Immobilier et présidentielle 2027 : le comparatif des programmes
Immobilier et présidentielle 2027 : les points clés à retenir
Constitution du 4 octobre 1958 (art. 6, 7), Code général des impôts (art. 150 U à 150 VH, art. 31, formulaire 2044-EB), Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (art. 18),
- Le statut du bailleur privé, adopté par l'Assemblée nationale le 15 janvier 2026 puis promulgué par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026, ouvre un amortissement fiscal annuel de 3,5 % à 5,5 % selon le niveau de loyer pratiqué, imputable sur le revenu global dans la limite de 21 400 euros, sans zonage géographique ;
- Aucune mesure présentée à ce jour par les candidats déclarés à l'élection présidentielle ne prévoit d'effet rétroactif sur les acquisitions réalisées avant l'entrée en vigueur d'une éventuelle réforme, conformément aux précédents constatés sur les dispositifs fiscaux immobiliers des trente dernières années ;
- L'interdiction de louer un logement selon sa performance énergétique, fixée par la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 et précisée par le décret n° 2023-796 du 18 août 2023, suit un calendrier déjà arrêté jusqu'en 2034 (classe G depuis le 1er janvier 2025, classe F au 1er janvier 2028, classe E au 1er janvier 2034), indépendant du résultat du scrutin de mai 2027 ;
- L'encadrement des hausses de loyers en zone tendue, fondé sur l'article 18 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, est reconduit par décret du 20 juillet 2026 jusqu'au 31 juillet 2027, soit une échéance postérieure à l'élection présidentielle elle-même ;
- Le régime d'imposition des plus-values immobilières des particuliers (art. 150 U et suivants du CGI) prévoit une exonération totale au titre de l'impôt sur le revenu après 22 ans de détention, et après 30 ans pour les prélèvements sociaux de 17,2 %, un régime non remis en cause par la majorité des candidats à ce jour.
Non, il ne faut pas nécessairement attendre 2027 pour investir dans l'immobilier locatif. Aucun candidat ne propose de mesure rétroactive sur les acquisitions déjà réalisées. Le cadre fiscal actuel, notamment le statut du bailleur privé promulgué en 2026, reste applicable pendant plusieurs années, quelle que soit l'issue du scrutin de mai 2027.
L'élection présidentielle et l'investissement locatif sont désormais deux sujets liés en France. Plusieurs candidats ont déjà formulé une proposition sur le logement, portée par leur parti ou leur mouvement politique. Certains veulent supprimer l'encadrement des loyers, d'autres veulent le généraliser. Ce comparatif présente, mesure par mesure, ce que chaque programme changerait concrètement pour un propriétaire bailleur, sur le droit de propriété, la fiscalité du patrimoine ou la performance énergétique des logements. Il ne s'agit ni d'un pronostic électoral ni d'un jugement de valeur. L'objectif est de mesurer l'effet mécanique de chaque proposition sur un projet locatif, et d'identifier ce qui reste stable pour investir sereinement en 2026, avant même de connaître le résultat du vote.
Le calendrier électoral 2027 : ce qu'il fixe, ce qu'il ne dit pas
Le calendrier électoral, lui, ne relève d'aucune interprétation. Conformément à la Constitution, le mandat présidentiel est fixé à cinq ans. L'élection de mai 2027 aura lieu à l'échéance du mandat en cours, avec un premier tour en avril 2027 et un second tour en mai 2027, selon un calendrier précisé par décret dans les mois précédant le scrutin. C'est la seule certitude absolue de ce dossier électoral : la date du vote existe, le contenu des programmes s'écrit encore.
Ce que ce calendrier ne dit pas, c'est le contenu des réformes à venir. Un investisseur qui attend le résultat du scrutin pour agir attend en réalité un événement qui ne change rien à ce qui est déjà voté en France. Plusieurs éléments du cadre locatif sont fixés par des textes en vigueur, indépendamment du résultat de mai 2027 :
- Le statut du bailleur privé, promulgué le 19 février 2026, dans le cadre de la loi de finances pour 2026
- Le calendrier d'interdiction de location selon la performance énergétique du logement, fixé jusqu'en 2034 par décret déjà publié
- L'encadrement des hausses de loyers en zone tendue, reconduit par décret jusqu'au 31 juillet 2027
Ces trois points sont détaillés plus loin dans cet article. Ils constituent le socle légal sur lequel un projet immobilier peut se construire dès aujourd'hui, sans attendre l'issue du vote.
