Aide CAF et premier achat immobilier en 2026 : les aides qui existent encore en 2026

photo de Manuel RAVIER
  • Article rédigé par Manuel RAVIER
  • Co-fondateur, Investissement-Locatif.com
Mis à jour le mercredi 30 septembre 2026
aide-premier-achat-immobilier-caf

Aide CAF et premier achat immobilier en 2026 : les points clés à retenir

Articles L31-10-1, L31-10-6, D31-10-3-1, L312-1 et L255-1 du CCH, articles 244 quater U et 278 sexies du CGI

  • La CAF ne finance plus l'achat : l'APL accession est fermée aux nouveaux prêts en métropole
  • Le PTZ finance jusqu'à 50 % du neuf partout en France, et l'ancien avec 25 % de travaux en zones B2 et C
  • Le prêt Action Logement ajoute jusqu'à 30 000 € à 1 % pour les salariés du privé
  • Depuis le 1er septembre 2026, isolation, fenêtres et VMC ne sont plus aidées seules par MaPrimeRénov'
  • Un logement financé par PTZ reste votre résidence principale 6 ans, sauf cas de location autorisés

Oui, des aides existent encore en 2026, mais la CAF ne finance plus directement l'achat. L'APL accession a disparu pour les nouveaux prêts en métropole. Votre financement repose désormais sur le PTZ, le PAS et le prêt Action Logement. La CAF intervient ensuite, une fois propriétaire, avec son prêt travaux à 1 %.

Vous payez un loyer chaque mois et vous voulez enfin acheter. Bonne idée. Mais en 2026, le paysage des aides a beaucoup bougé. Les taux remontent autour de 3,5 % sur 20 ans. MaPrimeRénov' a été resserrée au 1er septembre. Et beaucoup d'acheteurs cherchent encore une « aide CAF pour acheter » qui n'existe plus. 🏠 Chez Investissement-Locatif.com, nous accompagnons des primo-accédants et des investisseurs depuis 2012. Nous voyons chaque semaine des dossiers mal montés. Ils passent à côté de dizaines de milliers d'euros d'économies.

Travaux et installation : les aides CAF à solliciter une fois propriétaire

Commençons par clarifier le rôle de la CAF. La loi de finances pour 2018 (loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017) a supprimé l'APL accession. Depuis le 1er janvier 2020, plus aucun nouveau prêt ne l'ouvre en métropole. Seuls les départements d'outre-mer ont retrouvé une aide spécifique, par un décret publié au Journal officiel du 3 janvier 2020.

Concrètement, la CAF ne vous aidera pas à signer chez le notaire. En revanche, elle peut vous accompagner juste après, pour les travaux et l'équipement. Les montants restent modestes. Mais ils tombent au bon moment, quand votre trésorerie est au plus bas. Voyons d'abord le prêt national, puis les coups de pouce locaux.

Prêt amélioration de l'habitat (PAH) de la CAF : travaux, montant, taux 1 %

Le PAH est un prêt national de la Caisse nationale des allocations familiales. Il est encadré par la lettre-circulaire Cnaf n° 2012-047. Son principe est simple : financer des petits travaux dans votre résidence principale.

Pour y avoir droit, vous devez percevoir au moins une prestation familiale. Les allocataires qui touchent uniquement l'APL, l'ALS, l'AAH ou le RSA sont exclus. Vous pouvez être propriétaire ou locataire. Le logement doit être achevé, généralement depuis au moins deux ans.

Trois personnes réunies autour d’un bureau avec graphiques financiers, reflet d’un calcul de rendement locatif

Le prêt couvre jusqu'à 80 % des dépenses, dans la limite de 1 067,14 €. Son taux est fixé à 1 %. La CAF verse la moitié à la signature, l'autre moitié sur factures. Vous remboursez en 36 mensualités maximum. La première échéance tombe six mois après le premier versement.

