Achat en nue-propriété : quels avantages, quelles limites en 2026 ?

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  • Article rédigé par Manuel RAVIER
  • Co-fondateur, Investissement-Locatif.com
Mis à jour le jeudi 21 mai 2026
Summary
Les avantages fiscaux de l'achat en nue-propriété
Comment fonctionne l'achat en nue-propriété en 2026 ?
Quelle fiscalité s'applique au nu-propriétaire ?
Achat en nue-propriété, une stratégie patrimoniale discrète et efficace en 2026
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L'achat en nue-propriété est l'une des rares stratégies immobilières qui vous permet d'acheter moins cher, de ne payer aucun impôt sur les revenus locatifs pendant 15 à 20 ans et de récupérer un bien en pleine propriété sans débourser un centime supplémentaire. En 2026, dans un contexte de pression fiscale persistante sur les investisseurs immobiliers, ce montage patrimonial discret revient en force dans les arbitrages des épargnants les plus avertis. Pourtant, il reste méconnu du grand public.

Son principe est simple : vous achetez les « murs » d'un bien immobilier à prix fortement réduit, tandis qu'un usufruitier, le plus souvent un bailleur social ou un organisme institutionnel, conserve temporairement le droit d'habiter ou de louer ce bien. Vous ne percevez aucun loyer pendant la durée du démembrement, mais vous ne payez ni impôt sur le revenu, ni prélèvements sociaux, ni Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) sur ce bien. Et à l'extinction de l'usufruit, vous récupérez automatiquement la pleine propriété : valorisée, rénovée et libre.

Pour un investisseur à la Tranche Marginale d'Imposition (TMI) de 30 % ou plus, c'est une équation patrimoniale particulièrement intéressante. Chez Investissement Locatif, nous observons que les profils les plus adaptés à la nue-propriété sont précisément ceux qui cherchent à capitaliser sans alourdir leur fiscalité actuelle : des cadres supérieurs, des chefs d'entreprise, des professions libérales.

Les avantages fiscaux de l'achat en nue-propriété

La nue-propriété n'est pas un simple montage juridique : c'est, avant tout, un outil de défiscalisation puissant et légal, encadré par le Code civil et le Code général des impôts. En 2026, ses atouts fiscaux restent intacts et, dans certains cas, se sont même renforcés par rapport aux alternatives comme le LMNP, dont le régime a été partiellement durci par la loi de finances pour 2025. Voici les trois piliers fiscaux qui font de la nue-propriété un montage à part entière.

Zéro revenu imposable pendant le démembrement

Le premier avantage et le plus spectaculaire de la nue-propriété est l'absence totale de revenus imposables pendant toute la durée du démembrement. Puisque vous ne percevez aucun loyer (c'est l'usufruitier qui encaisse les revenus locatifs), vous n'avez tout simplement rien à déclarer à l'administration fiscale du côté des revenus fonciers.

Trois personnes discutent sur une terrasse en bois, analysant des documents liés à un projet pour acheter-en-nue-propriete

Concrètement, cela signifie :

  • Aucun impôt sur le revenu (IR) lié à ce bien, quelle que soit votre TMI
  • Aucun prélèvement social (17,2 %) sur les loyers, puisqu'il n'y en a pas
  • Aucune déclaration de revenus fonciers (formulaire 2044 ou 2044-S) à remplir pour ce bien

 

Pour un investisseur dont la TMI est de 41 %, chaque euro de loyer « non perçu » représente en réalité une économie de 58,2 % (41 % d'IR + 17,2 % de PS) par rapport à une détention classique en direct. Sur 15 à 20 ans, l'effet cumulé est considérable.

Exemple : supposons un appartement T2 à Lyon, valeur en pleine propriété 280 000 €, loyer mensuel potentiel de 900 €. En détention classique avec une TMI de 41 %, le loyer net après fiscalité serait de 900 € × (1 − 0,582) = 376 €/mois. Sur 18 ans de démembrement, l'économie fiscale représente (900 − 376) × 12 × 18 = 113 184 € d'impôts non payés. C'est bien plus que la décote obtenue à l'achat.