Le comparatif des programmes, mesure par mesure
Quatre candidats ont publié une proposition sourcée et datée sur les sujets qui touchent directement un bailleur privé : statut fiscal, encadrement des loyers, énergie du logement, fiscalité du patrimoine et impayés. Trois candidats n'ont pas encore rendu ce volet public à la date de rédaction de cet article, le 18 septembre 2026.
| Mesure | Bruno Retailleau (LR) | Jean-Luc Mélenchon (LFI) | Marine Le Pen (RN) | Raphaël Glucksmann (Place publique) | Gabriel Attal (Renaissance) | Édouard Philippe (Horizons) | Marine Tondelier (EELV) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Statut du bailleur privé | Amortissement universel de 4 % par an, non zoné, neuf et ancien programme du 28 mai 2026 | Arrêt immédiat des aides fiscales à l'investissement locatif privé, programme "L'Avenir en commun" | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) |
| Encadrement des loyers | Suppression de l'encadrement des loyers, programme du 28 mai 2026 | Encadrement partout sur le territoire et à la baisse dans les grandes villes, programme melenchon2027.fr | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Encadrement national des loyers dans les zones tendues, programme Place publique | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) |
| DPE et interdiction de louer | Fin des interdictions de louer liées au DPE, maintien du diagnostic comme indicateur, programme du 28 mai 2026 | Rénovation des passoires thermiques rendue obligatoire avant toute mise en location, programme melenchon2027.fr | Suppression de certaines contraintes liées au DPE, discours du 13 septembre 2026 à Hénin-Beaumont | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) |
| Fiscalité patrimoine et plus-value | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Impôt sur la fortune immobilière plus redistributif, assiette élargie, taux relevés, programme économique 2027 | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) |
| Impayés et expulsions | Expulsion administrative sous 10 jours en cas d'occupation illégale, programme du 28 mai 2026 | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Position non publiée à ce jour (18/09/2026) | Facilités accrues pour expulser les locataires mauvais payeurs, comparateur programme Place publique | Position non publiée à ce jour |
👉 Méthode et règle de rattrapage. Une proposition n'entre dans ce tableau que si elle répond à des critères précis :
- Elle figure dans un document de campagne officiel du candidat ou de son parti, ou dans une déclaration publique retranscrite
- Elle est datée et directement attribuable au candidat, jamais prêtée à un courant politique dans son ensemble
- Elle décrit une action concrète sur le logement, pas une intention générale ou un slogan de campagne
Les trois candidats sans fiche ne sont pas écartés du comparatif : ils y figurent avec la mention explicite de l'absence de proposition publiée, datée au jour de publication de cet article. Ce tableau sera mis à jour dès qu'un programme complet sera rendu public par leur parti respectif.
Les cinq mesures qui changeraient vraiment quelque chose pour un investisseur
Sur la dizaine de sujets logement débattus par les candidats, cinq ont un effet mécanique direct sur la rentabilité d'un bien locatif. Les autres, comme la relance de la construction neuve ou la réforme du logement social, touchent surtout l'offre globale de logements en France, pas le calcul d'un investisseur déjà propriétaire. Voici ce que chaque proposition changerait, textes officiels à l'appui.
Statut du bailleur privé et amortissement
Ce point n'est plus une simple promesse de campagne. Selon les données de l'Assemblée nationale, le statut du bailleur privé a été adopté par un vote le 15 janvier 2026, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, par 84 voix contre 22. Le texte a été promulgué le 19 février 2026.
| Paramètre | Contenu du dispositif |
|---|---|
| Taux d'amortissement annuel | Entre 3,5 % et 5,5 %, selon le niveau de loyer pratiqué |
| Biens concernés | Location nue, neuf et ancien |
| Condition pour l'ancien | Travaux représentant au moins 30 % du prix d'acquisition, classe énergétique A ou B visée |
| Zonage | Aucun, dispositif applicable sur tout le territoire français |
| Plafond d'imputation sur le revenu global | 21 400 euros |
| Déclaration fiscale | Formulaire 2044-EB |
Ce régime d'impôt existe donc déjà en 2026, indépendamment du scrutin de 2027. Bruno Retailleau propose de le renforcer avec un taux universel de 4 % par an. Jean-Luc Mélenchon propose à l'inverse d'arrêter les aides fiscales à l'investissement locatif privé. Entre les deux propositions, le dispositif voté reste la référence légale applicable aujourd'hui pour tout propriétaire.