Les travaux retenus sont ceux qui améliorent réellement le logement :

  • 🔌 la mise aux normes de l'électricité, les raccordements et branchements ;
  • 🚿 l'installation ou la réfection des sanitaires ;
  • 🔥 le remplacement du chauffage et l'isolation thermique ou phonique ;
  • 🏚️ la réfection de toiture ou de charpente, et l'agrandissement ;
  • ♿ l'adaptation du logement à une personne âgée ou handicapée.

Les travaux de luxe, l'entretien courant et l'achèvement d'une construction neuve sont exclus. Certaines CAF excluent aussi les cuisines équipées et les blocs salle de bains.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Beaucoup de primo-accédants vident leur épargne le jour de la signature. C'est une erreur. Gardez toujours trois à six mois de charges de côté. Les petits prêts comme le PAH servent justement à protéger ce matelas. Une résidence principale bien gérée, c'est votre premier dossier d'investisseur aux yeux du banquier.

Le PAH national a un plafond figé depuis des années. Heureusement, chaque caisse peut aller plus loin avec son budget d'action sociale.

Aides locales des CAF : des conditions qui varient selon les départements

Chaque CAF départementale dispose d'un fonds d'action sociale. Elle décide librement de ses aides complémentaires. Résultat : deux familles identiques n'ont pas les mêmes droits à Nantes ou à Lons-le-Saunier.

Ces aides locales prennent souvent la forme d'un prêt social sans intérêt. Il se cumule en général avec le PAH national. Il reste soumis au quotient familial. Voici quelques exemples publiés par les caisses en 2026.

PAH social

CAF de Haute-Loire

2 000 €

0 %

Quotient familial ≤ 800 €

PAH spécifique

CAF du Jura

3 000 €

0 %

Quotient familial ≤ 1 500 €

Prêt équipement du logement

CAF des Côtes-d'Armor

Variable

0 %

Mobilier et électroménager de première nécessité

D'autres caisses financent l'achat de mobilier ou d'électroménager après une installation. Certaines accordent des aides aux familles monoparentales ou aux jeunes parents.

Un point d'attention : la prime de déménagement de la CAF. Elle suppose d'ouvrir droit à une aide au logement dans le nouveau logement. Pour un accédant en métropole, ce n'est presque jamais le cas. Ne la comptez donc pas dans votre budget.

PTZ, PAS, Action Logement : les prêts aidés qui allègent votre achat

La CAF intervient après l'achat. Pour l'achat lui-même, ce sont les prêts aidés qui font la différence. Et en 2026, cette différence pèse lourd. L'Observatoire Crédit Logement/CSA mesure un taux moyen de 3,31 % en août 2026. Chaque euro emprunté à 0 % ou à 1 % devient donc précieux. Le premier levier, et de loin le plus puissant, reste le prêt à taux zéro.

PTZ 2026 : neuf partout en France, ancien avec travaux en zones B2 et C

Le PTZ est régi par les articles L31-10-1 et suivants du Code de la construction et de l'habitation (CCH). Sa version actuelle découle de l'article 90 de la loi de finances pour 2025. Le décret n° 2025-299 du 29 mars 2025 l'a mis en œuvre au 1er avril 2025. Le dispositif court jusqu'au 31 décembre 2027. La loi de finances pour 2026 n'a pas modifié ses plafonds.

Ce qui change tout depuis avril 2025 : le neuf est éligible partout en France. Appartement ou maison, zone tendue ou non. Dans l'ancien, le PTZ reste réservé aux zones B2 et C, avec des travaux importants.

Petite maison en bois posée sur contrat avec clés à côté, reflet d’un investissement locatif.

Les conditions à réunir en 2026 sont les suivantes :

  • ✅ ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années ;
  • ✅ respecter un plafond de revenu fiscal de référence N-2, soit l'avis 2025 sur les revenus 2024 ;
  • ✅ retenir le montant le plus élevé entre ce revenu et le coût total de l'opération divisé par 9 ;
  • ✅ dans l'ancien, réaliser des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l'opération ;
  • ✅ occuper le logement à titre de résidence principale, au moins huit mois par an.

