 000−3 200=5 600

Sans prêt, et à charges identiques hors ces éléments, ce revenu imposable serait de :

10 800−2 000=8 800

La différence est de 3200 €. Si l’investisseur est imposé dans une tranche marginale de 30%, à laquelle s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2%, l’économie potentielle liée à cette déduction peut atteindre :

3 200×47,2%=1 510,40

Cet exemple montre qu’un prêt ne doit pas être analysé uniquement comme un coût. Dans certains cas, une partie de ce coût est atténuée par l’avantage fiscal qu’il procure.

Le déficit foncier : un mécanisme à ne pas négliger

Lorsque les charges déductibles dépassent les loyers encaissés, le propriétaire peut créer un déficit foncier. Ce mécanisme est particulièrement intéressant dans le cadre d’un investissement avec travaux ou au début d’un paiement à crédit, lorsque les charges sont encore élevées.

Une partie du déficit foncier, hors charges de prêt, peut être imputée sur le revenu global dans la limite de 10 700€ par an. Au-delà, ou pour la fraction provenant des charges de prêt, le déficit est reportable sur les revenus fonciers des années suivantes, pendant jusqu’à 1010 ans.

Prenons un cas concret. Un bailleur perçoit 9 000 € de loyers annuels. Il supporte 4 000 € de charges de prêt, 3 000 € de charges courantes et 8500 € de travaux déductibles. Son résultat foncier est de :

9 000−4 000−3 000−8 500=−6 500

Il se retrouve donc avec un déficit foncier de 6500 €. Si la part de ce déficit imputable hors charges de prêt le permet, il pourra venir réduire son revenu imposable global, ce qui représente un avantage particulièrement intéressant pour les contribuables fortement fiscalisés.

Le cas du LMNP : une logique fiscale différente

Si le bien est loué meublé, la fiscalité change de nature. Les revenus ne relèvent plus des revenus fonciers, mais des bénéfices industriels et commerciaux, dans le cadre du statut LMNP, loueur en meublé non professionnel, sous réserve de respecter les conditions applicables.

En LMNP, deux régimes coexistent également :

  • Le micro-BIC, avec un abattement forfaitaire de 50% sur les recettes locatives dans le régime classique

  • Le régime réel, qui permet de déduire les charges réelles, les charges de prêt et surtout d’amortir le bien, hors valeur du terrain

Cet amortissement constitue un avantage majeur. Il permet souvent de réduire fortement, voire d’annuler, l’imposition sur les loyers pendant plusieurs années. Par exemple, un bien meublé générant 15000 € de recettes annuelles peut, dans certains montages, ne dégager qu’un résultat fiscal très faible grâce à la combinaison des charges et des amortissements.

Dans ce contexte, le paiement par prêt peut aussi être pertinent, non seulement pour préserver la trésorerie, mais également pour optimiser la fiscalité globale du projet. Le choix entre achat comptant et achat à crédit doit donc être apprécié différemment selon qu’il s’agit d’une location nue ou meublée.

Arbitrer paiement et fiscalité ensemble

L’erreur la plus fréquente consiste à raisonner uniquement en termes de coût du prêt. En réalité, un investissement locatif doit être analysé dans son ensemble : performance, effort d’épargne, fiscalité, niveau d’endettement, stratégie patrimoniale et horizon de détention.

Un achat comptant peut sembler plus économique à première vue. Pourtant, dans certains cas, il peut s’avérer moins performant sur le plan patrimonial s’il prive l’investisseur de liquidités ou d’optimisations fiscales. À l’inverse, un prêt plus coûteux en apparence peut améliorer la performance nette après impôt grâce à la déduction des charges ou à la création d’un déficit foncier.

Prenons un exemple simplifié :

  • Achat cash : loyers annuels de 12000 €, charges de 2500 €, revenu imposable de 9500 €
  • Achat à crédit : mêmes loyers, mêmes charges, plus 3500 € d’intérêts, revenu imposable de 6000 €

 

L’écart de base imposable est de 3500 €. Pour un contribuable imposé à 41% plus 17,2% de prélèvements sociaux, l’économie peut atteindre : 3 500×58,2%=2 037

Cela ne signifie pas que le prêt est systématiquement meilleur, mais cela montre qu’un arbitrage intelligent doit toujours intégrer la dimension fiscale.

What you need to remember

Le mode de paiement influence directement la fiscalité de l’investissement locatif. En location nue, le régime réel permet de valoriser les charges de prêt et les charges réelles, tandis que le micro-foncier privilégie la simplicité avec un abattement de 30%30%.

En présence de travaux importants, le déficit foncier peut devenir un levier particulièrement efficace. En location meublée, le statut LMNP ouvre d’autres perspectives, notamment grâce à l’amortissement.

Autrement dit, le bon choix ne dépend pas seulement de votre capacité à acheter comptant ou à emprunter. Il dépend aussi du régime fiscal applicable, de votre niveau d’imposition et de votre stratégie patrimoniale globale. C’est pourquoi il est souvent plus pertinent d’arbitrer paiement et fiscalité en même temps plutôt que de les traiter séparément.

FAQ

Faut-il privilégier le micro-foncier ou le régime réel ?

Le micro-foncier peut être intéressant si vos charges sont faibles et si vous recherchez une gestion simple. Il applique un abattement forfaitaire de 30%30% sur les loyers. En revanche, si vos charges réelles dépassent ce seuil, notamment en présence d’un prêt ou de travaux, le régime réel est souvent plus avantageux.

Les charges de prêt sont-elles toujours déductibles ?

Les charges de prêt sont déductibles dans le cadre du régime réel pour une location nue. Elles viennent diminuer le revenu foncier imposable. En revanche, elles ne sont pas déductibles si vous relevez du micro-foncier, puisque ce régime applique un abattement forfaitaire sans prise en compte des charges réelles.

Un achat comptant est-il moins intéressant fiscalement ?

Pas nécessairement, mais il offre moins de leviers fiscaux qu’un achat à crédit. En l’absence de prêt, vous ne pouvez pas déduire de charges, ce qui augmente généralement la base imposable. L’achat comptant peut rester pertinent pour un investisseur qui privilégie la sécurité, la simplicité ou le revenu locatif immédiat.

Qu’est-ce qu’un déficit foncier ?

Le déficit foncier apparaît lorsque le montant des charges déductibles est supérieur aux loyers perçus. Dans certains cas, il peut être imputé sur le revenu global dans la limite de 10 70010700 € par an, ce qui permet de réduire l’imposition. Le surplus éventuel peut ensuite être reporté sur les revenus fonciers futurs.

Le LMNP est-il plus avantageux que la location nue ?

Le statut LMNP peut être très intéressant sur le plan fiscal, notamment grâce à la déduction des charges et à l’amortissement du bien. Dans de nombreux cas, il permet de réduire fortement l’imposition sur les loyers. Toutefois, son intérêt dépend du type de bien, du niveau de loyers, de la gestion souhaitée et de votre stratégie patrimoniale.

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