Encadrement des loyers
Deux dispositifs coexistent aujourd'hui en France, et il ne faut pas les confondre :
- Le premier limite la hausse des loyers lors d'un changement de locataire ou d'un renouvellement de bail dans les zones dites tendues. Selon Service-public.gouv.fr, un décret du 20 juillet 2026 reconduit ce dispositif du 1er août 2026 au 31 juillet 2027, sur le fondement de l'article 18 de la loi du 6 juillet 1989
- Le second est l'encadrement expérimental des loyers avec loyers de référence, en vigueur dans plusieurs villes depuis la loi ELAN.
Sur ce terrain, les propositions divergent nettement selon le candidat et son parti. Bruno Retailleau veut supprimer purement et simplement l'encadrement des loyers, estimant qu'il réduit l'offre de logements disponible. Jean-Luc Mélenchon veut au contraire le généraliser à tout le territoire, avec une baisse ciblée dans les zones très tendues. Raphaël Glucksmann propose de le maintenir en zone tendue sans l'étendre à l'ensemble du pays. Pour un investisseur en zone déjà encadrée, l'effet mécanique est direct sur le loyer de relocation exprimé en euros, donc sur le rendement affiché.
Interdiction de louer liée à la performance énergétique
Le calendrier actuel n'est pas une proposition de campagne, il est déjà écrit dans la loi. La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 organise une sortie progressive des passoires énergétiques du marché locatif français, précisée par le décret n° 2023-796 du 18 août 2023.
| Échéance | Classe énergétique interdite à la location | Base légale |
|---|---|---|
| 1er janvier 2023 | G+ (plus de 450 kWh/m²/an) | Loi Climat et Résilience du 22 août 2021 |
| 1er janvier 2025 | G | Décret n° 2023-796 du 18 août 2023 |
| 1er janvier 2028 | F | Décret n° 2023-796 du 18 août 2023 |
| 1er janvier 2034 | E | Décret n° 2023-796 du 18 août 2023 |
Un changement récent mérite d'être connu de tout investisseur qui possède un bien chauffé à l'électricité. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion utilisé dans le calcul de la performance énergétique a été révisé à la baisse. Selon le ministère de la Transition écologique, cette réforme fait sortir plusieurs centaines de milliers de logements chauffés à l'électricité de la catégorie des passoires énergétiques.
Ce qui ne change pas, quel que soit le candidat élu à la présidentielle :
- Un locataire déjà en place n'est jamais tenu de partir si son logement devient interdit à la location
- L'interdiction ne s'applique qu'aux nouveaux baux, aux renouvellements et aux reconductions tacites postérieurs à l'échéance
- Le diagnostic reste obligatoire dans le contrat de location, quelle que soit la classe énergétique du bien
Sur ce dossier, Bruno Retailleau veut mettre fin aux interdictions de louer tout en gardant le diagnostic comme simple indicateur informatif. Marine Le Pen propose de supprimer certaines contraintes énergétiques. Jean-Luc Mélenchon veut au contraire durcir la règle, en rendant la rénovation énergétique obligatoire avant toute mise en location, quelle que soit la classe du logement.
Impôt sur le patrimoine et plus-value immobilière
Le régime de l'impôt sur les plus-values immobilières des particuliers, fixé par les articles 150 U et suivants du Code général des impôts, prévoit une exonération progressive selon la durée de détention. Les plus-values immobilières sont taxées à 19 % au titre de l'impôt sur le revenu et à 17,2 % au titre des prélèvements sociaux, avant une exonération totale acquise à l'issue d'un délai de détention de 22 ans pour l'impôt sur le revenu, puis de 30 ans pour les prélèvements sociaux.
Ce régime d'impôt n'est pas remis en cause par la plupart des candidats. Jean-Luc Mélenchon est le seul, à ce jour, à publier une proposition offensive sur la fiscalité du patrimoine, avec un impôt sur la fortune immobilière élargi et des taux relevés, porté par son parti. Aucun autre candidat n'a publié de position chiffrée sur la plus-value au 18 septembre 2026. C'est un point d'attention à surveiller, pas une inquiétude à anticiper aujourd'hui.
Impayés et procédures d'expulsion
La loi du 27 juillet 2023, dite loi anti-squat, a déjà transformé ce terrain avant même la campagne présidentielle. Concrètement, ce texte a changé plusieurs choses pour le droit des propriétaires :
- Création d'un délit spécifique d'occupation illicite de domicile
- Accélération des procédures d'expulsion en cas de squat avéré
- Renforcement des sanctions contre les squatteurs et les incitations à l'occupation illégale
Deux candidats vont plus loin dans leur proposition. Bruno Retailleau propose une expulsion administrative sous 10 jours pour toute occupation illégale constatée, selon sa proposition du 28 mai 2026. Raphaël Glucksmann, dont le positionnement est notable à gauche sur ce point précis, propose de donner davantage de facilités aux propriétaires pour expulser les locataires mauvais payeurs, selon le programme officiel de son parti, Place publique.