Les plafonds de ressources sont fixés par l'article D31-10-3-1 du CCH. Voici les montants applicables en 2026, pour un à cinq occupants.

Occupants

Zone A et A bis

Zone B1

Zone B2

Zone C

1 personne

49 000 €

34 500 €

31 500 €

28 500 €

2 personnes

73 500 €

51 750 €

47 250 €

42 750 €

3 personnes

88 200 €

62 100 €

56 700 €

51 300 €

4 personnes

102 900 €

72 450 €

66 150 €

59 850 €

5 personnes

117 600 €

82 800 €

75 600 €

68 400 €

Le montant du PTZ dépend ensuite de votre tranche de revenus. Dans un logement collectif neuf, la quotité va de 50 % (tranche 1) à 20 % (tranche 4). Pour une maison neuve, elle descend de 30 % à 10 %. Dans l'ancien, elle va de 50 % à 20 %. Cette quotité s'applique au coût de l'opération, dans la limite d'un plafond. Dans le cas le plus favorable, le PTZ atteint 180 000 €.

Exemple : un couple sans enfant achète un T3 ancien dans une ville moyenne classée B2 :

  • Prix : 150 000 €
  • Travaux : 55 000 €
  • Leur revenu fiscal de référence 2024 est de 42 000 €
  • Ils restent sous le plafond de 47 250 €
  • Ramené au coefficient familial de 1,5, leur revenu donne 28 000 €
  • Ils relèvent donc de la tranche 4, avec une quotité de 20 %
  • Le plafond d'opération pour deux personnes en zone B2 est de 165 000 €
  • Leur PTZ atteint 20 % × 165 000 €, soit 33 000 € sans aucun intérêt.
Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Ne choisissez jamais une ville uniquement parce qu'elle ouvre droit au PTZ dans l'ancien. Une zone B2 ou C peut offrir de très beaux rendements, souvent entre 6 et 8,5 %. Mais seulement si la demande locative est réelle. Regardez l'emploi, les transports et la vacance locative avant le zonage.

Le PTZ ne finance jamais seul votre achat. Il doit être complété par un prêt principal, que l'État peut aussi sécuriser.

Prêt d'accession sociale (PAS) : garantie de l'État et frais réduits

Le PAS est un prêt conventionné, distribué par les banques qui ont signé une convention avec l'État. Il bénéficie de la garantie du Fonds de garantie à l'accession sociale (FGAS), prévu à l'article L312-1 du CCH. Selon les données SGFGAS publiées en juillet 2025, les PAS représentent 88,6 % des prêts conventionnés.

Ses plafonds de ressources sont alignés sur ceux du PTZ. Il peut financer jusqu'à 100 % de l'opération, hors frais de notaire, de garantie et de dossier. Sa durée va de 5 à 30 ans, et jusqu'à 35 ans avec modulation, selon l'article R331-63 du CCH.

Son taux n'est pas bonifié. Il est simplement plafonné par la SGFGAS. Depuis le 1er décembre 2025, le plafond en taux fixe est de 6,25 % au-delà de 20 ans. Les banques pratiquent des taux bien inférieurs, proches du marché.

Son vrai intérêt est ailleurs. La garantie de l'État rassure la banque et réduit vos frais de garantie. Les frais de dossier sont eux aussi encadrés. Pour un ménage modeste, c'est parfois ce qui transforme un refus en accord.

Autre atout méconnu : le PAS se cumule avec le PTZ et avec le prêt d'Action Logement. Pour les salariés du privé, ce dernier est une vraie pépite.

Prêt Accession Action Logement : 30 000 € à 1 % pour les salariés du privé

Action Logement gère la participation des employeurs à l'effort de construction. Il propose un prêt accession de 30 000 € maximum, au taux fixe de 1 % hors assurance. Ce taux s'applique depuis le 1er septembre 2023. La durée peut aller jusqu'à 25 ans. Il n'y a ni frais de dossier, ni frais de garantie.