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Exonération d'IFI : sortir un actif de son patrimoine taxable

Le deuxième avantage fiscal de la nue-propriété touche à l'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI). Conformément à l'article 968 du Code général des impôts, pendant toute la durée du démembrement, la valeur de la nue-propriété n'entre pas dans l'assiette de l'IFI du nu-propriétaire. C'est l'usufruitier qui est redevable de l'IFI sur la valeur en pleine propriété du bien.

Cette disposition est extrêmement précieuse pour les patrimoines supérieurs à 1,3 million d'euros. Rappelons que l'IFI est dû dès lors que la valeur nette taxable du patrimoine immobilier dépasse 800 000 € (seuil d'entrée), avec un barème progressif jusqu'à 1,5 % pour la fraction excédant 10 millions d'euros.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

En 2026, la nue-propriété est particulièrement pertinente pour les investisseurs assujettis à l'IFI. Sortir temporairement un actif de sa base IFI tout en l'acquérant à 35 % de décote, c'est une double optimisation rare. Mais attention : préparez dès aujourd'hui la réintégration de cet actif dans votre assiette IFI à l'extinction de l'usufruit. Une bonne stratégie patrimoniale anticipe les sorties autant que les entrées.

🏡 Illustration : un investisseur avec un patrimoine immobilier net de 1,6 million d'euros (dont 280 000 € de nue-propriété) voit sa base IFI réduite de 280 000 €. À un taux moyen de 0,7 %, c'est une économie annuelle d'environ 1 960 € sur la durée du démembrement, soit près de 35 000 € sur 18 ans.

Attention : à l'extinction de l'usufruit, le bien réintègre automatiquement votre assiette IFI à sa valeur de marché. Cette sortie progressive de l'IFI doit donc s'anticiper dans une stratégie patrimoniale globale, idéalement avec un conseiller en gestion de patrimoine.

Déduction des intérêts d'emprunt : un levier méconnu

Troisième avantage fiscal, souvent ignoré des investisseurs : si vous financez votre achat en nue-propriété à crédit, vous pouvez déduire les intérêts d'emprunt de vos revenus fonciers existants, conformément à l'article 31 du CGI (charges déductibles des revenus fonciers).

C'est un levier doublement intéressant :

  • Vous réduisez votre base imposable sur vos autres revenus locatifs
  • Sans avoir à percevoir de loyer sur le bien acquis en démembrement

 

Cette déductibilité est encadrée par la doctrine administrative (BOFiP - BOI-RFPI-BASE-20-30). Pour être déductibles, les intérêts doivent être liés à un emprunt contracté pour l'acquisition, la conservation ou l'amélioration d'un immeuble dont les revenus sont ou seront imposables dans la catégorie des revenus fonciers.

Point de vigilance : la déductibilité s'applique tant que l'investisseur dispose de revenus fonciers sur d'autres biens. Si vous ne disposez d'aucun autre revenu foncier, les intérêts génèrent un déficit foncier reportable sur 10 ans.

Comment fonctionne l'achat en nue-propriété en 2026 ?

Le démembrement est un mécanisme juridique ancien, fondé sur les articles 578 à 624 du Code civil. Il consiste à séparer temporairement les deux composantes du droit de propriété : l'usufruit (droit d'utiliser le bien et d'en percevoir les revenus) et la nue-propriété (droit de disposer du bien, sans pouvoir en jouir immédiatement).