Ce qui est déjà acté pour 2027, quel que soit le résultat du scrutin
Trois éléments du cadre locatif sont déjà fixés par des textes en vigueur en France, indépendamment du résultat de mai 2027 :
- Le statut du bailleur privé, promulgué le 19 février 2026, avec son amortissement de 3,5 % à 5,5 % par an
- Le calendrier énergétique, avec l'interdiction de la classe F fixée au 1er janvier 2028 par un décret déjà publié
- L'encadrement des hausses de loyers en zone tendue, reconduit par décret jusqu'au 31 juillet 2027
Un quatrième élément mérite d'être suivi sans être encore acté : le projet de loi Relance Logement, actuellement en cours d'examen au Sénat, qui a déjà fait l'objet de premiers assouplissements votés par les sénateurs. Une bonne partie du débat que les candidats reprennent dans leur programme est donc déjà en cours d'écriture, avant même l'élection et le vote des Français.
Pourquoi une mesure votée en 2027 ne s'applique pas en 2027 ?
Un candidat élu à la présidentielle en mai 2027 ne peut pas transformer une proposition en loi le lendemain de son investiture. Le précédent du statut du bailleur privé illustre bien les étapes que suit toute réforme de l'impôt d'ampleur.
| Stage | Ce qu'elle signifie | Exemple du statut du bailleur privé |
|---|---|---|
| Dépôt et vote de la loi de finances | La proposition est débattue et votée par le Parlement | Vote de l'Assemblée nationale le 15 janvier 2026 |
| Promulgation | Le texte devient officiellement une loi | Promulgation le 19 février 2026 |
| Décret d'application | Les modalités concrètes sont précisées | Nécessaire pour la mise en œuvre opérationnelle du dispositif |
| Entrée en vigueur effective | La mesure devient applicable aux contribuables | Souvent plusieurs mois après le vote initial |
Le même mécanisme s'observe sur la performance énergétique du logement : la loi Climat et Résilience a été votée le 22 août 2021, mais son décret d'application précisant les seuils n'est paru que le 18 août 2023, soit deux ans plus tard.
Le troisième mécanisme, et le plus protecteur pour un investisseur déjà engagé, est la non-rétroactivité. En matière d'impôt, une réforme s'applique presque toujours aux opérations réalisées après son entrée en vigueur, pas à celles déjà conclues. Les grandes réformes immobilières des dernières décennies, votées par des parti différents selon les mandats, ont systématiquement préservé les engagements antérieurs par des clauses transitoires. Un achat réalisé en 2026 sous le régime fiscal actuel a, historiquement, de très fortes chances de conserver ce régime plusieurs années, même en cas de changement de majorité.
Investissement locatif : ce que coûte une année d'attente
Prenons un cas hypothétique. Un studio de 25 m² acheté 110 000 euros dans une ville moyenne, loué 480 euros par mois charges comprises, affiche un rendement brut proche de 5,2 %, dans la fourchette de rendement visée aujourd'hui, comprise entre 3 et 8,5 % selon les villes et les typologies de logements.
| Poste | Montant sur 12 mois |
|---|---|
| Loyers perçus (rendement brut 5,2 %) | 5 760 euros |
| Report d'achat d'un an (perte de loyers) | 5 760 euros manqués |
| Avantage fiscal du statut du bailleur privé non capté (hypothèse d'amortissement à 4 %) | Environ 4 400 euros de base amortissable non déduite |
| Coût cumulé estimé d'une année d'attente | Environ 10 000 euros dans cet exemple |
(Sources : meilleursagents 2026)
Ce chiffrage reste une illustration et dépend fortement de la ville, du type de logement et du taux de crédit au moment de l'achat.
- Ce calcul ne tient pas compte d'une éventuelle évolution du prix du bien, volontairement écartée pour rester sur des données vérifiables ;
- Il ne tient pas compte des taux de crédit, qui évoluent indépendamment du calendrier électoral
- Il montre uniquement le coût d'opportunité mécanique d'un report de décision, en euros
Les critères qui protègent un projet locatif lancé en ce 2026 quel que soit le résultat
Certains fondamentaux ne dépendent d'aucun vote. Ce sont eux qui déterminent la solidité d'un investissement immobilier, avant même de lire la proposition d'un candidat.