Immeuble moderne avec balcons vitrés et façade élégante, symbole d’opportunité pour investir dans l’immobilier urbain durable et attractif.

Pour y accéder, vous devez être salarié d'une entreprise privée non agricole d'au moins 10 salariés. Vous ne devez pas avoir été propriétaire de votre résidence principale récemment. Des conditions de ressources s'appliquent aussi. Le prêt est plafonné à 40 % du coût total de l'opération.

Il finance notamment le neuf respectant des normes énergétiques, l'accession sociale sécurisée et l'achat d'un logement HLM. Dans ce dernier cas, le DPE doit être classé entre A et E.

Exemple : 30 000 € empruntés à 1 % sur 20 ans donnent une mensualité d'environ 138 €. Le coût total des intérêts est d'environ 3 100 €. Au taux de marché de 3,5 %, les mêmes 30 000 € coûteraient environ 11 800 € d'intérêts. L'économie dépasse 8 500 €.

Si votre budget reste trop juste malgré ces prêts, il existe une autre voie. Elle consiste à acheter moins cher, grâce à l'accession encadrée.

PSLA et bail réel solidaire (BRS) : devenir propriétaire à prix encadré

Le prêt social location-accession (PSLA) repose sur la loi n° 84-595 du 12 juillet 1984. Vous louez d'abord le logement neuf, puis vous levez l'option d'achat. Une partie des redevances versées s'impute sur le prix.

Le bail réel solidaire est défini à l'article L255-1 du CCH, créé par l'ordonnance n° 2016-985 du 20 juillet 2016. Un organisme de foncier solidaire garde le terrain. Vous achetez uniquement les murs, puis vous payez une redevance foncière mensuelle.

Ces deux formules offrent des avantages concrets :

  • 💶 un prix souvent inférieur de 20 à 40 % au marché local en BRS ;
  • 🧾 une TVA réduite à 5,5 %, prévue par l'article 278 sexies du CGI ;
  • 🏛️ une exonération de taxe foncière de 15 ans en PSLA, selon l'article 1384 A du CGI ;
  • 🛡️ des garanties de rachat et de relogement en cas d'accident de la vie ;
  • 🤝 un cumul possible avec le PTZ et le prêt Action Logement.

Soyons toutefois honnêtes. Ces formules sont pensées pour se loger, pas pour investir. En BRS, le prix de revente est plafonné et l'acheteur suivant doit respecter des plafonds de ressources. La mise en location est très encadrée. C'est un excellent tremplin, mais pas un actif de rendement.

Prêt aidé

Montant maximum

Taux

Primo-accédant exigé

Point fort

PTZ

Jusqu'à 180 000 €

0 %

Oui (2 ans)

Aucun intérêt, différé possible

PAS

Jusqu'à 100 % de l'opération

Taux de marché plafonné

Non

Garantie FGAS, frais réduits

Prêt Action Logement

30 000 € (40 % du coût)

1 %

Oui ou non-propriétaire récent

Sans frais de dossier

PSLA

Selon l'opération

Taux du prêt bancaire

Non, sous ressources

TVA 5,5 %, taxe foncière exonérée

BRS

Prix des murs seuls

Taux du prêt bancaire

Non, sous ressources

Prix d'achat très réduit

Rénover sans exploser votre budget : les aides travaux à connaître en 2026

Acheter un bien ancien à rénover reste l'une des meilleures stratégies patrimoniales. Vous achetez sous le prix du marché, puis vous créez de la valeur. C'est aussi la condition pour obtenir le PTZ dans l'ancien. Mais le financement des travaux a changé en pleine rentrée. Commençons par la réforme la plus récente, celle de MaPrimeRénov'.