Le démembrement de propriété : les fondamentaux

En pratique, l'achat en nue-propriété fonctionne ainsi :

  • Un promoteur ou un opérateur spécialisé (Perl, iPlus, Fidexi, etc.) propose un programme en démembrement.
  • L'investisseur privé acquiert la nue-propriété à prix décoté.
  • L'usufruitier, généralement un bailleur social agréé, acquiert l'usufruit et loue le bien à des occupants dans le cadre de l'Usufruit Locatif Social (ULS).
  • Pendant la durée du démembrement (15 à 20 ans en général), l'usufruitier gère et entretient le bien. Le nu-propriétaire n'a aucune charge, aucune gestion.
  • À l'extinction de l'usufruit, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété automatiquement, sans acte notarié supplémentaire ni droit à payer.

 

Le cadre légal repose sur les articles 578 (définition de l'usufruit), 605 et 606 du Code civil (répartition des charges entre usufruitier et nu-propriétaire), ainsi que sur les dispositions du CGI applicables à la fiscalité des droits démembrés.

Main tenant une maison miniature avec portefeuille et euros, illustrant la fiscalite-de-l-achat-en-nue-propriete et l’investissement immobilier stratégique

Ce qui change depuis l'entrée en vigueur de la loi ALUR (24 mars 2014) et ses décrets d'application, c'est la sécurisation des conventions de démembrement dans le cadre de l'ULS : les bailleurs sociaux ont l'obligation contractuelle de restituer le bien dans un délai de 30 jours suivant l'extinction de l'usufruit, sous peine de procédure d'expulsion.

Avant d'aller plus loin dans les mécanismes financiers, précisons un point clé : la décote à l'achat n'est pas aléatoire, elle est calculée selon des règles précises qui déterminent directement la rentabilité de votre investissement.

La décote à l'achat : entre 30 et 45 % en 2026

La décote appliquée au prix d'acquisition de la nue-propriété dépend principalement de la durée du démembrement. Plus la durée est longue, plus la décote est importante (puisque l'usufruit a davantage de valeur économique). En 2026, les niveaux de décote constatés sur les programmes neufs en Usufruit Locatif Social (ULS) sont les suivants :

Durée du démembrement Décote sur valeur pleine propriété Prix d'achat pour un bien à 300 000 €
15 years old 30 à 35 % 195 000 à 210 000 €
17 ans 37 à 40 % 180 000 à 189 000 €
20 ans 40 à 45 % 165 000 à 180 000 €

 

Ces valorisations correspondent aux usages économiques des programmes ULS. La valeur fiscale retenue par l'administration suit en revanche le barème de l'article 669 du CGI, qui est inchangé depuis la loi de finances 2004 et reste pleinement applicable en 2026.

Exemple : Marie, 42 ans, cadre dirigeante à Paris (TMI 41 %), souhaite investir dans un T3 à Bordeaux, valeur de marché 350 000 €. Elle opte pour un démembrement de 18 ans. La décote est de 38 %, soit un prix d'achat de 217 000 €. Elle finance à crédit sur 15 ans à 3,2 % (taux moyen observé en 2026). Ses mensualités s'élèvent à environ 1 530 €/mois. Elle déduit les intérêts de ses revenus fonciers existants (elle détient deux studios en LMNP).

À l'extinction de l'usufruit, dans 18 ans, elle récupère un bien valant potentiellement 450 000 à 500 000 € (avec une revalorisation annuelle conservatrice de 1,5 %/an), sans avoir jamais déclaré un seul euro de loyer.

Une fois compris le mécanisme de la décote, la question naturelle est : que se passe-t-il concrètement à la fin du démembrement ? C'est là que la nue-propriété révèle toute sa puissance patrimoniale.

La reconstitution de la pleine propriété

L'extinction de l'usufruit intervient :

  • Au terme prévu dans la convention de démembrement (pour un usufruit temporaire), ou
  • Au décès de l'usufruitier (pour un usufruit viager)

 

Dans le cas des programmes ULS, le cas le plus courant pour l'investissement en nue-propriété, il s'agit d'un usufruit temporaire. La reconstitution de la pleine propriété est automatique, sans acte notarié requis, et sans imposition supplémentaire au moment de la réunion de l'usufruit et de la nue-propriété.