- La tension locative de la ville, mesurée par le rapport entre demande et offre de logements
- La solvabilité du bassin d'emploi local, qui conditionne la stabilité des loyers sur dix ans
- La performance énergétique du bien, désormais un critère d'achat autant qu'un critère de conformité
- La marge de négociation à l'achat, qui protège la rentabilité même si les prix stagnent
- La diversification du montage, entre location nue et meublée, pour s'adapter aux évolutions de l'impôt
- La qualité de la gestion locative, qui limite l'exposition au risque d'impayé
Un bien bien situé, correctement financé et loué à un prix cohérent avec le marché local reste un actif protégé en France, quelle que soit l'issue de mai 2027.
Investir en 2026 ou attendre 2027 : la vraie question à se poser
La présidentielle de 2027 rebattra sans doute certaines règles du jeu locatif en France. Mais le tableau ci-dessus montre une réalité plus nuancée que le débat médiatique. Sur les cinq mesures qui comptent vraiment pour un bailleur, aucun candidat ni aucun parti ne remet en cause les acquisitions déjà réalisées. Le statut du bailleur privé existe déjà, promulgué en février 2026. Le calendrier énergétique est déjà écrit jusqu'en 2034. L'encadrement des loyers en zone tendue est déjà fixé jusqu'en juillet 2027.
La vraie question n'est donc pas de savoir qui remportera le vote en mai 2027. Elle est de savoir si votre projet repose sur des fondamentaux solides, capables de traverser n'importe quelle majorité et n'importe quel parti au pouvoir. Un bien bien situé, correctement financé, reste un actif protégé. C'est cette décision, celle de l'investisseur, qui détermine la rentabilité d'un projet, bien plus que le résultat d'un scrutin. Pour construire une stratégie adaptée à votre budget et à votre ville cible, nos conseillers peuvent étudier votre projet et vous accompagner dans le choix d'un logement cohérent avec vos objectifs patrimoniaux.
FAQ
Un achat réalisé en 2026 peut-il être rétroactivement concerné par une réforme votée en 2027 ?
En matière d'impôt en France, la non-rétroactivité est la règle quasi systématique. Les réformes immobilières des dernières décennies ont toujours prévu des clauses transitoires pour les opérations déjà engagées au moment du vote.
Le statut du bailleur privé est-il cumulable avec le statut LMNP ?
Non, ce sont deux régimes distincts. Le statut du bailleur privé s'applique aux revenus fonciers d'un logement loué nu, tandis que le LMNP concerne la location meublée sous un régime de bénéfices industriels et commerciaux. Le choix dépend du type de location envisagé.
L'encadrement des loyers en zone tendue s'applique-t-il à tous les baux ?
Non, il concerne uniquement les relocations, les renouvellements de bail et les révisions annuelles dans les communes classées en zone tendue par décret. Un bail en cours n'est pas rétroactivement modifié par un nouveau décret.
Un logement mal classé sur le plan énergétique peut-il encore être loué en 2027 ?
Oui, si sa classe reste au-dessus du seuil interdit. L'interdiction de louer un bien classé E n'entrera en vigueur qu'au 1er janvier 2034 en France métropolitaine, selon le calendrier fixé par le décret du 18 août 2023.
Que se passe-t-il pour un locataire déjà en place si son logement devient interdit à la location ?
Le locataire déjà en place peut rester dans les lieux, la loi ne l'oblige pas à partir. C'est la mise en location d'un nouveau bail, un renouvellement ou une reconduction tacite après l'échéance qui devient impossible sans mise aux normes énergétiques.
Une assurance loyers impayés reste-t-elle utile si les procédures d'expulsion sont accélérées ?
Oui. L'accélération d'une procédure judiciaire réduit le délai avant recouvrement, mais ne garantit jamais le paiement effectif du locataire défaillant. L'assurance couvre la perte financière, en euros, pendant toute la durée de la procédure.
La SCI change-t-elle l'exposition d'un investisseur aux réformes de l'impôt annoncées par les candidats ?
La SCI à l'impôt sur les sociétés obéit à des règles de plus-value professionnelle différentes de celles des particuliers, régies par le Code général des impôts. Le choix de la structure juridique doit être étudié en amont, avant l'achat, car il conditionne le régime fiscal applicable sur toute la durée de détention du patrimoine.
À quelle date précise aura lieu le premier tour de la présidentielle 2027 ?
Le premier tour est prévu en avril 2027, le second tour en mai 2027, conformément au calendrier électoral quinquennal fixé par la Constitution. La date exacte du vote est fixée par décret présidentiel dans les mois précédant le scrutin.
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