MaPrimeRénov' : ce qui a changé au 1er septembre 2026

Le décret n° 2026-822 du 25 août 2026 a été publié au Journal officiel du 27 août 2026. Il est accompagné de deux arrêtés du même jour. Il modifie le décret fondateur n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Les nouvelles règles s'appliquent aux demandes déposées depuis le 1er septembre 2026.

Attention à un piège fréquent. Un devis signé avant cette date ne suffit pas à garder les anciennes conditions. Seule la date de dépôt de la demande compte.

Dans le parcours « par geste », plusieurs travaux ne sont plus financés lorsqu'ils sont réalisés seuls :

  • ❌ l'isolation des combles, des toitures et des murs ;
  • ❌ le remplacement des fenêtres au titre de l'isolation ;
  • ❌ la VMC double flux ;
  • ❌ les poêles et inserts à bois ou à granulés ;
  • ❌ les chauffe-eau thermodynamiques et solaires, ainsi que les systèmes solaires combinés ;
  • ❌ la pompe à chaleur hybride.

Ces travaux restent finançables dans une rénovation d'ampleur. Autre nouveauté : en maison individuelle, la rénovation d'ampleur exclut désormais tout chauffage fossile conservé après travaux. Gaz, fioul ou charbon doivent disparaître.

Travaux

Par geste avant le 1er septembre 2026

Par geste depuis le 1er septembre 2026

Solution de repli

Isolation des combles et toitures

Éligible

Supprimé

CEE, rénovation d'ampleur

Remplacement des fenêtres

Éligible

Supprimé

CEE, éco-PTZ

VMC double flux

Éligible

Supprimé

CEE

Chauffe-eau thermodynamique

Éligible

Supprimé

CEE bonifiés jusqu'au 1er janvier 2027

Poêle à bois ou à granulés

Éligible

Supprimé

CEE, aides locales

Pompe à chaleur air/eau

Éligible

Maintenu

-

Une souplesse demeure pour les passoires thermiques. Les logements classés F ou G gardent le parcours par geste jusqu'au 31 décembre 2027. Mais uniquement pour les travaux qui restent éligibles.

Deux mains échangent un porte-clés en forme de maison, reflet symbolique d’un crédit immobilier.

Pour un investisseur, le message est clair. Les gestes isolés rapportent moins d'aides. Les rénovations globales, elles, restent bien soutenues. Et elles valorisent davantage le bien à la revente comme à la location.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Depuis la réforme, je conseille de raisonner en projet global, pas en liste de gestes. Faites réaliser un audit énergétique avant l'achat si le DPE est mauvais. Il chiffre le saut de classe possible et les aides associées. Vous négociez ensuite le prix avec des arguments solides.

MaPrimeRénov' n'est plus l'unique source de financement des travaux. D'autres dispositifs, moins médiatisés, prennent le relais.

Éco-PTZ et aides des collectivités locales

L'éco-prêt à taux zéro est prévu à l'article 244 quater U du Code général des impôts (CGI). Il est prolongé jusqu'au 31 décembre 2027. Il finance sans intérêt des travaux de rénovation énergétique, sans condition de ressources.

Son montant dépend du nombre d'actions. Il atteint 15 000 € pour une action seule, 25 000 € pour deux et 30 000 € pour trois ou plus. Il monte à 50 000 € pour une rénovation globale ou couplée à MaPrimeRénov' Rénovation d'ampleur. La durée peut aller jusqu'à 20 ans.

Deux atouts intéressent directement les investisseurs. D'abord, il peut être demandé en même temps que le prêt d'acquisition. Ensuite, il est aussi ouvert aux propriétaires bailleurs. Le logement doit simplement être achevé depuis plus de deux ans.

Les certificats d'économies d'énergie (CEE) complètent ce dispositif. Un arrêté du 17 août 2026, publié au Journal officiel du 23 août, renforce certaines primes. Pour les ménages modestes, les chauffe-eau solaires bénéficient d'une bonification × 5. Les chauffe-eau thermodynamiques profitent d'une bonification × 7, jusqu'au 1er janvier 2027.