L'article 1133 du CGI est formel sur ce point : la réunion de l'usufruit à la nue-propriété ne constitue pas un fait générateur d'imposition. Vous ne payez aucun droit lors de la reconstitution de la pleine propriété. C'est l'un des atouts majeurs du dispositif.

À ce moment-là, vous disposez d'un bien :

  • Entretenu et remis en état par le bailleur social (obligation contractuelle)
  • Libre de tout occupant dans les 30 jours suivant l'extinction
  • Pleinement valorisé au prix du marché
  • Que vous pouvez habiter, louer, revendre ou transmettre à votre guise

 

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Quelle fiscalité s'applique au nu-propriétaire ?

La nue-propriété offre une fiscalité exceptionnellement allégée pendant la période de démembrement. Mais qu'en est-il lors de la revente ? Ou à la reconstitution de la pleine propriété ? Voici le panorama fiscal complet applicable en 2026.

Le barème de l'article 669 du CGI : référentiel 2026

Le barème de l'article 669 du Code général des impôts fixe la répartition fiscale entre usufruit et nue-propriété en fonction de l'âge de l'usufruitier. Il s'applique notamment dans le cadre des donations, des successions et des mutations à titre onéreux portant sur des droits démembrés. Ce barème est inchangé depuis la loi de finances 2004 et reste pleinement applicable en 2026.

Âge de l'usufruitier Valeur de l'usufruit Valeur de la nue-propriété
Moins de 21 ans 90 % 10 %
De 21 à 30 ans 80 % 20 %
De 31 à 40 ans 70 % 30 %
De 41 à 50 ans 60 % 40 %
De 51 à 60 ans 50 % 50 %
De 61 à 70 ans 40 % 60 %
De 71 à 80 ans 30 % 70 %
De 81 à 90 ans 20 % 80 %
Plus de 90 ans 10 % 90 %

 

Source : Article 669 I du CGI - Légifrance, inchangé depuis la loi de finances 2004, toujours en vigueur en 2026

Point d'actualité 2026 : le barème de l'article 669 CGI n'a pas été modifié dans le cadre de la loi de finances pour 2026 (Loi n° 2026-103 du 19 février 2026), malgré les discussions parlementaires sur l'IFI improductif (projet finalement abandonné après recours à l'article 49.3). Par ailleurs, les abattements sur les droits de donation (100 000 € par enfant et par parent) restent gelés jusqu'en 2028, ce qui renforce mécaniquement l'intérêt de la transmission en démembrement pour les patrimoines importants.

Fiscalité courante du nu-propriétaire

Pendant toute la durée du démembrement, la fiscalité du nu-propriétaire se résume à peu de choses :

Category Éléments concernés Details
✅ Ce que vous ne payez PAS Impôt sur le revenu sur les loyers Vous ne percevez aucun loyer pendant le démembrement
✅ Ce que vous ne payez PAS Prélèvements sociaux sur les revenus locatifs Exonération des 17,2 % de prélèvements sociaux sur les loyers
✅ Ce que vous ne payez PAS Taxe foncière Supportée par l’usufruitier conformément à l’article 1400 du CGI
✅ Ce que vous ne payez PAS IFI sur la valeur de la nue-propriété Exclusion de l’assiette IFI selon l’article 968 du CGI
✅ Ce que vous ne payez PAS Charges de copropriété courantes Elles restent à la charge de l’usufruitier
➖ Ce que vous pouvez déduire Intérêts d’emprunt Déductibles de vos revenus fonciers nets existants (article 31 du CGI) si achat financé à crédit
➖ Ce que vous pouvez déduire Frais liés au crédit Frais de dossier et assurance emprunteur déductibles
⚠️ Ce que vous payez comme tout propriétaire Droits de mutation Frais de notaire calculés sur la valeur de la nue-propriété
⚠️ Ce que vous payez comme tout propriétaire Grosses réparations Travaux relevant de l’article 606 du Code civil (toiture, murs porteurs, etc.), même si dans les programmes ULS ils sont souvent assumés contractuellement par l’usufruitier