N'oubliez pas la fiscalité des travaux. La TVA tombe à 5,5 % pour la rénovation énergétique, selon l'article 278-0 bis A du CGI. Elle est de 10 % pour les autres travaux d'amélioration, selon l'article 279-0 bis.

Enfin, régions, départements et intercommunalités financent souvent leurs propres primes. Certaines villes aident la rénovation de façades ou la sortie de vacance d'un logement. Votre conseiller France Rénov' local connaît ces aides. Le rendez-vous est gratuit.

Cumuler les aides pour réduire apport et taux d'endettement

Pris un par un, chaque dispositif semble modeste. Empilés intelligemment, ils changent l'équation de votre projet. C'est là que se joue la vraie différence entre deux acheteurs aux revenus identiques. Voyons d'abord les règles du cumul, puis un cas concret complet.

Aides cumulables, apport personnel et taux d'endettement

Bonne nouvelle : la plupart des aides à l'accession se cumulent entre elles. Voici les combinaisons les plus courantes en 2026 :

  • 🧩 PTZ + PAS + prêt Action Logement, pour financer l'acquisition ;
  • 🧩 PTZ ancien + éco-PTZ, pour financer l'achat et la rénovation énergétique ;
  • 🧩 MaPrimeRénov' Rénovation d'ampleur + éco-PTZ + CEE, pour les gros travaux ;
  • 🧩 PSLA ou BRS + PTZ + prêt Action Logement, pour l'accession encadrée ;
  • 🧩 PAH national + prêt social de votre CAF, pour les travaux après l'emménagement.

Pourquoi ce cumul compte-t-il autant ? À cause de la règle du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF). Sa décision n° D-HCSF-2021-7 est juridiquement contraignante depuis le 1er janvier 2022. Elle plafonne le taux d'endettement à 35 %, assurance comprise. La durée est limitée à 25 ans, ou 27 ans dans le neuf avec différé.

Un prêt à 0 % ou à 1 % réduit le coût total de votre crédit. Avec un différé, il allège aussi vos mensualités des premières années. Vous restez sous les 35 % tout en finançant un projet plus ambitieux.

Côté apport, les banques demandent en général de couvrir au moins les frais de notaire et de garantie. Le PTZ joue ici un rôle clé. Beaucoup d'établissements le traitent comme une quasi-épargne dans l'analyse du dossier. Il renforce donc votre position pour négocier le taux du prêt principal.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Ne visez pas systématiquement 34,9 % d'endettement. Gardez une marge de quelques points. Cette marge, c'est votre capacité à financer votre premier investissement locatif dans trois ou quatre ans. Un primo-accédant qui sature sa capacité dès le départ bloque souvent la suite de son parcours.

Exemple de plan de financement d'un primo-accédant en 2026

Reprenons notre couple sans enfant. Il achète un T3 ancien de 150 000 € dans une ville moyenne classée B2. Il prévoit 55 000 € de travaux. Les frais de notaire atteignent environ 11 250 €. Comptez 2 000 € de garantie et de frais de dossier. Le coût total s'élève à 218 250 €.

Personne tenant une clé en forme de maison devant graphiques financiers, reflet d’une simulation de prêt achat-revente immobilier.

Les travaux représentent un peu plus de 25 % du coût total. Le PTZ ancien est donc accessible. L'un des deux conjoints travaille dans une PME privée de 40 salariés. Le couple apporte 15 000 € d'épargne. Leurs revenus nets atteignent environ 3 890 € par mois.

Poste

Sans prêts aidés

Avec prêts aidés

Apport personnel

15 000 €

15 000 €

PTZ (0 %, remboursement sur 15 ans)

-

33 000 €

Prêt Action Logement (1 %, 20 ans)

-

30 000 €

Prêt bancaire (3,5 %, 25 ans)

203 250 €

140 250 €

Mensualités totales hors assurance

1 018 €

1 023 €

Intérêts payés sur la durée

102 000 €

73 500 €

Taux d'endettement estimé, assurance comprise

27,7 %

27,7 %

Lisez bien ce tableau. Dans notre hypothèse, les mensualités restent quasi identiques. Le PTZ et le prêt Action Logement sont en effet remboursés plus vite que le prêt bancaire. Mais l'économie d'intérêts atteint près de 28 500 €. C'est un gain net pour votre patrimoine.

Le courtier peut aussi demander un prêt lissé. La banque ajuste alors les échéances du prêt principal pour garder une mensualité globale constante. Pour une tranche de revenus plus modeste, le différé du PTZ ferait baisser la mensualité des premières années. Le couple pourrait alors emprunter davantage, à effort mensuel égal.

Côté travaux, le couple peut encore ajouter un éco-PTZ pour la partie énergétique. Il allégerait d'autant le prêt bancaire à 3,5 %. Chaque euro basculé à 0 % augmente l'économie finale.

Vous avez un projet proche de celui-ci ? Nos conseillers Investissement-Locatif.com peuvent construire votre plan de financement réel. Ils intègrent vos aides, votre zone et votre stratégie patrimoniale.

Résidence principale aujourd'hui, investissement locatif demain

Un premier achat n'est pas seulement un toit. C'est la première brique d'un patrimoine. Chez Investissement-Locatif.com, nous voyons beaucoup d'investisseurs démarrer ainsi. Ils achètent leur résidence principale avec des aides, puis la transforment en bien locatif. Encore faut-il respecter les règles attachées à chaque prêt. La première concerne l'occupation du logement.

Obligation de résidence principale et cas de mise en location autorisés

Le PTZ impose une occupation à titre de résidence principale, selon l'article L31-10-6 du CCH. Cette obligation dure six ans à compter du versement des fonds. Vous devez y vivre au moins huit mois par an. Le PAS et le prêt Action Logement reposent sur la même logique d'occupation personnelle.

Si vous louez sans motif valable pendant ces six ans, le PTZ devient exigible. Vous devrez rembourser immédiatement le capital restant dû. Certaines situations permettent toutefois de louer sans perdre l'avantage :

  • 💼 une mobilité professionnelle qui éloigne votre travail de plus de 50 km ;
  • 💔 un divorce ou la rupture d'un PACS ;
  • 🕊️ le décès de l'un des emprunteurs ;
  • ♿ une invalidité reconnue ;
  • 📉 une période de chômage de plus d'un an.

Dans ces cas, la location reste encadrée. Le loyer et les ressources du locataire doivent respecter des plafonds. Prévenez toujours votre banque par écrit avant de signer un bail.

Passé le délai de six ans, vous retrouvez votre liberté. Vous pouvez déménager et louer votre ancien logement. Le PTZ continue alors à courir normalement. En revanche, une revente rend exigible le capital restant dû.

Capacité d'emprunt libérée et APL des locataires versée au bailleur

Le jour où vous louez votre ancien logement, votre profil bancaire change. Les banques retiennent en général 70 % du loyer dans vos revenus. Ce loyer compense une large part de votre mensualité. Votre taux d'endettement baisse, et votre capacité d'emprunt se libère pour un nouvel achat.

Simulateur de capacité d'emprunt

Les aides profitent aussi au bailleur. Si votre locataire perçoit une aide au logement, elle peut vous être versée directement. C'est le tiers payant, à demander auprès de la CAF. Vous sécurisez une partie du loyer chaque mois. Le logement doit cependant respecter les critères de décence du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002.

La performance énergétique devient ici décisive. La loi Climat et résilience n° 2021-1104 du 22 août 2021 interdit la location des logements classés G depuis le 1er janvier 2025. Les logements classés F suivront en 2028, puis les E en 2034. Les travaux financés aujourd'hui avec le PTZ ancien et l'éco-PTZ vous protègent donc demain.