 

Plus-value à la cession : ce que dit le droit en 2026

Si vous revendez votre nue-propriété avant la fin du démembrement, ou si vous cédez le bien après la reconstitution de la pleine propriété, la plus-value immobilière est soumise au régime des plus-values des particuliers, prévu aux articles 150 U à 150 VH du CGI. Le taux global est de 36,2 % : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux.

Deux personnes signent un contrat immobilier avec un modèle de maison sur la table, illustrant l’achat d’un appartement sécurisé.

Toutefois, des abattements pour durée de détention s'appliquent :

Durée de détention Abattement IR Abattement PS
Moins de 6 ans 0 % 0 %
6 à 21 ans 6 %/an (IR) 1,65 %/an (PS)
22 ans Exonération IR 1,6 %
23 à 30 ans Exonération IR 9 %/an (PS)
30 ans et plus Exonération totale Exonération totale

 

Source : Article 150 VC du CGI - Abattements applicables en 2026

Point clé : la durée de détention de la nue-propriété est décomptée à partir de la date d'acquisition de la nue-propriété (et non à partir de la reconstitution de la pleine propriété). Ainsi, si vous avez acquis la nue-propriété en 2024 et que vous revendez le bien en pleine propriété en 2044, votre durée de détention est de 20 ans, soit un abattement important et une exonération totale d'IR.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Ma conviction profonde après plus de dix ans et des milliers d'investisseurs accompagnés : la nue-propriété ne s'improvise pas. C'est une pièce dans un puzzle patrimonial, pas une stratégie autonome. Elle fonctionne à merveille en complément d'autres investissements locatifs, pour lisser la fiscalité globale du portefeuille tout en constituant un capital à horizon défini. C'est pour cela que nous l'intégrons toujours dans une analyse patrimoniale globale avant de la recommander.

Prix de revient pour le calcul de la plus-value : Conformément à la doctrine administrative (BOFiP - BOI-RFPI-PVI-20-10), en cas de cession après reconstitution de la pleine propriété, le prix d'acquisition retenu est le prix de la nue-propriété majoré des frais d'acquisition (droits de mutation, honoraires de notaire). Vous ne payez donc pas de plus-value sur la valorisation liée à la seule réunion de l'usufruit à la nue-propriété, ce qui est un avantage fiscal considérable.

Exemple :

  • Marie achète sa nue-propriété 217 000 € en 2026, frais inclus.
  • En 2044, après reconstitution de la pleine propriété, elle revend le bien 500 000 €.
  • Plus-value brute : 500 000 − 217 000 = 283 000 €.
  • Après abattement IR de 18 ans de détention (6 % × 13 ans = 78 % d'abattement), la plus-value nette imposable à l'IR est de 283 000 × 22 % = 62 260 €, soit un IR de 11 829 €.
  • La plus-value est exonérée d'IR dès 22 ans de détention et dans cet exemple, Marie approche de ce seuil avec 18 ans, donc son imposition reste très modérée.

 

Achat en nue-propriété, une stratégie patrimoniale discrète et efficace en 2026

L'achat en nue-propriété est, en 2026, l'une des stratégies les mieux positionnées pour les investisseurs souhaitant capitaliser sans s'exposer à la pression fiscale. Sa force tient à sa simplicité apparente, qui cache une mécanique juridique et fiscale d'une réelle sophistication : décote significative à l'achat (30 à 45 %), zéro fiscalité courante, absence de gestion locative, exonération d'IFI, et reconstitution de la pleine propriété sans droit additionnel.

Ce n'est pas une stratégie pour tout le monde. Elle s'adresse à des investisseurs avec une vision long terme (15 à 20 ans), une TMI de 30 % minimum, et un objectif de capitalisation silencieuse plutôt que de cash-flow immédiat. Pour ceux qui correspondent à ce profil, le rapport risque/rendement est difficile à égaler dans l'immobilier traditionnel.

Mais comme tout montage patrimonial, la nue-propriété doit s'inscrire dans une stratégie globale définie avec précision. La sélection du programme, la durée du démembrement, la solidité de l'usufruitier, et l'articulation avec le reste de votre patrimoine sont des variables décisives.

Chez Investissement Locatif, depuis 2012 et plus de 4 000 opérations accompagnées, nous aidons chaque investisseur à identifier le montage le plus adapté à son profil : nue-propriété, LMNP, investissement en immeuble de rapport ou autre. Prenez rendez-vous avec l'un de nos experts pour définir votre stratégie patrimoniale 2026.

FAQ

Peut-on acheter une nue-propriété à crédit ?

Oui, tout à fait. Les banques financent l'achat en nue-propriété comme n'importe quel autre bien immobilier. L'emprunt se fait sur la valeur de la nue-propriété, soit 55 à 70 % de la valeur pleine propriété. De plus, les intérêts d'emprunt sont déductibles de vos revenus fonciers existants, ce qui améliore encore la rentabilité globale du montage.

Que se passe-t-il si l'usufruitier fait faillite avant la fin du démembrement ?

Dans le cadre des programmes ULS, l'usufruitier est généralement un bailleur social agréé (OPH, ESH, SEM). Ces structures bénéficient d'une solidité financière encadrée par l'État. En cas de défaillance exceptionnelle, la convention de démembrement prévoit des garanties de restitution du bien. Certains contrats exigent une caution bancaire en garantie. Il est impératif de vérifier la solidité financière de l'usufruitier avant tout investissement.

La nue-propriété est-elle compatible avec une SCI ?

Oui. Une SCI familiale (soumise à l'IR ou à l'IS) peut très bien acquérir la nue-propriété d'un bien immobilier. Cette combinaison ouvre des possibilités supplémentaires en matière de transmission patrimoniale et de gestion fiscale. Les parts de SCI elles-mêmes peuvent également faire l'objet d'un démembrement, avec une décote supplémentaire de 10 à 20 % sur leur valeur.

Peut-on revendre sa nue-propriété avant la fin du démembrement ?

Oui, la nue-propriété est un droit réel cessible à tout moment. Toutefois, le marché secondaire de la nue-propriété est moins liquide que le marché immobilier classique. La revente anticipée est techniquement possible, mais elle s'inscrit davantage dans une logique patrimoniale que spéculative. La plus-value sera calculée selon les règles de l'article 150 U du CGI, avec les abattements pour durée de détention applicables.

La nue-propriété est-elle compatible avec une donation ?

Absolument. C'est même l'un des usages les plus efficaces du démembrement. En donnant la nue-propriété d'un bien à ses enfants tout en conservant l'usufruit (ou inversement), il est possible de transmettre un patrimoine important à moindre coût fiscal. La base taxable de la donation est calculée selon le barème de l'article 669 du CGI, soit, pour un donateur de 51 à 60 ans, seulement 50 % de la valeur du bien. À terme, les enfants récupèrent la pleine propriété sans payer de droits de succession supplémentaires, conformément à l'article 1133 du CGI.

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Manual RAVIER

Co-fondateur, Investissement-Locatif.com

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Manuel Ravier est co-fondateur d'Investissement Locatif, la plateforme d'investissement immobilier locatif clé en main fondée en 2012. Fort de plus de 4 000 opérations livrées, il a développé une expertise unique sur les stratégies patrimoniales hybrides, notamment l'articulation entre nue-propriété, LMNP et transmission familiale. Il accompagne aussi bien des primo-investisseurs que des investisseurs aguerris disposant de patrimoines importants.

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