Salon moderne avec canapé gris, table ronde noire et bibliothèque boisée, illustration d’un intérieur bien meublé et chaleureux.

Pour votre deuxième achat, un nouveau cadre fiscal existe. Le statut du bailleur privé, dit dispositif Jeanbrun, est en vigueur depuis le 21 février 2026. Créé par la loi de finances pour 2026, il vise les acquisitions réalisées jusqu'au 31 décembre 2028. Il permet d'amortir le bien en location nue, en contrepartie de loyers plafonnés. Le taux annuel va de 3,5 à 5,5 % dans le neuf, et de 3 à 4 % dans l'ancien réhabilité.

Aides au premier achat en 2026 : passez de locataire à investisseur

En 2026, l'aide CAF pour acheter n'existe plus au sens strict. Mais le premier achat reste très soutenu. Le PTZ couvre le neuf partout en France et l'ancien rénové en zones B2 et C. Le PAS sécurise votre prêt principal. Le prêt Action Logement ajoute 30 000 € à 1 %. La CAF prend le relais pour les petits travaux.

Le contexte pousse à agir avec méthode. Les taux remontent doucement depuis l'été. MaPrimeRénov' s'est resserrée au 1er septembre 2026. Les aides récompensent désormais les projets bien préparés et les rénovations globales. Un dossier bien monté peut vous faire économiser plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Surtout, votre première résidence principale peut devenir votre premier actif locatif. Achetée au bon endroit, rénovée avec les aides, elle se louera demain avec un rendement de 3 à 8,5 %. Elle libérera aussi votre capacité d'emprunt pour la suite.

👉 Vous souhaitez bâtir ce parcours sans erreur ? Les experts d'Investissement-Locatif.com vous accompagnent de la recherche du bien au montage financier. Nous identifions les aides auxquelles vous avez droit. Nous sélectionnons un bien qui se louera bien demain. Prenez rendez-vous avec un conseiller pour faire le point sur votre projet, gratuitement et sans engagement.

You wish to launch your real estate project?

Une question, un projet ?

01 84 17 67 60 N° NON-SURTAXÉ

FAQ

Le PAS est-il réservé aux primo-accédants ?

Non. Contrairement au PTZ, le prêt d'accession sociale n'exige pas d'être primo-accédant. Il suffit de respecter les plafonds de ressources et de financer sa résidence principale. Un propriétaire qui revend pour racheter plus grand peut donc y prétendre.

Peut-on acheter en SCI avec un PTZ ou un prêt Action Logement ?

Non. Ces prêts sont réservés aux personnes physiques qui financent leur résidence principale. Une SCI ne peut pas en bénéficier. La SCI reste en revanche un outil pertinent pour vos futurs investissements locatifs, notamment pour organiser une détention à plusieurs.

Les frais de notaire sont-ils moins élevés dans le neuf ?

Oui. Dans le neuf, ils représentent en général 2 à 3 % du prix, contre 7 à 8 % dans l'ancien. La différence vient des droits de mutation, fortement réduits sur un logement neuf. Sur un bien à 200 000 €, l'écart peut dépasser 10 000 € d'apport.

L'assurance emprunteur est-elle obligatoire sur les prêts aidés ?

Pour le prêt Action Logement, l'assurance décès-invalidité est obligatoire. Pour le PTZ et le PAS, la banque l'exige en pratique. Depuis la loi Lemoine n° 2022-270 du 28 février 2022, vous pouvez changer d'assurance à tout moment. C'est un levier d'économie souvent négligé après la signature.

Photo de Manuel RAVIER

Manual RAVIER

Co-fondateur, Investissement-Locatif.com

LinkedIn

Spécialiste de l'investissement locatif dans l'ancien, Manuel Ravier connaît les rouages de l'achat-rénovation. Audit énergétique, seuil de travaux du PTZ, éco-PTZ, aides locales : il bâtit des plans de financement solides, visant des rendements de 3 à 8,5 %.

Voir tous les articles de Manuel RAVIER →